Saint-Germain-de-la-Grange est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

Géographie

Situation La commune de Saint-Germain-de-la-Grange se trouve dans le sud-ouest de la plaine de Versailles.

Le territoire communal s'étend sur le versant nord de la vallée du ru du Maldroit, affluent de rive droite de la Mauldre, au pied de la butte-témoin sur laquelle est établie la ville de Neauphle-le-Château.

Il est relativement accidenté en pente marquée vers le nord. Sa limite nord suit essentiellement le cours du ru du Maldroit.

Communes limitrophes

Hydrographie Le ru du Maldroit, affluent de rive droite de la Mauldre. L'aqueduc de l'Avre orienté ouest-est passe au sud du village.

Transports et voies de communications Réseau routier La commune est desservie par la voirie communale qui donne accès à deux axes plus importants : les départementales D 11 (Saint-Cyr-l'École à Bréval) au sud et D 119 (Thiverval-Grignon à Hargeville) au nord.

Desserte ferroviaire redresse|vignette|alt=L'arrêt de car Villeroy.|L'arrêt de car « Villeroy ».

La ligne de Saint-Cyr à Surdon passe par le territoire communal. Jusqu'à Dreux 1864 - l'Aigle 1866 - Surdon 1867 - Vire 1868 - Granville . De plus il existe une bifurcation vers Mantes-la-Jolie par la ligne de Plaisir - Grignon à Épône - Mézières ().

Les gares ferroviaires les plus proches de la commune sont celles de Beynes à , Villiers - Neauphle - Pontchartrain à et Plaisir - Grignon à .

Bus La commune est desservie par les lignes 12, 27, B, M, P, Q et V du réseau de bus Centre et Sud Yvelines.

Sentier de randonnée La commune est également traversée par un sentier de grande randonnée, le GR 1 (tour de l’Île-de-France).

Autres Une double ligne à haute tension est orientée ouest-est dans le sud de la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trappes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Germain-de-la-Grange est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 78,89 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 3,34 % d'espaces ouverts artificialisés et 17,78 % d'espaces construits artificialisés..

L'habitat est rassemblé dans deux bourgs distincts, le village de Saint-Germain-de-la-Grange proprement dit (le Bourg), situé à peu près au centre du territoire de la commune et abritant la mairie, et au sud le hameau de Châtron, étagé sur la pente nord de la butte de Neauphle-le-Château, en lisière de cette commune et de Plaisir.

Il s'agit dans les deux cas de maisons individuelles construites en dehors du noyau ancien du village dans des lotissements relativement récents.

Le territoire est peu urbanisé (15 %) et pratiquement pas boisé. Il est consacré essentiellement à l'agriculture (céréales, colza).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Morainville à l'époque franqueRevue de l'histoire de Versailles et de la Seine-et-Oise -Toponymie du pays de cruye et du val de galie ., Sancto germano subtus neaupfle vers 1184Dans une charte de Philippe Auguste., Sanctus Germanus de Morevilla en 1205Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Tome 3, page 1545., Saint Germain de Morainville en 1484Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..

Morainville désignait anciennement le « domaine de Morinus ».

Hagiotoponyme, composé de Saint Germain et grange, du latin granica, pièce où l'on conserve le grain, et par extension, ferme. Les « granges » pouvaient dépendre d'abbaye, prieurés ou églises. C'est là qu'étaient entassés les produits de la dimeGrange dîmière : bâtiment qui servait sous l'ancien régime à stocker les céréales collectées au titre de la dîme (sentier de la Grange-aux-Dîmes).

Histoire vignette|redresse|alt=Le monument aux morts.|Le monument aux morts place Alphonse-Mainguet. L’origine de Saint-Germain-de-la-Grange n’est pas connue. Mais, on estime que c’est entre le et le que le nom de saint Germain (496-576), nommé évêque de Paris au par le roi Childebert (fils de Clovis) en 555, lui a été donné. Un sarcophage de cette époque a été retrouvé dans la communeHistoire de Saint Germain de la grange, situation historique, page 1.. La Grange provient vraisemblablement de l’existence pendant plusieurs siècles d’un ensemble de bâtiments construits selon l’architecture cistercienne. Il était composé de plusieurs granges et d’un bâtiment principal d’habitation où logeaient des frères convers. Une autre origine pourrait provenir de l’existence d’une grange destinée à contenir les produits de la dîme qui était un impôt représentant un dixième de tout ce qui croissait et naissait au bénéfice des seigneurs et du clergé. C’était l’endroit où étaient collectés les impôts. Ce privilège donna lieu, dès le Moyen Âge, à de fructueuses transactions, parfois irrégulières, que Charlemagne dénonça.Très répandus dans la région, des fours à chaux de diverses époques ont été installés pour les constructions. Au cours des travaux de l'Espace-Loisirs, trois datant de l'époque mérovingienne () furent découverts. En 1987, un sarcophage de cette époque a été découvert à l'emplacement de l'ancien cimetière derrière la place Mainguet où se trouve le monument aux morts de la communeHistoire de Saint Germain de la grange, situation historique, page 2..

