La famille de Niort, anciennement d'Aniort, est un ancien lignage noble du Languedoc, fortement impliquée dans la croisade des albigeois au .
Cette famille est éteinte.
Histoire Origines Elle tire son nom du village de Niort-de-Sault (Aude) et apparaît dans des actes du , en possession de seigneuries à Aniort, Belfort et Castelpor (acte de )Joseph Dovetto, Cartulaire des Trancavel : analyse détaillée des 617 actes, 957-1214, Carcassonne : Centre de recherches et d'information historiques des conférenciers de la Cité, 1997, 43, 53, 201 (original conservé par la Société archéologique de Montpellier)..
Au début du , Guillaume d'Alion, vicomte de Sault et baron de Niort, prend le nom de cette seigneurie et épouse Bradimène de Foix, fille de Roger III de Foix et de Jimena de Barcelone, et nièce du comte de Toulouse. En 1145, à la suite du rachat de l'intégralité des droits sur le pays de Sault et sur Niort au comte de Foix, le fils de Guillaume d'Alion et de Brandinière de Foix, Guillaume, prend le nom de Niort. C'est la réelle naissance de la familleJean Duvernoy, « La fin des seigneurs de Niort et de Laurac »....
L'épopée cathare Entre la fin du et le milieu du , la famille de Niort est acquise à la cause cathare. On compte dans les parents des Niort plusieurs cathares reconnues (Guiraude de Lavaur, Blanche de Laurac...) et les fils de la famille sont élevés dans cette religion. Seigneurs influents (par leurs alliances ils possèdent également l'importante seigneurie de Laurac et la majeure partie du Lauragais), ils s'opposent farouchement aux croisades royales et aux archevêques de Narbonne. Les « frères maudits » (Géraud, Bernard-Othon, Guillaume et Raymond de Roquefeuil) sont alors parmi les plus redoutés des seigneurs occitans.
Malgré quelques manœuvres politiques (mariage d'Hermance de Niort avec un neveu de Simon de Montfort, réconciliation avec le pape...) l'inquisiteur Ferrer les condamne à la prison perpétuelle en février 1236 (la crainte que leur condamnation à mort ne provoque un soulèvement du Midi les aurait sauvés du bûcher). Évadés des prisons de Carcassonne, ils réarment leurs châteaux.
En 1240, Géraud de Niort fait acte de soumission au roi, en son nom et en ceux de ses frères. Contraint d'arborer la croix jaune (symbole des anciens hérétiques), il livre ses châteaux au roi de France, qui devait en théorie les lui restituer. Le roi n'en fait rien, ce qui amène les Niort à reprendre les armes et à s'enfermer dans leurs « nids d'aigle ». Enfin, en août 1255, les armées royales mettent le siège devant le château de Niort et la famille cesse toute résistance. Niort aura survécu onze ans au bûcher de Montségur. En 1260, Esclarmonde de Niort entame une révision du procès de ses frères et les fait réhabiliter. La famille n'obtient pas pour autant la restitution de ses terres.
Après la dépossession Dépossédés par le roi Louis IX de leurs biens et domaines à la suite de l'épopée cathareMichel Roquebert, Histoire des Cathares : hérésie, croisade, inquisition du , Paris : France loisirs, 2007..., les Niort vont se trouver moins en lumière. En 1274 les frères Pierre-Roger et Bertrand de Niort vendent leurs droits situés autour d'Auriac dans les Corbières à l'archevêque de Narbonne.
Généalogie Nota : cette généalogie n'est pas sourcée, elle peut comporter des erreurs.
Héraldique
Figure Nom et blasonnement néant|vignette|165x165px Famille de Niort Blasonnement : de gueules à la croix alaisée d'or (couleurs hypothétiques)
(Armes portées sur le sceau de Géraud de Niort en 1240) |- valign=top |style="border-top:0px;"|
|- valign=top |align=center | néant|vignette|165x165px | Famille de Niort (brisure) Blasonnement : d'or à la croix de gueules, bordée de même (couleurs hypothétiques)
(Armes portées sur le sceau du frère cadet de Géraud de Niort, Bernard-Othon de Niort, seigneur de Laurac : on retrouve une variante de la croix) |- valign=top |style="border-top:0px;"|
Seconde famille de Niort, sans rattachement prouvé La famille de Niort, anciennement Niort, subsistante, . Elle revendique, au moins depuis le , descendre de cet ancien lignage et, si des ouvrages rapportant leur généalogie l'affirment, il semble cependant difficile de prouver sa parenté avec les anciens seigneurs de Niort.
