Le de chasseurs à pied ( BCP) est une unité militaire française dissoute de l'infanterie alpine (chasseurs alpins) dont les casernements en 1914 étaient à Grenoble dans l'Isère.

Création et différentes dénominations 1871 : création du de chasseurs à pied, 1889 : devient le alpin de chasseurs à pied (BACP)Par la loi du 24 décembre 1888, publiée au journal officiel le 22 décembre 1888, décret du 2 janvier 1889., 1916 : devient le de chasseurs alpins, 1924 : alpin de chasseurs à pied, 1927 : de chasseurs alpins, 1929 : de chasseurs à pied en garnison à Metz, 1940 : dissolution, 1940 : nouvelle création du bataillon (armée d'armistice), 1942 : dissolution, 1945 : de chasseurs portés, 1968 : de chasseurs motorisés, 1977 : de chasseurs, 1990 : de chasseurs à pied, 1998 : dissolution.

Historique des garnisons, campagnes et batailles Garnisons

1871 : Rochefort sur mer 1872 - 1875 : Paris 1875 - 1876 : Embrun 1876 - 1881 : Clermont-Ferrand 1881 : Tunisie 1882 - 1885 : Clermont-Ferrand 1885 - 1888 : Batna 1888 - 1889 : Embrun 1889 - 1893 : Grenoble 1893 - 1895 : Embrun 1895 - 1901 : Grenoble 1901 - 1903 : Embrun 1903 - 1909 : Grenoble 1909 - 1911 : Embrun 1911 - 1914 : Grenoble 1919 - 1922 : Landau - Deux Ponts 1922 - 1924 : Oberstein - Birkenfeld 1924 - 1929 : Rur - Euskirchen - Düren 1929 - 1931 : Metz 1931 - 1936 : Sarreguemines 1936 - 1939 : Saint Nicolas de Port 1940 - 1942 : Saint Laurent de Céris 1942 - 1945 : Clandestinité (Charente - Moselle) 1945 - 1946 : Metz - Paris - Lorrez le BocageSaint Benoît sur Loire - Baumholder - Cochem 1946 - 1951 : Limoges 1951 - 1956 : Saarburg 1956 - 1958 : Maroc 1958 - 1964 : Algérie : dissolution à Donaueschingen : renaissance à Lunéville : dissolution à Lunéville

De 1871 à 1914 vignette|Les chasseurs du alpin de chasseurs dans les Alpes en 1912. : au lendemain même des revers de 1870 un décret en date du crée le de chasseurs à pied. Durant la Commune de Paris en 1871, le bataillon participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante 1881 : il prend part à l'expédition de Tunisie (combat de Mateur). 1885 : Algérie (Les Aurès) il quitte définitivement la terre d'Afrique pour tenir garnison à Grenoble. Il est l'un des douze bataillons de chasseurs à pied spécialisés « alpin » par la loi du . ( - - - - - - - - - et ). En garnison à Grenoble (Isère).

Première Guerre mondiale Rattachements successifs À la mobilisation en 1914 le bataillon est en casernement à Grenoble et fait partie de la de la d'infanterie du d'Armée. d'infanterie en . d'infanterie d' à . d'infanterie de à .

1914 vignette|Tête des Faux en 1914. Août : parti de Jausiers, son secteur des Alpes, s'embarque à Chorges le . L'effectif du bataillon est alors de 25 officiers, 102 sous-officiers et de troupe répartis en 1 état major, 1 section hors rang et 6 compagnies. Il comprend d'autre part 46 chevaux et 106 muletsJMO du BCP sur le site Mémoires des hommes. fin août, Opération d'Alsacechtimiste.com — Alsace Bois de Ménampré, Bois Chenu Septembre - décembre, Lorraine : Lesseux, La Tête du Violu décembre : Vosges, Chapelle Saint-Antoinechtimiste.com — Vosges 1915, Hartmannswillerkopf, Tête des Fauxchtimiste.com — Tête de Faux

1915 Vosges : Tête des Faux,

De février à juillet il participe à la bataille du Reichsackerkopf.

Alsace juin à août : Bataille du Linge (juin-)chtimiste.com — Opération du linge : Reichackerkopf, le Linge. Le bataillon est presque anéanti durant cette opération.

1916 Alsace Bataille de la Somme : Curlu, La pestilence, Cléry, Sud de Maurepas, Bois de Hem, Bois du Ravin, Calvaire de Maurepas, Mont-Saint-Quentinchtimiste.com — La Somme. Vosges

1917 Vosges : La Chapelotte Aisne : Chevreuse Champagne : Tahure Front italien : Monte Tomba, Monfénéra.

1918 Italie : col de la Russo Contre offensive Marne et Ourcq (juillet) Somme : tunnel du Tronquoy, Nord de Saint-Quentin, Bois des Taupes, Courjumelles, Guisechtimiste.com — Guise

Entre-deux-guerres vignette|Le lieutenant Pierre-Élie Jacquot du en 1924.|gauche 1919 - 1929 : occupation de l'Allemagne, Ider-Birkenfeld, Düren, Drove et Euskirchen. 1929 : en garnison à Metz, dissolution puis nouvelle création à partir du BCP (le bataillon perd sa spécificité alpine et redevient le BCP.