Avant 1179À l’époque gauloise, Saint-Germain-de-la-Grange était situé à l’extrême ouest du territoire des Parisii. La frontière avec celui des Carnutes était matérialisée par la Mauldre qui prend sa source à Coignières ( d’altitude). Son cours s’étend sur jusqu’à la Seine ( d’altitude).

Le fief de Saint-Germain dépendait de la baronnie de Neauphle-le-Château et se trouvait administré par les seigneurs de Chateron. Ils ont habité le hameau actuel de Chatron situé sur le point culminant de la commune.

Mathurin de Harville, né en 1459, fut seigneur de la Grange. Le roi Louis XI cède, en 1450, la châtellenie de Neauphle-le-Château à François , duc de Bretagne, qui se trouve ainsi rattachée au comté de Montfort. Charles VIII, le , déclare que Saint-Germain de Morainville est réuni au comté de Montfort.

Claude de Bullion, seigneur de Wideville, avait acquis, le , les terres de Saint-Germain de Morainville (aujourd'hui Saint-Germain-de-la-Grange), de Plaisir (Yvelines), de la Grange-du-Bois et de ThivervalLéon L. Risch, Lucien Brétignière, J. Guicherd -, Histoire du domaine de Grignon, Page 10..

Le , Pierre de Bellièvre vend à André Potier, chevalier, seigneur de Novion (Novigentum) et conseiller au Parlement, le marquisat de Grignon et la seigneurie de Saint-Germain-de-la-GrangeHistoire de Saint Germain de la grange, situation historique, page 3..

En 1789, les Révolutionnaires ont voulu faire disparaître tout ce qui rappelait la dîme. De nombreux documents ont été détruits et le village changea plusieurs fois de nom. Le , Nicolas Hautdecoeur, laboureur né à Vicq en 1729, fut élu député à l’Assemblée Nationale comme représentant du tiers état. La paroisse est rattachée depuis 1802 à celle de Villiers-Saint-Frédéric. L'église Saint-Martin (Saint-Germain ?) était à l'emplacement de la croix sur la place Alphonse-Mainguet, à proximité de deux anciennes fermes au centre du village actuel, elle a été désaffectée après le Concordat et démolie après 1818. Elle figure sur le Cadastre napoléonienArchives départementales des Yvelines, plan cadastral n 3P 2/269, feuille 2..

En 1814, la commune ne compte plus que 169 habitants à cause de la saignée des guerres napoléoniennes. Symboles de l’Ancien Régime en 1789, les terres rattachées à la cure furent confisquées et vendues comme biens nationaux. À la Restauration, la commune va devenir un autre symbole : celui de la Révolution. Plus rien ne sera alors fait pour elle.

En 1906, il ne reste que 157 habitants. Le bâtiment de la mairie fut construit à cette époque pour créer l'école communale : une seule salle de classe pour les filles et les garçons. Après l'hémorragie de la guerre de 1914-1918, le village s'enfonça de plus en plus dans le "désert de l'Ile-de-France". Jusqu'à 1960, cinq fermes existaient. Cinq familles différentes en étaient propriétaire. À l'école il n'y avait qu'une classe unique avec seulement 12 élèves, enfants d'agriculteurs, d'ouvriers agricoles et de cheminots .

En 1972, la commune, avec ses 562 habitants, ne compte plus que trois fermes.

Au début du , deux fermes existent encore. Une seule est réellement exploitée. Les autres surfaces agricoles sont toujours exploitées par des agriculteurs n’habitant pas le village.

Politique et administration Liste des maires

|colspan="5" align="center" bgcolor="#f3fff3"| Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Politique environnementale

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 32,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (38 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 24,0 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.