Pair-et-Grandrupt est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Géographie

Localisation La commune de Pair-et-Grandrupt regroupe à sa création, les communautés du Pair et de Grandrupt, d'où le nom qui lui a été attribué. Au milieu du , s'y est joint le hameau de Vanifosse, qui auparavant faisait partie de la commune de Frapelle, comme l'attestent les nombreuses mentions relevées dans les états civils de ces deux communes.

Géologie et relief La commune de Pair-et-Grandrupt s'étage sous forme de différents vallons et collines entre la prairie de la vallée de la Fave qui commence à d'altitude et les collines de l'Ormont au relief mamelonné vers le nord, en particulier à proximité du Chêne de la Vierge, arbre portant chapelotte sur la commune de Nayemont-les-Fosses à d'altitude. Le territoire forme un triangle entre Neuvillers-sur-Fave à l'est, Nayemont-les-Fosses à l'ouest et au nord, Remomeix et Sainte-Marguerite au sud.

Aux yeux des observateurs ignorants de la civilisation montagnarde vosgienne, la commune de Pair-et-Grandrupt ne semble pas affirmer une forte unité ; l'habitat de cette vieille contrée des collines de l'Ormont apparaît dispersé, le relief est vallonné et la voirie mal développée. Sa belle modernisation facilite pourtant l'alignement de nouvelles habitations qui colmate par ce récent réseau la vieille dispersion de fermes et de hameaux. En réalité, la rurbanisation après 1970 qui survient après une longue déprise agricole depuis 1890 et les actions des Associations Foncières Pastorales ont contribué à façonner le paysagePolitique en faveur des paysages. L'eau assez rare sur ce versant de montagne effondré a longtemps dicté les lois de répartition.

Sismicité Commune située dans une zone 3 de sismicité modéréeInformations sur les risques naturels et technologiques.

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Fave, la ruisseau la Morte, le ruisseau de l'Aunaie et le ruisseau du Pain..

La Fave, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Lubine et se jette dans la Meurthe à Saint-Dié-des-Vosges, après avoir traversé .

La Morte, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de La Croix-aux-Mines et se jette dans la Fave à Neuvillers-sur-Fave, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Pair-et-Grandrupt.

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de )..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ban-de-Sapt », sur la commune de Ban-de-Sapt à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Pair-et-Grandrupt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Dié-des-VosgesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Dié-des-Vosges comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (50,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,9 %), prairies (33,2 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %), zones urbanisées (7,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Pair-et-Grandrupt doit son appellation à deux gros hameaux ou centres d'habitats dispersés, le Pair et Grandrupt.

Le nom de la localité est attesté sous les formes On finaige du Paire et Grand Ru (1535) ; Le Paire, Grand Rux () ; Le Paire-et-Grandrupt (1821)..

Le Pair est attesté sous les formes Li vicaires don Paire desous Winifouse (1334) ; Don Paire subtus Spiscemberg () ; Le Paire de Grand Ruz (1594) ; Au Paire de Grandrupt (1721) ; Le Paire-de-Grand-Rupt (1753).. Le pair indique une association de mise en défense, induisant une protection de l'espace cultivé, contre le bétail divagant. Le nom d'une localité comme (le) Pair ne provient pas, comme les médiévistes ont souvent pu l'affirmer, d'un pariage entre deux seigneurs avant le ou au Moyen Âge central.

Grandrupt est attesté sous les formes Grant Ruy (1334) ; De Magno Rivo () ; Grant Rui (1438) ; Grant Ru (1505) ; Grant Rus (1518) ; Grant Rux (1553) ; Grand Ruz (1594) ; Grandrux (1753) ; Granru (1768) ; Grand Rupt ().. Son toponyme vient de Grant et de ru qui signifie « grand ruisseau ». L’appellatif toponymique et hydronymique Rupt et –rupt désigne à l'origine un cours d'eau, un ru ou un ruisseau. Il est répandu en Lorraine et en Alsace, particulièrement dans le massif des Vosges (voir Rupt (toponyme)).

