right|thumb|Logo du Le Régiment des communications est une unité de la réserve des Forces canadiennes située à Beauport au Québec.

Cette unité est spécialisée dans les différents moyens de communications en soutien aux opérations de combat.

Équipement

Le Régiment des communications emploie de l'équipement de haute technologie tels que des écrans tactiles, des stations terrestres pour satellite, de la fibre optique et des ordinateurs tactiques, sans oublier des radio numériques de type VHF.

Organisation et composition Il est spécialisé en plusieurs pôles : Communications stratégiques et tactiques, Systèmes phoniques, Systèmes électroniques, Systèmes informatiques, Télécommunications.

Le Régiment se compose d'officiers de transmission, d'opérateurs des transmissions, de poseurs de lignes, de techniciens en approvisionnement, de commis de soutien à la gestion des ressources et de technicien en véhicules.

Mission

Le Régiment des communications a pour mission de fournir des services de technologies de l'information en appui aux opérations nationales. Des membres volontaires prêtent main-forte aux membres de la Force régulière pour contribuer au succès des opérations.

Il doit fournir des troupes polyvalentes et efficaces, à l’aide des services de communication et de numérisation, à la 35e Groupe-brigade du Canada ainsi qu’aux opérations domestiques et internationales.

Localisation

Il est situé à Beauport et dispose un centre de formation dans la même ville.

Unités affiliées Formation Le Groupe des Communications Unité de la formation Le Escadron des communications Le Escadron des Communications Support L'Escadron 630 Rotary Beauport

Historique

thumb|right thumb|right 1920 à 1929 Une réorganisation de la Réserve (Non-permanent active militia) est en 1920. L’ordre GO 56/1920 ordonne, le , qu’une unité des communications soit créée à Québec : la Signal Company. Sous l'autorité du lieutenant-colonel Elroy Forde, la réorganisation des communications verra ainsi la création de 11 unités des signaux.

Selon l’ordre du (GO 264/1921), la Signal Company est organisée avec ses effectifs, le . Afin d'assurer le commandement, le Lieutenant Émile Jolin, un ancien membre des Voltigeurs de Québec, est alors promu au grade de major, avec le capitaine R. Croteau comme adjoint.

Le , le major-général J. H. MacBrien, Chief of General staff, écrit : .

Le , faisant référence à la guerre anglo-turque, le major Jolin écrit : .

L’ordre GO 167/1922 () confère à l’unité une deuxième compagnie ( Signal Company), ce qui change le statut de l’unité qui devient le 5th Signal Battalion dont le commandant est le Lieutenant-colonel J. Brodie, qui commandait alors le Régiment de Québec. Le Major J.E.H Jolin reste responsable de la Signal Company mais aucun officier n’est responsable de la Signal Company qui n’existe que sur papier. La No.4 Signal Troop est quant à elle attachée au Battalion (bataillon) mais n’a aucun effectif. La seconde réserve (réserve du bataillon) compte, entre autres, le Major Mc Craken.

Le , l'unité reçoit une lettre du lieutenant-colonel Forde félicitant l'officier commandant et les officiers pour le travail accompli par la compagnie : .

Le bataillon continue de s’organiser et intensifie son entraînement. Le lieutenant-colonel J. Brodie est toujours à la tête du bataillon avec le major Fages comme adjoint. Ses deux compagnies grossissent et s’organisent ainsi que la troupe attachée. Le commandant de la Signal Company est encore le major Jolin et le commandant de la Signal Company est le Major J. Roddick. La Signal Troop est dirigée par le lieutenant J.P.Y. Gosselin.

En 1925, la Signal Troop a un capitaine à sa tête, le Capitaine J.T. Lamontagne, qui prend comme adjoint le lieutenant Gosselin. Le reste du régiment continue à gonfler ses effectifs. Selon le GO 11/1925, le bataillon et la 20 Signal Company sont complètement organisés.

Le Liuetenant-colonel Brodie cède le commandement au Major Fages au mois d’, l'unité est alors dirigée par un officier des communications.

À la tête du bataillon, le major Fages est en attente en 1927 de sa promotion au grade de lieutenant-colonel. Dans ses troupes, le Major J.T. Lamontagne, venant de la Troop, dirige la 5 Signal Company. La 20 Signal Company est dirigée par le Major Roland Croteau alors que le lieutenant J.L.W. Carbonneau est promu au grade de capitaine pour diriger la Signal Troop.

Le Lieutenant-colonel Fages dirige le bataillon avec son état-major en 1928. La Signal Company compte trois des quatre capitaines (l’autre étant capitaine adjudant) mais aucun major alors que la Signal Company en comporte deux, le Major J.E.W. Beaumont, qui la dirige, et le Major G.L. Wiggs qui travaille aussi comme officier radio (Wireless officer) au sein du 5th Batallion. La 4 Signal Troop ne comporte que deux lieutenants comme officiers, le lieutenant Carbonneau, qui la dirige, et le Lieutenant J.L. St-Onge, qui revient d'une mission.

L’unité change de nom en 1929 et devient 5th Signal Battalion à 5th Divisional Signals. Le commandant est le lieutenant-colonel Fages. L’unité comporte maintenant trois compagnies mais elles ne sont plus distinctes. La 4th Signal Troop ne comporte aucun officier.

1930 à 1938 D'importantes restrictions budgétaires affectent l'armée canadienne en 1930 mais le secteur des communications est moins touché que les autres métiers, étant le seul à afficher le seuil de la rentabilité. En effet, les moyens de communication militaire et les centres de messages peuvent continuer leurs activités avec un minimum de coupures pour cette raison.

