thumb|upright=1.4|alt=Carte des départements français.|Localisation du gisement sur la carte des bassins houillers français. thumb|upright=1.5|Étendue de bassin houiller dans le département Pas-de-Calais.

Le bassin minier du Boulonnais, aussi appelé bassin minier picardAvant la Révolution, le territoire appartenait à la province de Picardie, est un ensemble de charbonnages assez anciens ouverts sur les communes de Hardinghen, Rety, Fiennes, Ferques et Caffiers, entre les villes de Boulogne-sur-Mer et Calais (département du Pas-de-Calais), et exploités entre 1692 (plus ancienne date confirmant l’exploitation des mines de cette région) et 1950. La houille y a donc été exploitée durant plus de deux siècles.

Le bassin houiller du Boulonnais est très peu connu, car la quasi-totalité des puits, en plus d'être de petites exploitations, ne sont bien souvent restés ouverts que quelques années. L'exploitation demeurera plus tôt de manière artisanale et marginale en comparaison au Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, exploité entre 1716 et 1990 autour de Lens, Douai, Béthune et Valenciennes.

Historique thumb|upright=1.5|left|Carte des fosses ouvertes dans le Boulonnais.

Le Boulonnais, et particulièrement la partie que l'on appelle le bassin d'Hardinghen, est exploré par un très grand nombre de puits et de sondages depuis le . La légende dit que le charbon y fut découvert vers 1660 parce qu'il se trouvait, par endroits, à fleur de sol. Malheureusement, son exploitation se fit de manière anarchique.

Un décret du crée trois concessions : Hardinghen sur , Ferques sur et Fiennes sur . En 1840, les propriétaires des sociétés de Fiennes et d'Hardinghem s'unissent. En 1847, la Société entre en liquidation et une seconde est créée.

La Compagnie de Fiennes emploie et six enfants en 1890. Elle produit , ce qui est nettement insuffisant et la conduit à la faillite. La Compagnie Descats rachète la concession mais des difficultés financières l'obligent à la liquidation le . La Société des mines de houille de Ferques essaie à son tour d'exploiter la concession, en vain puisqu'elle dépose à son tour le bilan. La Société des charbonnages du Nord et du Pas-de-Calais, constituée en 1908, ne connaît pas plus de succès puisqu'elle est rachetée en 1924.

En 1930, la Compagnie des charbonnages de Vendin-les-Béthune reprend les Sociétés de Ferques et d'Hardinghen. En 1932, cette société est dissoute. En 1942, une dernière compagnie, la Compagnie nationale des carburants rachète l'exploitation, ce dernier échappant au contingentement de l'occupant..

Les charbonnages sont nationalisés par ordonnance du . Le dernier puits cesse son exploitation en 1950.

Géologie

thumb|center|upright=2.8| thumb|center|upright=2.8| thumb|center|upright=2|Mines du Boulonnais : coupe A thumb|center|upright=2|Mines du Boulonnais : coupe B thumb|center|upright=2|Mines du Boulonnais : coupe C thumb|center|upright=2|Mines du Boulonnais : coupe D thumb|center|upright=2|Mines du Boulonnais : coupe E

Les fosses Durant toute la période d'exploitation, 254 puits de mine sont ouverts dont 250 avant 1904. Une majorité d'entre eux se trouve dans un rayon de moins de deux kilomètres par rapport au Bois de Fiennes. Pour beaucoup d'entre eux, l'exploitation n'a duré que quelques années. Leur profondeur est bien plus faible que pour les autres puits du bassin minier. Ici, l'exploitation était individuelle pour la plupart des puits. Ils n'ont pas de date de fermeture à proprement parler, il s'agit plutôt de dates d'abandon.

Fosses à l'intérieur de la Concession d'Hardinghen Puits de l'an (ou du nouvel an)

La fosse de l'An est ouverte en 1792 par Delaplace pour le compte du Gouvernement sur le territoire de Rety, le . Le puits est amené à la profondeur de , avec des accrochages établis à 23, 40, 97 et . La fosse est abandonnée en 1805.

Puits Bacquet (ou Bacquet-Ponchel )

Il s'agit d'une très ancienne exploitation, sous le régime de l'arrêt du Conseil du . Elle a été ouverte par Bacquet en 1740 dans le hameau de Locquinghem à Rety. Il en tirait le charbon nécessaire à ses besoins. En 1838, des travaux ont été retrouvés jusqu'à la profondeur de par les mineurs de la fosse de Locquinghem.

