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Cette page concerne des événements qui se sont produits durant l'année 2009 du calendrier grégorien aux États-Unis.

Gouvernement Président : George W. Bush jusqu'au , puis Barack Obama Vice-président : Dick Cheney jusqu'au , puis Joe Biden Secrétaire d'État : Condoleezza Rice jusqu'au , puis Hillary Clinton

Chambre des représentants - Présidente : Nancy Pelosi (Parti démocrate)

Principaux évènements

Janvier 2009 aux États-Unis

Vendredi : recomposition majeure du paysage bancaire américain : les banques Bank of America, Wells Fargo et PNC annoncent avoir bouclé l'acquisition de leurs concurrentes respectives Merrill Lynch, Wachovia et National City. Bank of America revendique désormais la plus grosse division de gestion de fortune au monde, avec quelque conseillers financiers et quelque milliards de dollars d'actifs. Wells Fargo revendique le plus important réseau de distribution du pays, avec agences, et la position de deuxième plus grosse banque par les dépôts et quelque milliards de dollars d'actifs. PNC devient la cinquième banque du pays avec quelque 291 milliards de dollars d'actifsLe Figaro.fr, Trois fusions bancaires finalisées aux USA.

Lundi : le plan de relance du président Barack Obama présenté au Congrès, prévoit des réductions d'impôts de 300 milliards de dollars réparties en allègements fiscaux pour les particuliers qui gagnent plus de dollars par an et pour les entreprises qui embauchent, ce qui devrait contribuer « à sauver ou créer » trois millions d'emplois d'ici 2011.

Mercredi : selon le Bureau du budget du Congrès (CBO), le déficit budgétaire des États-Unis pour l'exercice 2008/2009 devrait atteindre le montant exceptionnel de milliards de dollars, soit 8,3 % du produit intérieur brut, mais sans prendre en compte le plan de relance massif de l'économie américaine voulu par la nouvelle administration du président Barack Obama et les démocrates du Congrès qui devrait se monter à au moins 775 milliards de dollars. Pour l'exercice 2007/2008, clos fin septembre, le déficit a atteint 438 milliards de dollars, soit 3,1 % du PIB.

Vendredi : un avion Airbus A320 de la compagnie aérienne US Airways transportant 155 personnes s'est posé en planant sur le fleuve Hudson, au niveau de la à New York, près de l'aéroport de La Guardia, et a pu être récupéré flottant sur les eaux glacées. Le vol US Airways 1549 venait de décoller pour sa destination finale, Charlotte (Caroline du Nord), quand il fut pris dans un vol d'oiseaux — des oies — à 975 m d'altitude. Le pilote parvint à poser délicatement son Airbus A320-214 [N106US, c/n 1044] sur le fleuve Hudson à 15h31. Les ferries rapidement sur place ont évacué les 150 passagers et 5 membres d'équipage. Il y a eu seulement qu'une jambe cassée et quelques cas d'hypothermie sans gravitéLe Figaro.fr, Un Airbus s'abîme au large de New YorkLe Monde.fr, Un Airbus s'abîme dans l'eau près de Manhattan, les passagers sauvés.

Dimanche : les festivités d'investiture du nouveau président Barack Obama ont commencé à Washington, par un hymne à la « grandeur de l'Amérique », balayant 200 ans d'Histoire des États-Unis, des épisodes les plus glorieux aux moments les plus sombres. Plus de 50 vedettes ont enregistré des vidéos sur le site de socialisation MySpace, pour témoigner de leur engagement envers le prochain président.

Mardi : Inauguration Day avec l'investiture de Barack Obama comme président des États-Unis devant plus de deux millions de personnes rassemblées sur le Mall, l'esplanade qui fait face au Capitole. Le nouveau président a prêté serment sur la même Bible que son modèle en politique, Abraham Lincoln, puis a ensuite prononcé un discours d'investiture très attendu.

Mardi : des responsables de la SEC, le gendarme boursier américain, ont été auditionnés devant la commission bancaire du Sénat. Ils sont apparus désemparés et sans réponse devant les nombreuses questions soulevées par la fraude historique du financier Bernard Madoff et posées par des sénateurs surpris que la plus importante fraude dans l'histoire de Wall Street ait pu passer inaperçue pendant des années. Selon le sénateur Chuck Schumer : « La fraude de Madoff est si énorme et évidente et est intervenue sur une si longue période qu'il est tout simplement inexplicable que la SEC ne s'en soit pas rendu compte ». Linda Thomsen, responsable de l'application des règles à la SEC, s'est plainte d'un manque de personnel et de ressources, affirmant que la SEC dispose de 425 personnes pour superviser les conseillers financiers et les fonds commun de placement et 315 autres personnes pour surveiller les courtiers tandis qu'elle est censée se pencher sur les activités de conseillers en investissement, fonds et courtiers. Seulement 10 % des conseils en investissement sont inspectés tous les trois ans.

Mercredi : la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi déclare que les démocrates ne feront pas de « compromis » avec les républicains sur le plan de relance de 825 milliards de dollars : « Nous ne ferons pas de compromis sur la réponse aux besoins des Américains [...] ils veulent des emplois, ils veulent des certitudes en matière d'éducation des enfants. Ils veulent des possibilités en matière de protection santé, ils veulent que nous agissions pour eux ». Des amendements proposés par les républicains ont été acceptés par les démocrates lors de l'examen du texte dans différentes commissions, mais les grandes lignes restent l'œuvre des démocrates. La Chambre des représentants approuve le plan de relance de l'économie américaine pour un montant de 819 milliards de dollars, qui doit encore être approuvé par le Sénat.

