Bertrimoutier est une commune française située dans le massif des Vosges, dans le Pays de la Déodatie, à l'est du département des Vosges. Située dans la région historique et culturelle de Lorraine, la commune fait maintenant partie de la région administrative Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Bertrimonastériens.

Géographie

Localisation Le village dépend du canton et de l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges et se trouve sur un plateau dont l'altitude varie entre .

Le village a une surface de dont 27 de forêt communale.

C'est une des 201 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges, réparties sur quatre départements : les Vosges, le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort et la Haute-SaôneListe des 201 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, Charte 2012 - 2024.

Le village est principalement blotti le long de la route départementale 23. Le noyau central de l'agglomération est regroupé autour de l'église et les habitations viennent se lover autour de l'édifice.

Les routes communales perpendiculaires à la départementale mènent aux villages limitrophes de Combrimont, Neuvillers-sur-Fave et Raves permettant ainsi de rejoindre les coteaux des fermes isolées de la vallée de la Fave.

Communes limitrophes

Hameaux

Bonipaire ; Layegoutte ; le Giron ; Renigoutte ; les Censes.

Écarts La Jeunesse ; la Belle vue ; le Cheventeux.

Villages et villes les plus proches Saint-Dié-des-Vosges, 10 km Ban-de-Laveline, 5 km Combrimont, 3 km Raves, 3 km Wisembach, 4 km Gemaingoutte, 5 km Épinal, 52 km

Hydrographie

Un sous-affluent de la Fave, le Blanc Rupt, borde la commune au sud jusqu'à sa confluence avec la Morte.

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la ruisseau la Morte et le ruisseau le Blanc..

La Morte, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de La Croix-aux-Mines et se jette dans la Fave à Neuvillers-sur-Fave, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Bertrimoutier.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de )..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ban-de-Sapt », sur la commune de Ban-de-Sapt à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Bertrimoutier est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Ban-de-LavelineUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant six communes (La Croix-aux-Mines, Gemaingoutte, Neuvillers-sur-Fave et Raves, en plus de Ban-de-Laveline et Bertrimoutier), dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Ban-de-Laveline comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,4 %), forêts (25,6 %), zones urbanisées (13,7 %), zones agricoles hétérogènes (10,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

L'orthographe du toponyme a varié au cours des siècles : Bertrimoustie en 1278, Bertrimostier en 1284, Burtrimostier en 1285, Bertrymoustier en 1485, Bertremostier au , Bertrimostier en 1523.

L'étymologie fait référence au moine Bertericus ou Bertherus, disciple de saint Déodat, et du latin monasterium « monastère »..

Histoire C'est à Bertrimoutier que fut créée la première des dix-huit colonies agricoles établies par les moines de Saint-Dié dès le . Le monastère (moutier) fut fondé vers 1171 par le moine Bertherus, disciple de saint Déodat, et dépendait du monastère de Saint-Dié. À son tour, la colonie de Bertherus essaima d'autres dans les vallons environnants.

À partir de 1331, Jean d'EckerichJean d'Echéry possède un château au Petit Rombach à Sainte-Croix-aux-Mines s’allie avec le duc de Lorraine pour combattre le comte de Bar. Jean d'Eckerich ravage Bertrimoutier, Provenchères-sur-Fave, Remomeix, Sainte-Marguerite et attire dans une embuscade les chanoines Jean de Toulon, Geoffroy d'Herbeuviller et Nicolas de Porcher qui commandaient les troupes du chapitre de Saint-Dié, les fait prisonniers et les enferme dans son donjon du Haut-Échéry pour lesquels il réclame 750 livres tournois de rançon.

