Guillaume de Savoie, né vers 1204-1207 et mort le , est un militaire et religieux savoyard du . Fils puîné du comte , comte de Savoie et de Maurienne, il devient évêque de Valence (1226-1238) puis prince-évêque de Liège (1238-1239).
Biographie Origines La date de naissance de Guillaume de Savoie n'est pas précisément connue, toutefois les historiens la fixent .. Il est probablement le huitième des quinze enfants et le sixième garçon de (), comte de Savoie et de Maurienne et marquis en Italie, et de Béatrice-Marguerite de Genève ().. Il appartient, par son père, aux Humbertiens, à l'origine de la maison de Savoie, et aux comtes de Genève, par sa mère.
La nombreuse progéniture du comte Thomas influe sur le rôle de chacun de ces fils : à l'aîné, Amédée, revient le trône, les cadets sont apanagés, tandis que les benjamins sont destinés à une carrière ecclésiastique. Ainsi, Thomas et Pierre, qui deviendra également comte, obtiennent des bénéfices avant de revenir à une vie seigneuriale à la mort de leurs frères aînés ; Philippe monte sur le trône épiscopal de Valence (1240-1267), puis sur le siège archiépiscopal de Lyon (1245-1267), avant d'hériter du titre de comte, enfin Boniface, devient évêque de Belley (1241-1243), puis archevêque de Canterbury (1241-1270)..
Début de carrière ecclésiastique Vers l'âge de quinze ans, en 1220, Guillaume semble déjà prédisposé à obtenir des bénéfices ecclésiastiques.
Selon un acte de , le légat apostolique auprès du roi d'Angleterre, Pandulf Musca (), indique qu'il a été sollicité par le comte .. Au cours de cette même année, Guillaume a obtenu l'église de Combe, des prébendes à Bingham et à , ainsi que le décanat de Vienne (Dauphiné), depuis le mois de juin. Il semble conserver ce dernier tout au long de sa vie.
Épiscopat Il est élu, sans consécration canonique, évêque de Valence., vers 1226.. Il est choisi par le Chapitre de Valentinois, selon Jules Chevalier. Il prend en charge son diocèse et entre rapidement en conflit avec Guillaume, fils du comte , meurt entrainant un conflit familial entre sa femme, Flotte de Royans, et son père, , sur la question de la tutelle de son fils, Aymar. Guillaume utilise tous les moyens à sa disposition pour défendre Flotte de Royans et son fils contre le comte, profitant ainsi pour affirmer l'autorité de l'Église de Valence. Toutefois, son attention se détourne du diocèse pour se concentrer sur les affaires concernant sa propore famille. Lorsqu'il démissionne du siège de Valence, certains auteurs ont considéré qu'il abandonne son siège au profit de l'un de ses frères, peut être Boniface.
En 1236, il accompagne en Angleterre sa nièce Éléonore de Provence, promise au roi . Il devient un proche conseiller du roi qui souhaite lui offrir l'évêché de Winchester, mais cette nomination rencontre l'opposition du chapitrePrudhomme Auguste. Jules Chevalier, Quarante années de l'histoire des évêques de Valence au Moyen Âge (Guillaume et Philippe de Savoie) (l226 à 1267). Amédée de Roussillon, évêque de Valence et de Die (1276-1281). Étude historique, par Jules Chevalier, Bibliothèque de l'école des chartes, 1890, vol. 51, n° 1, pp. 543-547. Lire en ligne, consulté le 9 mai 2010..
Finalement, il est nommé prince-évêque de Liège de 1238 jusqu'à sa mort en 1239.
Sa réputation de brave au combat et ses qualités de conseiller du roi d'Angleterre, ami du roi de France, oncle des reines Éléonore et Marguerite de Provence et frère du comte de Savoie, le fit désigner par le pape pour commander les troupes engagées contre .
Mort et sépulture De retour de Rome, Guillaume meurt à Viterbe, le ...
Sa mort surprend tout le monde et on parle rapidement d'empoisonnement.. Les soupçons se portent sur un clerc anglais, maître Lawrence., (Marchandisse, 1997). L'érudit Jules Chevalier (1889) indiquait pour sa part . Le suspect s'est justifié et a été innocenté.
Son corps est inhumé dans l'abbaye d'Hautecombe, à l'initiative de son frère Pierre, , auprès de son grand-père . Hautecombe n'avait pas encore obtenu son statut de nécropole de la maison de Savoie.
Selon le médiéviste Marchandisse (1997),
Armoiries
vignette|gauche|Armoiries des comtes de Savoie. Blasonnement : De gueules à la croix d'argent. François Boniver, dans son ouvrage Les armoiries des princes-evêques de Liège (1959), indique que les armes de Guillaume de Savoie se blasonnent ainsi De gueule à une croix d'argent..
vignette|droite|Extrait de Matthew Paris, Historia Anglorum, Royal 14 C VII f. 129v (). L'anglais et savant Matthieu Paris (), dans son Historia Anglorum dite aussi Historia minor, présente un écu attribué à Guillaume de Savoie (Royal 14 C VII f. 129v — Arms of William of Savoy, détail 1)... L'écu se blasonne ainsi en anglais : Gules, three pales or, on a chief sable, a lion passant gardant of the second.. Il est dessiné renversé dans l'ouvrage, selon l'usage adopté par l'auteur, avec en .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . . (publication en ligne sur academia.edu). . .
Articles connexes Maison de Savoie Histoire de la Savoie au Moyen Âge Liste des évêques de Tongres, Maastricht et Liège Histoire de la Principauté de Liège Diocèse de Liège
Liens externes
, dont la notice
Guillaume Catégorie:Évêque catholique du XIIIe siècle Savoie, Guillaume de Savoie, Guillaume de Catégorie:Décès en novembre 1239 Catégorie:Décès à Viterbe Savoie, Guillaume de Catégorie:Personnalité inhumée dans l'abbaye d'Hautecombe