Paul Edmond Gires est un médecin français, pionnier de la stomatologie, né à Coutances le et mort à Verneuil-sur-Avre le .

Biographie Paul Gires, né dans une famille de négociants manchois, fait ses études au lycée Lebrun de Coutances puis sa médecine à Paris. Sa thèse de doctorat montre l'intérêt qu'il porte déjà à la stomatologieHolocaïne, son action physiologique, son emploi comme anesthésique en ophtalmologie et en stomatologie, Thèses de la Faculté de médecine de Paris, français, 1896-1, Paris.. Le professeur Paul Brouardel, doyen de la Faculté de médecine de Paris, le désigne en 1897 pour une mission d'étude sur le fonctionnement des écoles dentaires à l'étranger. Aux États-UnisDeuxième congrès français de stomatologie, 1911, comptes rendus, 654, Bureaux de la Revue de Stomatologie, Paris, 1912., le Gires mène son enquête à Boston, Chicago, Buffalo, New-York, Baltimore, Philadelphie. Il est remarqué à la School of Dental Medicine de l'Université de Pennsylvanie par le professeur Edwin T. Tarby qui lui propose de rester à Philadelphie pour se spécialiser dans la stomatologie.

Paul Gires obtient en 1898General Alumni, Catalogue of the University of Pennsylvania, 1922, . le grade américain de DDSDoctor of Dental Surgery, rentre à Paris et publie son rapport de voyage d'étudeL'Instruction dentaire à l'étranger, Rapport au ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, précédé d'une préface par le Brouardel, Steinhel, 90 p., français, 1900, Paris. L'Université du Michigan a mis cet ouvrage en ligne en juillet 2008.. Il présente en 1900 sa première communication au XIIIe Congrès international de médecineLes fistules odontologiques, 8 p., Minutes du Congrès, français, 1900, Paris. et la deuxième en 1901 à lAmerican dental club of ParisA sub-mental fistule caused by a dead tooth without caries ; old traumatism ; secondary infection of rhumatismal origin ; cure, The dental cosmos, a monthly record of dental science, , volume XLIII, issue 7, juillet 1901.. Il continue ses études à Londres puis ouvre à Paris un cabinet libéral de maladies de la bouche et des dents. Il obtient en 1902, sous la direction du médecin-dentiste des Hôpitaux de Paris Henri Bordier, le titre de chirurgien-dentiste de la Faculté de médecine de Paris. Il publie en 1903 une adaptation française d'un ouvrage de Charles N. Johnson (1860-1938), célèbre professeur de technique opératoire au Collège de chirurgie dentaire de ChicagoVoir Charles Nelson Johnson, a tribute, Université de l'Illinois, 1940.. Cet ouvragePrincipes et technique de l'obturation des dents, traduit et annoté par Paul E. Gires et Georges Robin, 343 p., 102 figures dans le texte, Société française de fournitures dentaires, français, 1903, Paris ; réédition par la Revue de Stomatolodie, 1909, Paris, complété de nombreuses notes du Paul Gires, constitue un traité complet de technique opératoire dont l'équivalent n'existait pas alors en France et qui servira pendant plusieurs générations de manuel aux étudiants et de bible aux praticiens et vaudra au Paul Gires une grande notoriété en Europe.

Paul Gires est jusqu'en 1914 secrétaire de la rédaction de la Revue de StomatologieLa Revue de Stomatologie, créée en 1894 par le Magitot, paraissait tous les mois, par fascicules de 48 pages.et assume personnellement la charge de sa publication. Il y publie de nombreuses contributionsAinsi, Syphilis héréditaire tardive avec dystrophies dentaires, 1901 ; Dentine hypersthésiée. Insensibilisation, mars 1903, Index Rosenwald, 1903/04/15, T1.V3, Paris ; Anesthésie générale par le chlorure d'éthyle pur en inhalations, Travaux au service dentaire de Bordier à l'hôpital Lariboisière, français, 1919, Paris. et restera sa vie durant membre du comité de direction de la revue. En 1907, il participe à la création de l'''Association française des médecins stomatologistes, devenue le lAssociation française pour le développement de la stomatologie'' (AFDS)Statuts en ligne sur le site de l'AFDS. dont il est membre fondateur. En 1909, il est chargé d'une mission en Autriche-Hongrie aux fins d'étudier le fonctionnement des instituts universitaires de stomatologieV. Archives Nationales, F 17/17272.. Secrétaire général du Congrès français de stomatologie en 1911, il en fait un évènement à grand retentissement international et en publie les travauxDeuxième congrès français de stomatologie, Paris, 1911, comptes rendus, publiés par le docteur Paul E. Gires, 654 p., Bureaux de la Revue de Stomatologie, Paris, 1912. Voir aussi son discours au français de stomatologie, Paris, 24 au 30 septembre 1927, 34 p., Masson, Paris..

Il fondeAvec Ludger Cruet (Vouvray, 1850 - Paris, 1918), rédacteur en chef de la Revue de Stomatologie, dentiste de l'hôpital de la Charité. à Paris en 1909Voir Les dentistes français au , Henri Morgenstern, , l'Harmattan, 2009 . l'École française de stomatologie, inspirée de son expérience américaine, qui formera de très nombreux praticiens, où il enseignera pendant toute sa carrière, s'y montrant un professeur remarquable de technique dentaire opératoire. Considéré comme un opérateur habile et impeccable, il suscite l'admiration de ses élèves. En 1920, il est appelé à la présidence de l'École Française de Stomatologie et y demeurera jusqu'en 1944. L'École a été intégrée en 1944Décret du 29 septembre 1944. dans la Faculté de médecine de l'Université de Paris. Paul Gires est pendant deux ans président du Syndicat national des médecins stomatologistes. En 1927, il prononce le discours d'ouverture du de stomatologie de ParisMasson et Cie, 34 p., Paris, 1927. et en est l'éditeur scientifique.

Dans son enseignement, ses élèves et ses collègues le considèrent comme le pionnier et le maître de la stomatologie française. Il est en même temps un des praticiens libéraux les plus réputés de ParisLe Docteur P.E. Gires, Ch. L'Hirondel, directeur de l'École de Stomatologie de la Faculté de médecine de Paris, Revue de stomatologie, t. 49, -12, français, 1948, Paris..

En 1933, il met fin à son activité libérale à Paris, mais conserve son enseignement et la présidence de l'École française de stomatologie. Il se retire à Verneuil-sur-Avre, y ouvre un cabinet, devient le stomatologiste de l'École des Roches. Il y décède en 1948 et repose à Vaudrimesnil.

Distinctions , décret du

Notes et références

Catégorie:Médecin français du XXe siècle Catégorie:Odonto-stomatologie Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en juin 1873 Catégorie:Naissance à Coutances Catégorie:Décès en octobre 1948 Catégorie:Décès à 75 ans