Changement de commandant, le , alors que le major R. Croteau prend les commandes de la division. Le lieutenant-colonel Fages, quant à lui, se joint à la Seconde réserve afin de servir en cas de guerre et aider à l’instruction en compagnie de plusieurs autres membres désormais à la retraite. La Signal Troop a de nouveau deux officiers (sous-lieutenants) pour la diriger.

Toujours sous le règne du major Croteau devenu lieutenant-colonel en , la 5th Divisional Signal ne change rien à la structure globale. Le Sous-lieutenant E. Boilly est promu au grade de lieutenant et dirige la 4th Signal Troop.

L'unité se réorganise de nouveau en 1936. À partir du , le commandement est maintenant assuré par le major J.E.W. Beaumont. La région de Québec est maintenant appelée Military district selon le GO 54/1936. L'unité est désignée en tant que No. 5 Composite Company et comporte une troupe de cavalerie attachée, la C Troop Cavalry Divisional Signals. Les unités des signaux ont commencé à s'entraîner avec les chevaux mis à la disposition des militaires par les fermiers avoisinants. Les radios sans fil sont montées sur les chevaux et l'unité intègre ce nouveau moyen de communication.

Le Major Beaumont est rapidement promu au grade de lieutenant-colonel en 1937. La Composite Company gardera cette appellation avant d'être rebaptisée la District Signal. La C Troop Cavalry Signal conserve son appellation et est toujours rattachée à l'unité.

En 1938, la crise économique tire à sa fin mais la tension d'avant-guerre est palpable.

Seconde Guerre mondiale Au mois de , l'unité accueille son premier lieutenant-colonel honoraire, le Capitaine à la retraite R.W.C. Morton.

Le le Conseil des ministres du premier ministre MacKenzie King prend connaissance du pacte de non-agression signé par les Allemands et les Soviétiques. Il est convenu que « le Canada participerait » à un conflit généralisé touchant la Grande-Bretagne, bien que ce soit le Parlement qui décide de la nature précise de l’engagement du Canada.

Le , l’ordonnance générale 124 annonce la « Phase de prévention du Plan de défense ». L’Ordonnance demande volontaires pour la garde de points vulnérables et la défense côtière. Les unités de transmissions de la MANP appelées sont les compagnies de transmission de forteresses 4, 5, 6, 9, 10 et 11 ainsi que des équipes du des transmissions divisionnaires et des services de transmissions des districts 5, 6 et 11.

Le , le Groupe canadien de transmissions divisionnaires se forme à Barriefield et part plus tard pour le service outre-mer sous le commandement du Lieutenant-colonel J.E. Genet, MC. Le service des transmissions du Corps d’armée canadien et quatre autres services de transmissions divisionnaires sont formés plus tard à cet endroit à mesure que progresse la mobilisation. En Angleterre, par la suite, sont formés une unité de dépôt des transmissions, le service des transmissions du Corps d’armée canadien, le service des transmissions de la Armée canadienne, les services de transmissions du canadien de poseurs de lignes et un certain nombre d’autres unités, qui ont toutes joué des rôles importants dans les campagnes européennes.

Toujours le , selon l'ordre G.O. 135/1939, le District Signals est appelé à servir avec la Force régulière, appelée autrefois « Force permanente » et le reste du Military District et à se préparer en vue de la Seconde Guerre mondiale qui sera déclarée officiellement deux jours plus tard. Plusieurs soldats de transmissions suivront leur formation spécialisée à Camp Borden, en Ontario.

Le corps de transmissions compte alors de 800 à soldats affectés au commandement et les lignes de communication entre l’état-major de la division, l’état-major du corps et l’état-major de l’armée. Par la suite, le corps sera divisé entre quatre escadrons répartis selon les besoins suivants : Escadron : groupe des communications de l’état-major de la division Escadron : section des transmissions de l’artillerie Escadron : brigades blindées, les chars d’assaut Escadron : divisé entre deux troupes de blindés

Le , se rendant à l’évidence de l’insuffisance des installations, le gouvernement abandonne son plan initial et décide que les concentrations par armes des Forces mobilisées sont impossibles. Seul le service des transmissions, avec sa nouvelle école à Kingston, fait sa mobilisation en un seul endroit.

Le , le Colonel P. Earnshaw remet à la Division les couleurs des transmissions qui ont traversé l’océan avec la en . Le , avec l’approbation du gouvernement du Canada, le roi George VI proclame l’état de guerre entre le Canada et le Reich allemand.

Les spécialistes des communications auront alors un rôle crucial, ce qui se comprend étant donné que par leur équipement que se feront les échanges d'informations et de commandes de matériel, Ainsi, l'état-major aura accès en temps réel aux observations des postes avancés et des troupes actives sur le terrain, ce qui lui permettra d'adapter son approche stratégique.

Le , le gouvernement du Canada décide d’envoyer une force outre-mer. Au départ, il s’agit d’une division symbolique qui est par la suite suivie d’une deuxième division, d’un quartier général de corps d’armée et de troupes de corps d’armée à mesure que l’équipement devient disponible.

En 1939, l’effectif de temps de paix de la Branche des transmissions de la Force aérienne s’est accru et compte six officiers et 75 hommes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, cet effectif passe à plus de personnes affectées aux transmissions de l’ARC qui exploitent l’équipement de télécommunications, les appareils radio (y compris les appareils embarqués), le radar et l’équipement d’aide à la navigation à l’étranger et au Canada, et qui ont la charge de quatre écoles de TSF au Canada. En , le CRCT forme le Groupe de TSF spéciale, ou le « Y work » comme on le connaissait en anglais, pour l’interception des communications radio de l’ennemi. En 1939, la station de TSF spéciale s’ouvre à Leitrim, près d’Ottawa. On assiste à la naissance de la guerre électronique stratégique canadienne de la Seconde Guerre mondiale, l’effort du Canada.