Mondicourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Mondicourtois. Sa population est de au recensement de , elle connait un pic de population en 1982 avec . La commune est membre de la communauté de communes des Campagnes de l'Artois. Elle s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

Géographie Localisation Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, la commune de Mondicourt, limitrophe du département de la Somme, est située sur l'ancienne route nationale 25, entre Pommera et La Herlière. Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais) se trouve, à vol d'oiseau, à au nord-ouest, Amiens à au sud-ouest tandis que Doullens n'est qu'à à l'ouest..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de quatre communes, dont une, Lucheux, dans le département de la Somme.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Il est traversé par les Moulins, cours d'eau d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Grincourt-lès-Pas et se jette dans la Quilliene au niveau de la commune de Pas-en-Artois.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MondicourtLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Côtes de la Manche orientale ».. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent , se délimitent : au sud, dans le département de la Somme par les « paysages de l'Authie et du Ponthieu », dépendant de l'atlas de paysages de la Picardie et au nord et à l'est par les « paysages du Montreuillois », les « paysages du Ternois » et les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes ». Le caractère frontalier de la vallée de l'Authie, aujourd’hui entre le Pas-de-Calais et la Somme, remonte au Moyen Âge où elle séparait le royaume de France du royaume d'Espagne, au nord..

Le coteau nord est escarpé alors que le coteau sud offre des pentes plus douces. À l'ouest, l'Authie s'ouvre sur la baie d'Authie, typique de l'estuaire picard, et se jette dans la Manche. Avec son vaste estuaire et les paysages des bas-champs, la baie d'Authie contraste avec les paysages plus verdoyants en amont.

L'Authie, entaille profonde du plateau artésien, a créé des entités écopaysagères prononcées avec un plateau calcaire dont l'altitude varie de qui s'étend de chaque côté du fleuve. L'altitude du plateau décline depuis le pays de Doullens, à l'est (point culminant à ), vers les bas-champs picards, à l'ouest (moins de ). Le fond de la vallée de l'Authie, quant à lui, est recouvert d'alluvions et de tourbes. L'Authie est un fleuve côtier classé comme cours d'eau de première catégorie où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés.

L'occupation des sols des « paysages du val d'Authie » est composée pour 69,48 % en cultures, 15,34 % en prairies naturelles, permanentes, 7,79 % en forêts et milieux semi-naturels, 5,04 % en espaces artificialisés avec principalement les communes d'Auxi-le-Château et Doullens, 1,11 % en cours d'eau et plans d'eau, 0,87 % en peupleraies et 0,37 % en espaces industriels.

Milieux naturels et biodiversité Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : la vallée de la Quillienne, ses vallons adjacents et bois d'Orville, d’une superficie de et d'une altitude variant de . Cette vallée associe des influences thermophiles dans les lisières et sur les pelouses et un caractère psychrophile au niveau des forêts de ravins. Une partie du site est occupée par l’agriculture intensive.. vignette|redresse=1.6|centre|Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Espèces faunistiques et floristiques L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..

Urbanisme vignette|Une entrée de la commune. Typologie Au , Mondicourt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,1 %), prairies (10 %), zones urbanisées (8,8 %), zones agricoles hétérogènes (6,7 %), forêts (4,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Mondricurt vers 1170 ; Mondricuria en 1203 ; Mondricort en 1295 ; Mourdricourt en 1469 ; Monrdricourt en 1515. ; Mondicourt en 1793 et depuis 1801.

Les localités portant un nom en -court sont le plus souvent des hameaux ou de petits villages. L'appellatif toponymique -court (> français moderne ) est issu du gallo-roman CŌRTE qui signifie « cour de ferme, ferme ». Cet appellatif est généralement précédé d'un nom de personne germanique. Ces formations toponymiques datent du Moyen Âge. Cette façon de nommer les lieux serait liée à l'apport germanique du Proposition émise en 1976, par Maurice Lebègue, professeur de Français à l'École Normale d'Amiens, à la suite d'un travail réalisé sur l'origine des noms des communes de la Somme.Jacques Chaurand et Maurice Lebègue, Noms de lieux de Picardie, éditions Bonneton, 232 p., novembre 2000, à .. En effet, les toponymes en -court typiques de l'extrême nord et nord-est de la France sont calqués sur les noms de lieux en -hof, -hov, -hoffen, -hoven « cour de ferme, ferme » des pays de langue germanique (Flandres, Alsace-Lorraine, Pays-Bas, Allemagne), ainsi aux Béthencourt, Bétancourt, etc. correspondent Bettenhof, Bettenhoffen, Bettenhoven, etc.

Selon Maurits Gysseling, Mondicourt serait la ferme de Mundarīk, anthroponyme germanique formé de munda (tuteur) et de rīkja (puissant).

Histoire Le village est, avant la Révolution française, le siège d'une seigneurie, longtemps possédée par la famille de Beauffort. Le fief est devenu ultérieurement un marquisatLouis Moreri, Le Grand dictionnaire historique ou le Mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, Tome 7, Paris, 1759, , lire en ligne..

Gilles de Beauffort, (famille de Beauffort), écuyer, seigneur de Mondicourt, est devenu chevalier par lettres données à Madrid (à l'époque la région est détenue par l'Espagne) le . Dans sa jeunesse, il a participé à différents sièges : siège de Bouchain, siège de Cambrai, siège de Doullens (en 1595), il a combattu devant Amiens et il a accompagné le prince de Ligne (Lamoral de Ligne) dans l'ambassade que celui-ci a faite auprès du roi très chrétien (le roi de France) pour le féliciter de son mariage (mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche). Une de ses filles est mariée avec le comte de Dampierre, frère et héritier du dernier comte de ce nom, mort en étant général d'armée en HongrieAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 35, lire en ligne.. Son fils Robert de Beauffort a également été fait chevalier par lettres données à Madrid le Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 39, lire en ligne.. Philippe Louis de Beauffort, chevalier, seigneur et marquis de Mondicourt, capitaine de cuirassiers au service du roi d'Espagne, est mort en 1698.

Charles Antoine de Beauffort, seigneur de Mondicourt, bénéficie en , de lettres données à Versailles, l'autorisant à prendre le titre de marquis, à l'appliquer sur la terre de son choix, et à porter sur l'écu de ses armes une couronne de marquis. Il est le chef de nom et d'armes de la famille de Beauffort. Il a longtemps servi en qualité de capitaine de dragons après avoir levé une compagnie à ses frais, et a deux frères et un fils au service du roiAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 77, lire en ligne..

Mondicourt, en 1789, faisait partie de la sénéchaussée de Saint-Pol et suivait la coutume d’Artois..

Pendant la Première Guerre mondiale, Mondicourt est à proximité du front de l'Artois. Des troupes, par exemple des soldats relevés du front, sont venues cantonner (récupérer, compléter les effectifs) sur la commune, comme en ..

Politique et administration Découpage territorial