thumb|upright|Aspasie, sans doute l'Aphrodite Sosandra de Calamis l'Ancien, copie romaine, Paris, musée du Louvre.

Calamis (en ) est un sculpteur grec du style sévère, actif au début du , entre -480 et -450 environ. Il ne doit pas être confondu avec un autre sculpteur du même nom, actif au début du siècle suivantMuller-Duffeu, 243.Léon Lacroix, , p.244..

Calamis l'Ancien  thumb|upright|left|Aphrodite Sosandra, copie romaine provenant de Baïes. Calamis dit « l'Ancien » travaille à Athènes, dont il est peut-être originaireBoardman, 79.. On ne connaît rien de sa vie. Claude Rolley indique que . Il n'évoque aucune sculpture attribuée à cet artiste dans le premier tome de son ouvrage monumental sur la sculpture grecque.. Aucune mention, non plus, dans La sculpture grecque de l'historien d'art, Bernard Holtzmann (2010) ni dans le manuel de l'École du Louvre (1998-2011) .

La principale œuvre qui lui est attribuée est l'Apollon Alexikakos (protecteur) que Pausanias voit au Céramique d'Athènes au , I, 3, 4. On l'a reconnu dans divers types statuaires, comme l'Apollon de CasselMa884. , l’Apollon à l'omphalosMa691. ou encore des monnaies en bronze d'Athènes. On lui attribue une autre statue d'Apollon, haute de près de 13 mètres, commande de la cité d'Apollonie du Pont, que Marcus Lucullus emporte à Rome, VII, 319 ; , XXXIV, 39 et Appien, Illyriques, 30..

Sa statue d'Aphrodite Sosandra (salvatrice des hommes), consacrée par Callias sur l'acropole d'AthènesPausanias, I, 23, 2., est très admirée par Lucien de Samosate, qui vante son « sourire serein et discret », sa légèreté et son éléganceLucien, Portraits, 6. Voir aussi Portraits, 4 et Dialogue des courtisanes, III, 2.. Elle représente probablement Elpinikè, sœur de Cimon et femme de CalliasMuller-Dufeu, 245.. On a probablementBoardman, 80. retrouvé sa base, qui porte l'inscription : ()Muller-Dufeu, n688. », mais pas la statue elle-même. Elle a été identifiée dans le type dit « d'Aspasie ».

Œuvres thumb|upright|Apollon à l'omphalos, vers -470. Copie romaine, musées du Capitole, Rome. Aleuméné, statue lui étant attribuée dans l'Histoire naturelle de Pline l'AncienDont le nom est devenu Aleméné par les traductions des différents éditeurs. Le professeur Jan Six de l'université d'Amsterdam pense qu'il faut lire ce nom comme étant Algoumén, signifiant en grec la Douloureuse. Cette douloureuse était l'original de la statue dite de Pénélope au Vatican qui offre des analogies frappantes avec les trônes sculptés de l'ancienne collection Ludovisi ainsi qu'avec l'Aurige de Delphes, œuvres ayant déjà été rapportées à Calamis (in Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1914, 58-3, ).. Aphrodite SosandraCopie d'une œuvre de Calamis découverte dans le secteur de Sosandra des Thermes de Baïes et conservée au musée archéologique de Naples.. Apollon à l'omphalos, musée national archéologique d'Athènes. Apollon Alexicacos, cette statue se trouvait à l'entrée du temple d'Apollon Patroos qui lui était consacré à Athènes, mais nous demeure inconnue. Apollon d'Apollonie du Pont, statue d'Apollon reproduite sur des monnaies de cette cité et attribuée à Calamis. Poséidon d'Histiée, musée national archéologique d'Athènes. Hermès criophoreQui porte un bélier, bronze pour la cité de Tanagra. Dieu de l'Artémision, bronze exposé au musée national archéologique d'Athènes (attribution incertaine). Dionysos en bronze pour la cité de TanagraHermès et Dionysos de Tanagra furent reproduites sur les monnaies de la cité, (Cf. Léon Lacroix, Les reproductions de statues sur les monnaies grecques, 1949, Librairie Droz, bibliothèque de la faculté de philosophie et Belles-Lettres, Université de Liège, fasc. CXVI, chapitre II., )..

Calamis le Jeune Calamis dit « le Jeune » est un sculpteur grec du , probablement originaire d'Athènes. Ses œuvres ne sont pas parvenues. Il est seulement mentionné par le voyageur grec Pausanias le Périégète qui déclare avoir vu certaines de ses œuvres lors de sa visite à Delphes, avec celles de son élève le sculpteur athénien Praxias, qui a vécu au Inscriptiones Graecae, IG II³ 496 Michael Scott, Delphi and Olympia, str. 137Karl Julius Sillig, Pliny (the Elder.), Dictionary of the Artists of Antiquity, str. 34. Il s'ensuit que ce second Calamis, actif au , ne peut être la même personne que le sculpteur Calamis de la première moitié du .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Calamis l'Ancien Léon Lacroix, Les reproductions de statues sur les monnaies grecques, Librairie Droz, Bibliothèque de la Faculté de Philosophie de Liège, fasc. CXVI, 1949. , 79-80. , 683 à 705 (Calamis I) et 1624 à 1630 (Calamis II). J. Overbeck, Schrift qu…, ss. H. Brunn, Ges.d. Griech Künstler, I, ss. E. Reisch, Kalamis Gestrr Jahresh…, 9, 1906, ss. F. Stuniczaka, Kalamis Abhandp, d. sa. ges. d. wiss, Philo, hist, Cl. 25,4, 1907. Bieber in Thieme-Becker, Allgem Lex der bild Künstler, 1926, ss. G. M. Richter, Sculpture and sculptors, ss.

Calamis le Jeune  Pausanias, Voyage en Grèce Inscriptiones Graecae , IG II³ 496 Michael Scott, Delphes et Olympie, Karl Julius Sillig, « Pline l'Ancien », Dictionnaire des artistes de l'Antiquité,

Articles connexes Sculpture grecque classique Sculpture en bronze

Liens externes

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