Elle porte par ailleurs des armes différentes de celles qui figurent sur les sceaux de Géraud de Niort et de son frère Bernard-Othon (ses descendants actuels portent les chevrons brisés).
Cette famille remonte à Bernard Niort, seigneur d'Aussignac et de Belfort, qui fait son testament en 1532 et qui a un fils, Jean Niort, qui se marie en 1510, écrit Arnaud Clement.
Elle s'est divisée en plusieurs branches, parmi lesquelles : celle des « barons de Niort », qui acquiert au début du une partie de la seigneurie de Niort, et fut maintenue dans sa noblesse en 1669 et 1670 sur des preuves remontant à 1550Henri Jougla de Morénas, Grand armorial de France, vol. V, , . Il est probable que l'ancienne et l'actuelle maison de Niort n'aient pas de liens directs, la filiation n'étant pas continue ni prouvée de manière certaine. De même, les armoiries sont différentes.. Elle s'est notamment alliée aux familles de Raynaud, de Saint-Martin, de Nègre d'Able, de Marsol, etc. celle des « barons de Bélesta », maintenue dans sa noblesse en 1699 et éteinte au début du , qui a fourni plusieurs officiers, notamment au sein du régiment d'Artois, décorés de la croix de Saint-Louis, et qui s'est alliée aux familles d'Argiot, d'Arsse, de Gléon-Durban, de Bruyères-Chalabre, Dax d'Axat, de Cazamajour, etc.
{| border=1 cellspacing=5 width="100%"
|- valign=top |align=center | néant|vignette|162x162px | Famille de Niort Blasonnement : d'azur aux trois chevrons d'or, accompagnés de trois étoiles d'argent.
Timbre : couronne de comte
(Armes enregistrées par Gaston de Niort lors de la maintenue de noblesse de 1670) néant|vignette|165x165px Famille de Niort Blasonnement : Timbre : couronne de comte Devise : Fidélité
(Armes portées par les membres de la famille actuelle de Niort)
Voir aussi Bibliographie De Niort, Languedoc..., Paris : Impr. de Chaix, 1884, 1 fol., pièceB.n.F. Tolbiac, sous la réf. FOL-LM3-1827 [rez-de-jardin] et NUMM-5661029 [poste d'accès aux ressources électroniques]. Michel Roquebert, Christian Soula, Citadelles du vertige, Toulouse : Impr. régionale, 1966, 190 p., ill. Cahier de Fanjeaux , « Le Credo, la morale et l'Inquisition en Languedoc au » ( Colloque de Fanjeaux, 1970), Toulouse : Privat, 1971, p. ... A. Fontaine, « Les sires de Niort "fauteurs d'hérésie" au », Bulletin de la Société d'Études scientifiques de l'Aude, vol. 77, 1977, . Jean Duvernoy, « La fin des seigneurs de Niort et de Laurac » [pas d'ouvrage imprimé à ce titre, dans le catalogue B.n.F. Opale au 15.10.2010. Est-ce un article de revue ? Fitzwarin, 15 oct. 2010, 21:48.] Michel Roquebert, Histoire des Cathares : hérésie, croisade, inquisition du , Paris : France loisirs, 2007, 583 p. Michel Roquebert, Montségur : les cendres de la liberté, Toulouse : Privat, 1981 [rééd. 2005 179 p. : cartes, couv. ill. en coul.] Michel Roquebert, L'Épopée cathare, tome 3 Le Lys et la croix, Toulouse : Privat, 1986, xii-530 p., 18 p. de pl.), ill. Roquefort de la Montagne Noire (Pierre Clément, dir.), Nouvelles éditions Loubatières (2009)
Fonds d'archives Bibliothèque nationale de France, Cabinet des manuscrits occidentaux (Paris, rue de Richelieu), Pièces originales, vol. 2113.
Articles connexes Liste de familles éteintes notoires de la noblesse française Liste des châteaux de l'Aude Pays de Sault Faydit (croisade)
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Languedoc médiéval Catégorie:Famille noble française Catégorie:Catharisme