Un bataillon de marche est une unité provisoire composée de plusieurs compagnies formées de manière non conventionnelle. Une unité est dite « de marche » (BM) lorsqu'elle est formée à partir d'éléments d'autres unités. thumb|Insigne du bataillon de marche 2 de l'Oubangui-Chari (Afrique équatoriale française) Historique Une unité militaire est dite « de marche » si elle est mise sur pied pour une opération ou une période donnée ; elle est créée provisoirement.En pratique, cela résulte le plus souvent de pertes trop lourdes dans les unités d'origine, mais cela peut aussi résulter d'un ralliement local d'unités plus petites. Le terme « marche » désigne une unité qui est formée pour un temps limité, en général pour la durée de la campagne.

Durant la Première Guerre mondiale, ce type d'unité a été créé à la suite d'une décision ministérielle du prévoyant la constitution de 40 bataillons de marche en France, soit deux par région militaire. Cette volonté fait suite à la crise des effectifs qui se fait déjà sentir et à l'obstination de l'état-major d'employer le maximum de troupes au front afin de s'assurer de la supériorité numérique. Ces bataillons sont composés de recrues, de soldats encore dans les dépôts et de blessés redevenus disponibles.

En , à partir de renforts de tous les régiments de la place de Belfort, est formé un bataillon de marche, à la caserne Bechaud, portant le numéro 171. Le , les trois bataillons de marche des régiments d'infanterie du RI, 107 RI et 171 RI sont mis à la disposition du d'armée. Le BM du RI sert à reconstituer le RI.

Les bataillons d'infanterie légère d'Afrique (BILA) étaient des bataillons formant corps. En 1914, les effectifs devant pour la plupart rester en garnison en Afrique du Nord, on a formé dès et pour la durée de la guerre, trois Bataillons de Marche d'Infanterie Légère d'Afrique (BMILA) destinés à combattre en Belgique et en métropole, à savoir les , et BMILA.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, 24 bataillons de marche coloniaux Bernard Simiti, Qu'attend le gouvernement centrafricain pour demander le rapatriement des restes du sous-lieutenant Koudoukou voient le jour au sein des Forces françaises libres, pour la durée du conflit. Certains d'entre eux sont même récompensés de la plus haute récompense militaire : la croix de la Libération, comme le bataillon de marche de l'Oubangui-Chari.

Pendant la guerre d'Indochine, l'Armée de terre envoie plusieurs bataillons de marche formés à partir des régiments restés en France ou en Allemagne. Sont également mises sur pied d'autres unités comme les bataillons de marche d'Extrême-Orient (BMEO) et les bataillons de marche de tirailleurs sénégalais (BMTS).

Pendant la guerre d'Algérie, l'arme du train met sur pied des bataillons de marche pour servir comme infanterie.

Le terme de « marche » se rencontre aussi dans le maintien de l'ordre public : la Police nationale ainsi que la Gendarmerie nationale ont la possibilité de mettre sur pied des « compagnies de marche ».

Cavalerie Les escadrons de marche sont en vigueur dans la cavalerie.

Notes et références

Articles connexes Bataillon de marche n° 1 Bataillon de marche n° 2 22e bataillon de marche nord-africain 517e bataillon de marche du train 519e bataillon de marche du train 584e bataillon de marche du train Régiment de marche

Catégorie:Unité ou formation militaire de l'époque contemporaine Catégorie:Glossaire militaire