Histoire Le versant méridional de l'Ormont, entre Vanifosse et Frapelle, a été éparpillé entre une multitude de protecteurs ou seigneurs tout en gardant un noyau d'administration longtemps ecclésiastique à partir de la grande mairie, héritière d'un monastère, Bertrimoutier. Cette entité assurait le contrôle des habitants qui souvent encore au portaient leurs morts au cimetière de Bertrimoutier.

Temps anciens Le Paire et Grandrupt forment un village du duché de Lorraine. Celui-ci a été détaché de Neuvillers, avec lequel il formait une seule grande communauté entre Nayemont et Frapelle à une date ancienne, probablement bien après que le vieux Villers eut été abandonné pour le nouveau Villers ou NeuvillersPeut-être entre 1250 et 1300.

Mais il a existé une époque où les communautés montagnardes du versant méridional de l'Ormont avaient conscience d'appartenir à un vieil ensemble refuge dont un des centres-clefs était le vieux Villers. Les habitants du Pair-et-Grandrupt ont farouchement gardé depuis ce temps leurs droits d'usage, chauffage, marronnage, charronnage et clôture dans la forêt d'Ormont.

Temps modernes En 1594, il appartient à la prévôté de Saint-Dié et au bailliage de Nancy. Les différentes occupations françaises n'ont pas altéré cette organisation, mais le bailliage est placé à Saint-Dié en 1710. Les gouvernants de la subdélégation française en 1751 pour le compte de Stanislas, duc de Lorraine, rappellent la coutume lorraine.

En 1710, des documents fiscaux montrent 23 foyers et quatre garçonsTerme alors en usage pour les célibataires.. On peut estimer à plus d'une centaine et à moins de deux cents habitants en tenant de la misère et de l'extrême froidure, tantôt en glace, tantôt neige, durant les années 1680-1710.

La commune Le Paire-et-Grandrupt intègre le canton de Bertrimoutier, créé dans le nouveau district de Saint-Dié, du département des Vosges.

Le Paire-et-Grandrupt en 1845 vignette|Vanifosse, sur la route de Saint-Dié au col de Saales (Adolphe Weick). La statistique départementale signale que le cœur de cette modeste commune de est dans un vallon près de la rivière Fave, à de Saint-Dié et d'Épinal. Toutefois, la route départementale 15, de Saint-Dié à Strasbourg, traverse le hameau de Vanifosse.

Ainsi, les hameaux principaux Grandrupt, Le Paire et Vanifosse, auxquels il faut adjoindre les censes nommées Les Ahelis, Bois du Paire, Champ du Bois, Goute du Paire et la Queshir, comptent , occupées par 95 ménages. Les enfants vont aux écoles des communes voisines, suivant la convenance.

Trente-huit électeurs censitaires ont seulement le droit et aussi le devoir d'élire un conseil de dix représentants, qui choisit le maire et son adjoint. En 1849, le maire Marchal et l'adjoint Cunin affrontent le premier exode des jeunes qui partent chercher un labeur mieux rétribué dans les usines de Saint-Dié.

La surface territoriale se restreint à . sont labourés en saison, on y sème du seigle voire du sarrasin, mais très peu de blé froment en automne, ainsi de l'avoine au printemps. Le lin, le chanvre et surtout la pomme de terre sont aussi cultivés ; sont en prés, fourrières et prairies ; en bois ; en vergers et jardins.

Un moulin à grains et deux scieries qui fonctionnent en saison attestent de l'activité de transformation des ressources.

Démographie historique

Politique et administration

Liste des maires

Budget et fiscalité 2022 En 2022, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d'investissement : , soit par habitant ; total des emplois d'investissement : , soit par habitant ; endettement : , soit par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d'habitation : 20,80 % ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 36,45 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 22,93 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet.

Économie Entreprises et commerces Agriculture Élevage de chevaux et d'autres équidés.