Pressy, parfois appelée Pressy-lès-Pernes, est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Percialquois. Sa population est de au recensement de , elle connait un pic de population en 1921 avec . La commune est membre de la communauté de communes du Ternois.
Géographie Localisation Localisée dans le centre du département du Pas-de-Calais, Pressy est une commune rurale située, à vol d'oiseau, à au sud-ouest de la commune d’Auchel (aire d'attraction), à au nord-est de la commune de Saint-Pol-sur-Ternoise et à au nord-ouest de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement)..
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..
Il est traversé par quatre petits cours d'eau : la Ferté, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Valhuon et se jette dans la Clarence au niveau de la commune de Pernes : le Marest, d'une longueur de ; le Pressy, d'une longueur de . ; le Pernes, d'une longueur de ..
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PressyLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fiefs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Milieux naturels et biodiversité Espace protégé et géré
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.
Dans ce cadre, le territoire de la commune fait partie d'un espace protégé : le marais de Pernes d’une superficie de . Terrain géré (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France..
Espèces faunistiques et floristiques L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..
Urbanisme Typologie Au , Pressy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de PernesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Pernes comprend une ville-centre et deux communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auchel - Lillers, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,5 %), prairies (28,8 %), zones urbanisées (6,6 %), forêts (4,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 102, alors qu'il était de 104 en 2015 et de 98 en 2010..
Parmi ces logements, 80,2 % étaient des résidences principales, 11,6 % des résidences secondaires et 8,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,6 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Pressy en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (11,6 %) supérieure à celle du département (6,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Pressy en 2021. Typologie Pressy. Pas-de-Calais. France entière. Résidences principales (en %)80,286,182,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)11,66,59,7 Logements vacants (en %)8,37,38,1
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Percetum au ; Preci en 1145 ; Perchi au ; Préchi en 1400 ; Préchy en 1429 ; Précy-lez-Pernes en 1415 ; Persy vers 1152 ; Présy en 1542 ; Pressy-lès-Pernes en 1720. ; Pressy en 1793 et depuis 1801.
Selon Maurits Gysseling, le nom viendrait d'un anthroponyme gallo-romain, Priscius.
La forme picarde est Pérchy.
Histoire Pressy est avant la Révolution française, le siège d'une seigneurie, détenue au par Adrien Le Josne puis au début du par Jean de Verloing (présentation plus bas)
Pressy est le nom d'une famille noble, probablement originaire du village dont plusieurs membres ont fait une belle carrière sous les ducs de Bourgogne puis rois d'Espagne, de qui relevait la région jusqu'au rattachement à la FranceAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, , lire en ligne.. La famille sans doute détentrice de Pressy à ses débuts est retrouvée sur d'autres possessions au fil de son histoire.
Jean de Pressy, chevalier, seigneur du Maisnil, a été chambellan de Philippe, duc de Bourgogne (soit Philippe de Bourgogne dit Philippe le Hardi mort en 1404, soit Philippe le Bon mort en 1467). Il a eu une fille mariée au seigneur de Miraumont et un fils Philippe.
Philippe de Pressy, fils de Jean , a été échanson du même duc de Bourgogne, a épousé l'héritière de Flencques. Il a eu trois enfants : Georges de Pressy, chevalier seigneur du Maisnil. Catherine de Pressy, s'est mariée au fils aîné de messire Engrand de Recourt, seigneur de Licques et de Recourt, châtelain de Lens. Michel de Pressy, seigneur de Flencques, père de Jean II. Il a été député de la noblesse des États d'Artois et a participé à plusieurs expéditions militaires. Jean II de Pressy, fils de Michel, chevalier, a participé à plusieurs actions militaires. Il est issu du côté maternel de la maison de Halloy dont il est l'héritier par la mort de Maximilien de Gosson, seigneur de Halloy, mort au siège de Bergues-Saint-Winoc, lieutenant de la compagnie d'hommes d'armes du duc d'Arschot. Il a épousé Catherine de Gosson. Ils ont eu deux enfants au moins : Charles de Pressy, écuyer, seigneur de Flencques, Halloy, Esterpignie, Ligni, Ambrines, Hondescotte-es-Saint-Nazaire, est fait chevalier par lettres faites à Madrid le . Il a servi dans la compagnie de 300 hauts bourguignons du seigneur de Werp, gouverneur des villes de Maestricht et de Wicq. Puis il a été alfère (porte-drapeau) au tercio (unité militaire) de feu le comte de Solre, avec lequel il a participé au siège de Cambrai, au siège d'Ardres, au siège de Calais, à l'attaque des château et ville de Doullens. En ce lieu, entrant le premier, il a conservé au péril de sa vie le dépôt des munitions. Il a continué de servir en la compagnie du comte de Solre avec 5 ou 6 chevaux à ses frais. Eustache de Pressy, frère puîné de Charles, a été tué au siège de Verseilles, après avoir servi au régiment du comte de Bossu, et avoir été honoré par l'archiduc Albert (Albert d'Autriche (1559-1621), oncle du roi actuel (Philippe (roi d'Espagne), du commandement d'une compagnie de deux cents musquettiers (porteurs de mousquets) sous le seigneur de Coing, mestre de camp.
Adrien Le Josne, seigneur de Pressy, est reconnu noble le . Il est frère de Jean Le Josne, seigneur d'Estourelle, également reconnu noble le même jour. Les deux avaient le précédent, perdu leur procès contre les collecteurs et les habitants du village de Pressy. Ils ont pour armes « De gueules fretté d'argent semé de fleurs de fleurs de lys d'or »Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, , lire en ligne..
Jean de Verloing, licencié-es-lois, seigneur d'Esquires (Équirre) et de Pressy, originaire de Saint-Pol, demeurant à Arras, est reconnu noble le . Il a pour armes « De sinople à la bande d'argent »Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 20, lire en ligne.. Il est probablement le fils de Jean de Verloing, seigneur d'Équirre, mort le et dont une plaque commémorative, classée monument historique, située dans l'église d'Équirre conserve la mémoire..
Par lettres d', les terres d'Esquire (Équirre), Crépy et la Rachie sont érigées en marquisat en faveur de Joseph de Partz de Pressy. François-Joseph de Partz, seigneur de Pressy, Esquire, Crépy, Sorel, Lannoy, Outrebois, Mortaigne, la Rachie. Député de la noblesse des États d'Artois, ex-capitaine dans le régiment wallon d'Isenghien, il a rendu de grands services au roi dans différentes batailles et sièges et a eu deux frères tués au service. Il appartient à une très noble et très ancienne famille d 'Artois-387..
Au , le député et maire d'Équirre Adolphe-Charles de Partz de Pressy descend de cette famille.
D'après l'historien français Auguste de Loisne :
Époque contemporaine