Puits Bacquet (ou Bacquet-Ponchel ) Il s'agit du second puits de la fosse.

Puits Baudets La fosse des Baudets était située aux alentours de la fosse Hiart .

Puits Beaulieu Le puits de la fosse Beaulieu est ouvert en 1782 par Désandrouin-Cazin à Élinghen, hameau de Ferques, il est profond de vingt mètres.

Puits Beaulieu Le second puits de la fosse Beaulieu est creusé à proximité du premier.

Puits Bellevue Les deux premiers puits Bellevue à Rety sont d'anciens puits, où le terrain houiller a directement été atteint.

Puits Bellevue

Puits Bellevue

La fosse Bellevue est ouverte en 1797 et abandonnée en 1798 par Desandrouin-Cazin, la profondeur atteinte est de . La fosse a été établie à Rety, près des deux anciens puits Bellevue. Le terrain houiller a été atteint à , mais il n'y avait pas de houille.

Puits Blondin

La fosse Blondin est ouverte en 1827 par le groupe de Liedekerque-Cazin à Hardinghen à seize mètres de l'ancien puits de la fosse Concession, abandonné depuis 1798, qui est rouvert pour servir à l'exhaure. Le puits est profond de . Le , la fosse Blondin est subitement inondée, entraînant la noyade de deux mineurs. Les travaux sont abandonnés dans les veines Maréchales et à Deux laies le , et le puits est comblé en 1834.

Puits du Bois d'Aulnes La première fosse du Bois d'Aulnes a été débutée en 1810 à Rety. La profondeur atteinte est de . Le puits a été creusé par la Société Désandrouin-d'Esgranges. Le terrain houiller a été atteint, et la veine à Deux laies est au fond du puits.

Puits du Bois d'Aulnes Le puits de la fosse du Bois d'Aulnes est ouvert et abandonné en 1810 à Rety par Désandrouin-Cazin dans les morts-terrains, à la profondeur de douze mètres.

Puits du Bois d'Aulnes La fosse du Bois d'Aulnes est creusée et abandonnée en 1810 par Désandrouin-Cazin à Rety. Le puits est profond de .

Puits du Bois d'Aulnes Le puits de la fosse du Bois d'Aulnes est ouvert en 1811 et abandonné en 1812 par le groupe de Liedekerque-Cazin à Rety. Il est profond de .

Puits du Bois d'Aulnes Le puits de la fosse du Bois d'Aulnes est ouvert et abandonné en 1811 par le groupe de Liedekerque-Cazin à Rety. Il est profond de .

Puits du Bois d'Aulnes Le puits de la fosse du Bois d'Aulnes est ouvert et abandonné en 1811 par le groupe de Liedekerque-Cazin à Rety. Il est profond de .

Puits du Bois d'Aulnes Le puits de la fosse du Bois d'Aulnes est ouvert en 1811 et abandonné en 1812 par le groupe de Liedekerque-Cazin à Rety. Il est profond de .

Puits du Bois d'Aulnes Le puits de la fosse du Bois d'Aulnes est ouvert en 1818 par le groupe de Liedekerque-Cazin à Rety. Il est profond de . La date d'abandon n'est pas connue.

Puits du Bois d'Aulnes Extraction

Les deux puits ont été commencés par le groupe de Liedekerque-Cazin, à Rety, le premier le , à au sud de la fosse du Chemin, le second le , à neuf mètres au nord du premier. Ils ont tous deux rencontré le terrain houiller à . Le premier puits a été approfondi jusqu'à et le second jusqu'à . Ils ont traversé à et une veine de charbon de d'épaisseur, plongeant au nord à raison de . Ces puits ont été abandonnés le pour être remplacés par la fosse Saint-Étienne.

Puits du Bois d'Aulnes Épuisement Il s'agit du second puits de la fosse du Bois d'Aulnes , creusé à neuf mètres au nord du puits principal, à Rety.

Puits du Bois d'Aulnes

Le puits de la fosse du Bois d'Aulnes est ouvert et abandonné en 1825 par le groupe de Liedekerque-Cazin, à Rety. Il est profond de , et a été abandonné dans des terrains mouvants.

Puits du Bois d'Aulnes Le puits de la fosse du Bois d'Aulnes est ouvert et abandonné en 1827 à Rety par le groupe de Liedekerque - Cazin. Le puits, qui a été prolongé par un sondage, est profond de .

Puits du Bois d'Aulnes Extraction À Rety.

