Bleurville est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.
Géographie Localisation centre|450px|Bleurville. Vue panoramique Bleurville est située dans la région naturelle de la Vôge, dans le pays des Trois Provinces (Lorraine, Champagne, Franche-Comté), terre des sources de la Saône riche en pâturages, en forêts de hêtres et de chênes…, à à vol d'oiseau au sud de Contrexéville, au sud-ouest d'Épinal, au nord de Jussey et , et à l'est de Chaumont (Haute-Marne).
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville, dans la zone d'emploi d'Épinal et dans le bassin de vie de Vesoul Jussey.
Communes limitrophes Le territoire communal est limitrophe des communes de Monthureux-sur-Saône, Tignécourt, Serocourt, Marey, Viviers-le-Gras, Provenchères-lès-Darney, Nonville et Attigny.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Son territoire est couvert en grande partie de forêts de hêtres et de chênes. Son sous-sol est constitué de grès bigarré et de granit au nord-ouest et de calcaire au sud-ouest.
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Bleurville. La commune est située dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par la Mause, le fossé Sauvage, Les Ailes, le ruisseau de la Deuille, le ruisseau de la Voivre, le ruisseau de Quart Fontaine et le ruisseau Mariongoutte.
La Mause (ou « le Gras », nom du ruisseau dans la traversée du territoire de Bleurville), d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Gignéville, serpente dans la forêt de Belle-Perche et de Beaumont avant de se jeter dans la Saône à Monthureux-sur-Saône, après avoir traversé .
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Nappe des Grès du Trias Inférieur ». Ce document de planification, dont le territoire comprend le périmètre de la zone de répartition des eauxUne zone de répartition des eaux est une zone comprenant les bassins, sous-bassins, fractions de sous-bassins hydrographiques et systèmes aquifères définis dans le décret du 29 avril 1994, où sont constatées une insuffisance, autre qu'exceptionnelle des ressources par rapport aux besoins. de la nappe des Grès du trias inférieur (GTI), d'une superficie de , est en cours d'élaboration. L’objectif poursuivi est de stabiliser les niveaux piézométriques de la nappe des GTI et atteindre l'équilibre entre les prélèvements et la capacité de recharge de la nappe. Il doit être cohérent avec les objectifs de qualité définis dans les SDAGE Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le conseil départemental des Vosges..
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lignéville », sur la commune de Lignéville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022..
Milieux naturels et biodiversité Le Ruisseau de Biocourt est classé espace naturel sensible (ENS) depuis 2012, ce petit cours d'eau de bonne qualité, en tête de bassin de la Saône, abrite une population d'écrevisses à pieds blancs, protégées au niveau national et inscrites à l'annexe II de la directive habitat européenne. L'environnement du ruisseau est composé en grande partie par une aulnaie-frênaie de grande taille qui constitue un habitat d'intérêt européen..
Urbanisme vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Typologie Au , Bleurville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,7 %), prairies (22 %), zones agricoles hétérogènes (21,1 %), zones urbanisées (2,1 %), terres arables (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Lieux-dits, hameaux et écarts les fermes du Neufmont (ou Neumont) : ancienne verrerie du située en forêt entre Bleurville et Viviers-le-Gras. Aujourd'hui ruinées. la ferme du Bignovre : située aux confins du territoire communal proche de Monthureux-sur-Saône, elle accueille aujourd'hui un centre équestre et une maison d'hôtes. le moulin de la Voivre : situé dans la prairie sur le ruisseau du Gras, le site accueillit un moulin puis une tournerie de meules, une scierie puis une ferme agricole. Aujourd'hui ruinée. la ferme du Haut-Bois : rattachée administrativement à la commune de Tignécourt. Installée dans une clairière, cette ancienne verrerie du sera transformée en ferme agricole. Ruinée à la suite d'un incendie en 1966.
Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 193, alors qu'il était de 204 en 2016 et de 192 en 2011..