Février 2009 aux États-Unis

Mercredi : la liste complète des victimes directes de l'escroc Bernard Madoff est révélée par le tribunal de New York chargé de la liquidation de ses entreprises et de ses activités. Parmi elles, l'acteur John Malkovich, les retraités de Long Island, la banque française BNP Paribas, la fondation Steven Spielberg et le présentateur vedette de CNN Larry KingLe Monde.fr, Le circuit frauduleux mis en place par Bernard Madoff.

Jeudi : le président Barack Obama estime que l'économie américaine est chaque jour « plus malade », afin de maintenir la pression sur le Congrès et sur ses adversaires républicains et faire adopter au plus vite un gigantesque plan de relance au moment où ses amis démocrates et les républicains s'opposent au Congrès sur un tel plan de relance : « Notre économie est chaque jour plus malade et c'est maintenant qu'il faut administrer le remède qui remettra les Américains au travail, fera repartir notre économie et investira dans une croissance durable [...] Il n'échappe plus à personne à présent que la crise économique dont nous avons hérité est la plus profonde et la plus terrible que nous ayons connue depuis la Grande dépression [...] Si rien n'est fait, cette récession pourrait durer des années. Notre économie perdra cinq millions d'emplois supplémentaires. Le chômage approchera les 10 %. Notre pays sombrera plus profondément dans une crise qu'à un moment donné nous risquons de ne plus pouvoir résorber ».

Mars 2009 aux États-Unis

Mardi : le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke se dit devant le Sénat « en colère » contre le groupe d'assurances AIG, renfloué par l'État à hauteur de 180 milliards de dollars depuis septembre : « S'il y a un seul événement depuis les 18 derniers mois qui m'a mis en colère, je ne peux penser à aucun autre plus qu'à AIG [...] La situation d'AIG me met à l'évidence très mal à l'aise [...] Nous avons pris ces mesures parce que nous pensions d'abord que la faillite du plus grand groupe d'assurances du monde [...] serait catastrophique pour la stabilité du système financier mondial ». Ben Bernanke s'est dit persuadé que le soutien de l'État allait « contribuer à stabiliser le groupe », au lendemain de l'annonce d'un apport de 30 milliards de dollars de fonds publics supplémentaires. AIG a signé en 2008 la plus grande perte jamais enregistrée par une entreprise américaine, avec 99,3 milliards de dollars dont 61,7 milliards sur le seul quatrième trimestre, ce qui a obligé les autorités à le renflouer à hauteur de 180 milliards de dollars depuis septembre. Cependant l'hémorragie financière continue au premier trimestre pour le groupe américain d'assurances d'AIG, menacé de perdre encore des milliards de dollars, car conservant « 12 milliards de dollars d'exposition à des assurances de crédit sur des positions impliquant principalement des prêts hypothécaires de type subprime ».

Samedi : le président Barack Obama s'engage à mettre un terme aux pratiques budgétaires « irresponsables » qui appartiennent selon lui « au passé » et à agir énergiquement pour que les États-Unis sortent renforcés de la crise. Selon lui, son administration a hérité d'un déficit budgétaire de milliards de dollars, dont le gouvernement précédent et Wall Street ont truqué les chiffres pendant des années afin de cacher le coût réel des dépenses. L'administration Obama table sur un déficit budgétaire record de milliards de dollars en 2009, réduit à milliards en 2010. Il a aussi exhorter les Américains à tirer profit de la dureté des temps : « Oui, c'est un moment de défi pour notre pays. Mais nous avons déjà vécu de grandes épreuves. Et avec chaque épreuve, chaque génération a découvert la capacité non seulement d'endurer, mais de prospérer, de découvrir de grandes opportunités au cœur des grandes crises [...] C'est ce que nous pouvons et devons faire aujourd'hui et je suis sûr que c'est ce que nous ferons ». Au sujet de la réforme du système de santé américain, le plus cher au monde mais qui prive aussi de toute couverture médicale quelque 48 millions de personnes, sans compter tous ceux qui sont mal assurés, il déclare : « Nos idées et opinions sur la manière de mener cette réforme à bien peuvent diverger, mais notre objectif doit être le même : un système de soins de qualité et abordable pour chaque américain, qui n'obère plus les budgets des familles, des entreprises et du gouvernement ».

Mercredi : selon un rapport du Centre national de recherche sur les familles sans abri, un enfant américain sur 50 est un sans abri. Selon les estimations fournies par l'analyse des données de l'année 2005-2006, 1,5 million d'enfants ont vécu sans abri au moins une fois cette année-là, une situation aggravée par les pertes d'emploi et les saisies immobilières. Le rapport pointe l'incapacité de la plupart des États à lutter contre un phénomène que la crise économique aggrave et qui reste négligé. Selon le document, les enfants sans abri souffrent plus volontiers de la faim que les autres enfants, ont plus de problèmes de santé chronique, redoublent plus souvent à l'école quand ils n'en sont pas exclus. Il fait apparaître les dégâts à long terme résultant de la perturbation des liens d'amitié, des soins et de la routine familiale.

Jeudi : 4,3 millions de naissances ont été enregistrées aux États-Unis en 2007 plus que pendant tout autre année de l'histoire du pays dépassant le pic du baby boom il y a 50 ans. Le taux de natalité a légèrement augmenté chez les femmes de tous les âges, et les naissances chez les femmes non mariées a atteint un record d'environ 40 %. Plus des trois quarts de ces femmes avaient 20 ans ou plus. En moyenne, une femme américaine fait 2,1 enfants dans sa vie. Les États-Unis vivent un baby boom avec un taux de fertilité croissant dans tous les groupes raciaux. Le taux de fertilité le plus élevé se trouve parmi les hispaniques.