Le service national de police scientifique (SNPS) est un service actif de la direction générale de la Police nationale (DGPN) du ministère de l'Intérieur français.
Historique En 1910, à Lyon, Edmond Locard met en place un premier laboratoire de police scientifique qui systématise l'analyse des traces dans les enquêtes. En 1982, ce laboratoire est transféré à l'Hôtel de police de Lyon.
De 1985 à 2017, certaines missions de ce service étaient assurées par la sous-direction de la police technique et scientifique, qui était alors une des sous-directions de la direction centrale de la Police judiciaire., l'une des directions actives de la DGPN.
En 2017, le nouveau service central est directement rattaché au directeur général de la police nationale.
En 2021, le service national de police scientifique, service à compétence nationale créé auprès du directeur général de la police nationale, reprend les missions précédemment exercées par le service central de la police technique et scientifique et par l'Institut national de police scientifique (INPS) . Son siège est situé à Écully.
Depuis le , le SNPS est dirigé par Estelle Davet, elle succède à Éric Angelino.
Missions Le service national de police scientifique regroupe environ personnels, dont près de scientifiques au niveau national. Il appuie les enquêtes en traces digitales et génétiques, balistique, toxicologie et numérique. Il s'appuie sur un réseau de cinq laboratoires situés à Lyon, Lille, Paris, Toulouse et Marseille. Le service traite plus de 1,1 million d'analyses et environ 310 000 scellés par an.
Démarches Les techniques mobilisées couvrent la révélation et l'analyse d'indices, la comparaison d'empreintes et d'ADN, la balistique et la modélisation 3D pour fixer et revisiter des scènes, y compris dans des dossiers anciens, bien que ceux-ci représentent moins de 5 % de l'activité du service. Un groupe réalise ces reconstitutions 3D à partir de lasers-scanners et de caméras 360 degrés. Les modèles produits permettent d'explorer la scène à distance, de reprendre des mesures et de générer des animations utilisées lors des audiences. Des outils d'analyse assistée par l'intelligence artificielle sont testés pour trier de grands volumes d'images ou de données. Le service recourt également à l'odorologie, discipline fondée sur la comparaison de traces olfactives par des chiens renifleurs. En 2021, l'odorothèque compte environ échantillons et six chiens ont contribué à 175 identifications dans quelque 600 dossiers.
Le service exploite le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) pour les empreintes digitales et le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) pour l'ADN. En 2022, environ identifications de suspects proviennent du FAED et du FNAEG, pour des bases d'environ 6,5 millions et 3,9 millions d'enregistrements. Depuis le traité de Prüm, ces fichiers font l'objet d'échanges avec de nouveaux États européens au titre de la coopération policière et judiciaire.
Formation Une école nationale de police scientifique est implantée à Écully (campus) depuis . Sa création découle d'un arrêté publié le et elle relève de l'Académie de police, avec un mandat de conception et de dispense de la formation initiale et continue des techniciens et ingénieurs. L'établissement est inauguré le en présence du ministre de l'Intérieur. La première session de formation débute en , et environ 200 stagiaires ingénieurs et techniciens sont formés en 2025. L'école possède une antenne à Nîmes et à Paris au sein de l'École nationale de police de Paris-Vincennes. La devise de l'école est la suivante : "In scientia veritas" se traduit par "La vérité dans la science".
Enquêtes majeures
Assassinat de Dominique Bernard Attentat de la rue Victor-Hugo à Lyon
Homologue national
: précédemment le PJGN.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie .
Liens externes
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