Parmi ces logements, 74,2 % étaient des résidences principales, 8,1 % des résidences secondaires et 17,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,6 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bleurville en 2021 en comparaison avec celle des Vosges et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (8,1 %) par rapport au département (10,1 %) et à la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Bleurville en 2021. Typologie Bleurville. Vosges. France entière. Résidences principales (en %)74,278,982,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)8,110,19,7 Logements vacants (en %)17,6118,1
Voies de communications et transports Voies routières Autoroute A31 : Échangeurs Bulgnéville, Robécourt. La commune se trouve aux carrefours des routes départementales et . Les archéologues ont repéré sur son territoire une portion de voie romaine : il s'agit de l'ancienne « voie de Darney » que l'on peut toujours emprunter en partie, du Chêne des Saints en direction des Regnoncourt, puis la voie se perd sur le territoire de Nonville et Belmont-lès-Darney pour rejoindre l'actuelle en direction de Darney. Par ailleurs, un chemin vicinal est dénommé « chemin des Espagnols » en souvenir du passage des troupes hispaniques stationnées en Franche-Comté qui, au cours du , rejoignaient les Pays-Bas espagnols en traversant le duché de Lorraine.
Transports en commun thumb|droite|160px|Gare de Vittel.|alt= Fluo Grand Est. Elle est desservie par le réseau de transport en commun des Vosges Livo..
Lignes SNCF Gare de Contrexéville Gare de Vittel
Risques naturels et technologiques Sismicité La commune se situe dans une zone de sismicité faibleListe des communes couvertes par un PPR ou classées en zone sismique..
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes « Bledericivilla… in comitatu Sanctensi, Bliderici villam » (1050) ; Blerivilla () ; Blureville (1255) ; Burevelle (1468) ; Bleurville (1470) ; Bureville (1494) ; Bleureville (1494) ; Blurville (1553) ; Beurville (1554) ; Blurevilla (1557) ; Beurreville (1612) ; Blerville (1656) ; Bierville ()..
Histoire Préhistoire Le site de Bleurville est occupé depuis l'époque préhistorique. Un atelier de taille d'outils daté de a été découvert au lieu-dit Rosière, proche de la Grande-Croix. Cette station de surface, surplombant les rives de la Saône, a attiré les premiers habitants en raison de son exposition plein sud et de son dégagement forestier.
Au Néolithique, la présence humaine nous est connue grâce à un lieu de culte celtique dédié au soleil. En effet, les Roches du Mulot, situées dans la vallée boisée du Gras entre Bleurville et Viviers-le-Gras, présentent des traces d'un culte solaire (svastika notamment). Elles furent christianisées durant le haut Moyen Âge : de multiples croix pattées sont gravées dans le grès.
Endroit magique fréquenté tout au long des siècles, les roches du Mulot (du patois « lo mulot » = le mulet) étaient encore au le lieu de rencontre privilégié des amoureux. Selon la tradition locale, si la jeune fille qui mettait ses pieds dans les empreintes humaines gravées dans la pierre faisait trois tours sur elle-même, elle se mariait dans l'année.
Les Roches du Mulot se répartissent en fait sur deux sites géographiquement proches : le plus imposant surplombe la vallée du Gras, à l'aplomb de la fontaine Saint-Thomas qui borde la RD Bleurville-Viviers-le-Gras, et l'autre situé sur la rive droite du ruisseau en bordure du chemin menant à l'ancien hameau du Neufmont. Cette seconde roche affleure au ras du sol et présente plusieurs pétroglyphes liés au culte solaire (cercles, marelle, formes en fer à cheval gravées en pointillé), ainsi que de nombreux signes de christianisation (croix de différentes formes).
"Les roches du Mulot"
Des traces de sépultures concentriques de l'époque de la Tène (ou Second âge du Fer, entre 500 et 200 ) ont été repérées au lieu-dit Juriémont, au sud-ouest du finage de Bleurville.
Antiquité