Henri Aucapitaine (Marie Jean Charles), dit le Baron Aucapitaine, né le à Saint-Maurice-de-Tavernole (Charente-Maritime), mort du choléra le à Beni Mansour (Algérie)ANOM, acte de décès n°9, vue 6/6, est un officier de l'armée d'Afrique chargé des affaires indigènes, qui a consacré une grande partie de ses travaux à l'étude de la Kabylie. Petit-fils de Pierre Aucapitaine, il est mort alors lieutenant au régiment d'infanterie de ligne, peu de temps après avoir épousé Sophie Magdeleine de Chancel, fille d'Ausone de Chancel, sous-préfet de BlidaArchives nationales LH/69/51. Sophie Magdeleine de Chancel meurt également à Beni Mansour (Algérie), quatre jours avant Henri AucapitaineANOM, acte de décès n°7, vue 5/6, également du choléra.
Biographie À 17 ans, Henri Aucapitaine devient membre agrégé de la Société des Sciences NaturellesFrançois Pouillon, Dictionnaire des Orientalistes de langue française, Éditions Karthala, 2008, pages 28-29 et est pris d'affection par le Prince Charles-Lucien Bonaparte qui exerça une véritable influence sur la direction de ses travaux. Engagé volontaire en 1854 dans les tirailleurs algériens et promu lieutenant peu avant sa mort, sa carrière militaire, en Corse, en Syrie et principalement en Algérie, fut surtout le moyen d'études et de découvertes des peuples et de la nature. En 1860, secrétaire du Général de Beaufort, commandant l'expédition française en Syrie, il étudie les Druzes. En Kabylie, il recueille de nombreux Kanun (code) et découvre le bas-relief d'Abizar qui témoigne d'une antique écriture berbère.
Henri Aucapitaine était favorable à l'octroi de la pleine citoyenneté française aux « indigènes musulmans » d'Algérie« Un des moyens les plus efficaces pour relever et surtout encourager la partie éclairée du peuple Arabe, serait d'accorder, sans restriction ni retard, la qualité et les droits de citoyen Français à tous les indigènes musulmans qui demanderaient ce titre, d’admettre sur le même pied que nous les jeunes Algériens dans les écoles gouvernementales, en faire des officiers français, des médecins français et surtout des agriculteurs français. En un mot, et comme l’a si bien dit M. le général Yusuf, supprimer entre hommes cette fatale distinction d’Indigènes et de Français qui équivaut trop souvent aux mots barbares de vaincus et de conquérants. », Henri Aucapitaine, Études sur le passé et l'avenir des Kabyles, Challamel, 1864, p.63.
Le naturaliste Jules René Bourguignat a donné son nom à un mollusque du Sahara, Planorbis Aucapitaineianus.
Henri Aucapitaine était membre de la Société française d'archéologie et Chevalier de la Légion d'honneurBase Léonore.
Œuvres Les Beni-Mezab : Sahara algérien, Challamel aîné, 1867 Études sur le passé et l'avenir des Kabyles. Les Kabyles et la colonisation de l'Algérie, Alger, Bastide, 1864 Étude sur l'origine et l'histoire des tribus berbères de la haute Kabylie, Impr. impériale, 1860 La Zaouia de Chellata, excursion chez les Zaouaoua de la haute Kabylie, Genève, J. G. Fick, 1860 Le pays et la société Kabyle (Expédition de 1857), Paris, A. Bertrand, 1857 Étude sur les Druzes, Nouvelles annales des voyages - , Paris, 1862 Mollusques terrestres et d’eau douce de la haute Kabylie, 1862
Notes et références
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