Le village est indiqué sans le dénombrement établi en 1553 par Claude de Jussey pour les biens qu'il possédait dans les prévôtés de Saint-Dié, Dompaire, Bruyères et Arches. En 1681, le chapitre de Saint-Dié rendit foi et hommage au roi de France pour la mairie de Bertrimoutier. Comme on le constate, l'histoire de Bertrimoutier est étroitement liée au rôle qu'a joué le clergé dans la contrée. Les habitants de Bertrimoutier étaient astreints à des corvées au château du Spitzemberg, la moitié de la serrure de la grande porte, la moitié de la crôle ou pêle à feu et de la chaudière qui était fournie par la vouerie de la Haute-Pierre.

En 1790, la paroisse de Bertrimoutier, qui regroupait les bourgs de Combrimont, Bonipaire, Layegoutte, Lesseux, Frapelle, Neuvillers, Pair, Grandrupt et Raves, était déjà appelée la Grande Paroisse. En 1848, les hameaux de Bonipaire et de Layegoutte ont été rattachés à la commune. L'évolution de la population est liée au développement du village. Jusqu'au milieu du , la population augmente sensiblement pour passer de 12 habitants en 1710 à 156 en 1847. Vingt ans plus tard la population de Bertrimoutier est multipliée par 2,1 passant à 328 habitants, ce qui explique le regroupement des hameaux de Bonipaire et de Layegoutte au village de Bertrimoutier. Avant 1848, Bonipaire et Layegoutte étaient réunis à Combrimont formant ainsi une commune distincte. C'est l'arrêté présidentiel du qui a formé la commune de Combrimont et réuni Bonipaire et Layegoutte à Bertrimoutier. Depuis la commune s'étend sur 357 hectares. Cette période correspond à la construction d'une nouvelle mairie et d'une nouvelle école à partir de 1865. La commune a atteint le pic de population avec 367 habitants en 1887. En 2014, la commune compte 351 habitants.

Politique et administration Liste des maires

Finances locales Budget et fiscalité 2022 vignette|300px|<center>Mairie. En 2022, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d’investissement : , soit par habitant ; total des emplois d’investissement : , soit par habitant ; endettement : , soit par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d'habitation : 21,02 % ; taxe foncière sur le bâti : 36,28 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 16,44 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet.

Population et société Démographie

Économie Entreprises et commerces Agriculture Culture et élevage associés. Élevage d'ovins et de caprins. Élevage de vaches laitières. Élevage d'autres animaux

Tourisme Hébergements et restauration à Bertrimoutier, Gemaingoutte, Ban-de-Laveline.

Commerces Commerces et services de proximité.

Vie locale et patrimoine Lieux et monuments

Église Saint-Jacques-le-Majeur Église Saint-Jacques-le-Majeur surmontée d'un clocher à bulbe...., restaurée avec le soutien de la Fondation du patrimoine. Vers 1812, reconstruction d'un orgue antérieur par Augustin Chaxel. L'instrument a été reconstruit à nouveau par Simon Ulrich (1860-1862), transformé par Joseph Voegtlé (1924) et relevé par Roethinger en 1960Inventaire de l'orgue de l'égliseComposition de l'orgue de l'église Saint Jacques-le-Majeur. Annexe de la cure restaurée avec le soutien de la Fondation du patrimoineAnnexe de la cure. vignette|400px|center|Vue depuis l'église.

Patrimoine architectural rural recensé par le service régional de l'Inventaire général du patrimoine culturel Maisons et fermes. Ancienne scierie-féculerie.. Ensemble de turbines hydrauliques..

Monuments commémoratifs et nécropole internationale Les monuments commémoratifs : Monument aux morts : Conflits commémorés : Guerres 1914-1918 - 1939-1945 - AFN-Algérie (1954-1962)Monument aux Morts 1914-1918, Monument aux Morts 1939-1945, Stèle commémorative 1914-1918, Stèle commémorative Algérie, Stèle commémorative 1939-1945, Nécropole nationale. Une nécropole militaire franco-allemande regroupe des victimes des deux camps de la Première Guerre mondiale.

La commune a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918.

Colline du Sacré-Cœur vignette|Le site du Sacré-Cœur, avec la statue du Jésus-Christ sur son piédestal. vignette|Statue du Sacré-Cœur