Ouvert par De Liedekerque - Cazin le , la profondeur atteinte est de 26 mètres. La fosse a été ouverte à peu de distance de la limite occidentale du Bois d'Aulnes. Elle possède deux puits : un pour l'extraction, l'autre pour l'aérage. La fosse a été abandonnée le .

Puits du Bois d'Aulnes Épuisement À Rety. Il s'agit du puits d'aérage. Il est situé au sud du premier puits, il a rencontré la veine à Deux laies en ferme à la profondeur de . Cette veine a été exploitée et ses travaux ont communiqué avec de la fosse Gillet.

Puits Bois des Roches De 1798 à 1808, la Société Désandrouin-Cazin creuse six fosses du Bois des Roches.

Puits Bois des Roches La fosse a été la plus productive avec des accrochages établis à 35 et . Les venues d'eau très importantes ont obligé l'abandon des travaux le . Le puits est rouvert par le groupe Liedekerque-Cazin en 1814, et fut arrêté le parce que le charbon exploitable y faisait défaut. La venue d'eau était de par heure, et était épuisée au moyen de chevaux.

Puits du Bois de Saulx (Extraction)

La fosse du Bois de Saulx est composée d'un puits d'extraction et d'un puits d'aérage, entrepris en 1768 à Rety par François-Joseph Théodore Désandrouin. Le puits d'extraction de , prolongé par un touret, a atteint la profondeur de . On y exploita tout d'abord la veine à Curière (à Cuerelles), par laquelle on communiqua, au bout d'un certain temps, avec les travaux de la fosse Sans Pareille, appartenant alors à Pierre Élisabeth de Fontanieu. Puis l'exploitation était descendue en vallées vers le nord, on y déhouilla les veines Maréchale et Deux Laies. Cette dernière fut atteinte au niveau de , on y travaillait encore en 1790.

Puits du Bois de Saulx (Aérage)

Puits du Bois de Saulx

La fosse du Bois de Saulx est commencée par la Société Désandrouin-Cazin en 1805 à Rety. Le puits est directement foncé à la profondeur de , avec des accrochages établis à 62 et . La fosse donnait d'eau par jour dont une partie était épuisée par un manège à chevaux, le surplus était dirigé vers la fosse des Verreries. Abandonnée en 1814, les travaux furent repris en 1830 par le groupe Liedekerque-Cazin. la fosse est approfondie à , les veines à Cuerelles et Maréchale y sont exploitées. Les travaux sont définitivement suspendus en 1838.

Puits Bois-Lannoy La fosse du Bois-Lannoy est creusée en 1866 à Rety, par la Société de Fiennes. Le charbon y est rencontré à de profondeur, mais les travaux sont arrêtés le en raison des venues d'eau, et de la qualité médiocre du gisement.

Puits Bouchet

À Hardinghen. Ouvert en 1841, la profondeur atteinte est de 72 mètres.

Puits Brunet (ou Grand Rocher ou Républicaine)

La fosse Brunet ou Républicaine est foncée en 1793 par Delaplace à Rety, et arrêtée le : la venue d'eau était de par jour. Le puits est profond de cinquante mètres.

Puits Célisse (ou Ferri du Moulin Leroy) À Hardinghen.

Fermé en 1778, la profondeur atteinte est de 79 mètres.

Puits du Chemin À Rety.

Ouvert en 1806, la profondeur atteinte est de 39 mètres.

Puits Claude Doailles

Puits Concession

La fosse Concession est ouverte en 1793 avec deux puits par la Société Désandrouin-Cazin à Hardinghem. D'abord profonde de avec un accrochage établi à , elle fut exploitée jusqu'en 1798, tout en donnant une grande quantité d'eau. En 1827, le groupe Liedekerque-Cazin rouvre la fosse qui est approfondie à pour devenir le puits d'exhaure de la fosse Blondin. La fosse est définitivement abandonnée en 1834.

Puits Concession

Puits Coquerel

Puits Courtil-Quéhen À Rety.

La fosse Courtil-Quéhen est un petit puits de recherche très ancien, dans le bassin du bois des Roches, contre la faille du Sud . Une veine de charbon de 15 à d'ouverture a été trouvée, plongeant vers le Midi. La fosse a été arrêtée à de profondeur à cause de l'eau. C'est dans son voisinage qu'a été creusée ultérieurement la fosse du Bois Lannoy.

Puits Courtil-Rohart

Puits Delattre (ou Parisienne ) À Rety.