Nicolas Jaeger, né à Boulogne-Billancourt, et mort au Lhotse, est un médecin, alpiniste et guide de haute montagne français. Il est l'auteur de plus d'une centaine d'ascensions en solitaire dans le massif du Mont-Blanc et dans les Andes, dont de nombreuses « premières solitaires ».
Le , il fait partie des premiers Français à atteindre le sommet de l'Everest, avec Pierre Mazeaud et Jean Afanassieff accompagnés de l'Autrichien Kurt Diemberger, caméraman d'altitude.
Biographie Nicolas Jaeger, né à Boulogne-Billancourt, est le fils de la photographe Janine Niepce et du producteur de cinéma Claude Jaeger. . Il était marié et père de deux filles.
Il fait des études de médecine et pratique l'alpinisme : il devient médecin et, en 1975, sort major de sa promotion de guide de haute montagne.
Médecin et sportif, Nicolas Jaeger est également fumeur : les cigarettes l'accompagnent sur les plus hauts sommets, y compris l'Everest.
En 1977, Nicolas Jaeger est chef d'une expédition au Pérou au cours de laquelle il ouvre en solitaire de nouvelles voies sur plusieurs sommets de plus de . Il retourne en 1978 au Pérou pour une expédition ultra-légère qui lui permet à nouveau de réaliser des premières ascensions en solitaireSite consacré à Nicolas Jaeger.
La même année, Nicolas Jaeger participe à la première ascension de l'Everest par une expédition française dirigée par Pierre Mazeaud, avec Jean Afanassieff et Kurt Diemberger. Il atteint le sommet le avec Afanassieff et ils sont les premiers à redescendre un sommet de d'altitude à ski Jean Afanassieff - Alpiniste aventurier. Cette expédition lourde, avec ses nombreux porteurs, des bouteilles d'oxygène, des camps d'altitude, ne correspond pas au style d'alpinisme que pratique Nicolas Jaeger, un alpinisme léger, souvent en solitaire. Mais cette expédition est l'occasion pour lui de monter à l'Everest (montagne encore rarement gravie à l'époque), de bénéficier d'une exposition médiatique qui facilitera ses projets futurs et d'observer le comportement du corps humain à haute altitude.
L'année suivante, il part vivre seul du au à d'altitude au Pérou, sous le sommet du Huascarán, pour étudier sur lui-même la physiologie humaine en haute altitude. Il est à la recherche d' permis par des séjours prolongés en altitude. Il rédige quotidiennement le journal de son séjour, les Carnets de solitude, qu'il publiera à son retour. N'ayant pas souffert du mal des montagnes au cours de ce long séjour, il constate sa grande capacité d'acclimatation à l'altitude.
Fort de son expérience de l'altitude et de l'alpinisme en solo, il retourne en Himalaya en 1980 avec comme objectif l'ascension de la face sud du Lhotse, seul, sans oxygène, sans l'aide de porteurs. Le , Jaeger disparaît après avoir été vu pour la dernière fois à près de d'altitudeClaude Francillon, « Nicolas Jaëger est porté officiellement disparu après sa tentative sur le mont Lhotse », Le Monde, 27 mai 1980..
Ascensions solitaires (premières) 1972 - Arête Sans Nom à l'aiguille Verte 1972 - Éperon nord des Droites 1973 - Traversée nord-sud des aiguilles de Chamonix 1975 - Voie Bonatti-Gobbi au Grand Pilier d'Angle
Ouvrages Carnets de solitude – 60 jours seul à d’altitude, Éditions Denoël, 1979. Les Andes du Pérou- Au cœur de la Cordillère Blanche, Denoël, 1979.
Notes et références
Catégorie:Alpiniste français Catégorie:Médecin français du XXe siècle Catégorie:Guide de haute montagne Catégorie:Premier ascensionniste de l'Everest dans une catégorie Catégorie:Himalayiste Catégorie:Naissance en octobre 1946 Catégorie:Naissance à Boulogne-Billancourt Catégorie:Naissance dans le département de la Seine Catégorie:Décès en avril 1980 Catégorie:Décès à 33 ans Catégorie:Alpiniste mort sur le Lhotse