Seconde Guerre mondiale

1939 : Sarre Kleinblittersdorf. vignette|centre|Merlebach, maison fortifiée, adj chef Carpentier en mars 1940. 1940 : Lorraine (Saint-Avold, Forbach), Oise (Ormoy-Villers), Loire, dissolution centré|vignette|150x150px|écusson 30e BCP vignette|Affiche de recrutement pour le sous Vichy : . 1940 - 1942 : recréé dans l'Armée d'Armistice. 1944 : Lorraine (Metz, Merlebach), Allemagne.

De 1945 à nos jours 1956 : Algérie française : Nemours ; Maroc : (Kasba-Tadla, Oujda, Meknès, Taza, Marrakech, Fès). 1958 : Algérie française : (Geryville, Corneille, Oran, Aïn-Temouchent). 1964 : dissolution 1968 : re-création à Lunéville 1977 : il est une des unités de la division blindée lors de sa formation le . 1990 : dissolution au sein de l'armée d'active et recréation en tant qu'unité de réserve par changement d'appellation du BCP. Transfert de la compagnie antichar au d'infanterie de Belfort (cette compagnie est elle-même dissoute en 2001 dans le cadre d'une réorganisation des unités d'infanterie). 1998 : dissolution du bataillon de chasseurs (unité de réserve).

Traditions vignette|Les deux fanions du de chasseurs après la Grande Guerre : à droite le fanion utilisé pendant la guerre et déchiré pendant les combats et à gauche le fanion offert par le journal La République de l'Isère en décembre 1918. alt=Fanion bleu et jaune, portant le numéro 30 dans un cor. Sur la hampe est accrochée une fourragère rouge et la croix de guerre 1914-1918 avec un long ruban|vignette|Fanion du de chasseurs.

Devise

Drapeau Comme tous les autres bataillons de chasseurs ou groupes de chasseurs, il ne dispose pas de son propre Drapeau, mais il assure la garde alternée du Drapeau des chasseurs, commun à toutes les unités de chasseurs.

Le bataillon porte la fourragère a la couleur du ruban de la Légion d'honneur, qui lui a été remise le , après avoir reçu la Croix de guerre 1914-1918 avec six citations à l'ordre de l'armée au cours de la Première Guerre mondiale.

Le fanion du GC est actuellement à la garde du de chasseurs à pied.

Décorations Félicitations et citations obtenues par le du

Le général commandant le détachement s'empresse d'adresser toutes ses félicitations au lieutenant-colonel Goybet, commandant le de Chasseurs et à ses si braves troupes pour leur succès d'hier contre un ennemi très supérieur en nombre.

Ordre général du

Le général commandant le groupement des Vosges adresse ses félicitations. Il témoigne spécialement sa satisfaction aux détachements des de Chasseurs alpins… qui ont rivalisé d'entrain dans l'attaque des retranchements ennemis.

Ordre de groupe des bataillons de chasseurs de la D.I.

Après avoir délogé l'ennemi de toute la vallée de la Fecht, aux combats du Hohneck, de Gaschney, du Sattel ( et ), de Günsbach (), de Turckheim (), a vigoureusement pris part au combat d'Ingersheim (), en détruisant l'aile gauche ennemie à Logelbach. Ramené en toute hâte dans la région du col du Bonhomme, col des Bagenelles, violemment bombardée pendant plusieurs jours, y a maintenu l'ennemi par de vigoureuses contre-attaques. Prenant part aux opérations du col des Journaux, a poussé vers Mandrey des reconnaissances offensives et, de concert avec le de Chasseurs alpins, a capturé le convoi d'une division bavaroise.

En , s'est emparé de haute lutte du bois du Chena et du Mont et a coopéré à l'enlèvement des hauteurs de Lesseux. Par une série d'audacieux coups de main (), s'est emparé de la région frontière comprise entre le Rossberg et le col de Valdhaus, et a puissamment contribué à l'enlèvement du sommet du Violu par le de Chasseurs alpins ainsi qu'à l'arrêt de fortes contre-attaques ennemies.

Ordre de la armée , du

Le de Chasseurs, sous les ordres du chef de bataillon Bouquet : S'est affirmé une fois de plus comme une troupe d'élite, dans une région montagneuse très difficile : a enlevé sous le feu de l'infanterie et de l'artillerie ennemies d'une violence extrême et après plusieurs assauts, sous bois, une position organisée de longue date par l'ennemi ; s'y est maintenu malgré les attaques réitérées de troupes fraîches précédées par des bombardements d'artillerie lourde d'une intensité peu commune ; a infligé de lourdes pertes à l'ennemi.

Ordre du d'armée , du

Le de Chasseurs alpins : Après avoir, du au , organisé, sous le feu de l'artillerie, une base d'attaque modèle, s'est porté sous les ordres de son valeureux chef, le commandant Latrabe, et malgré un feu terrible de mitrailleuses, à l'assaut de quatre lignes de tranchées successives défendues par des forces supérieures, s'en est emparé aux prix de pertes sensibles, les a retournées et organisées, en quatre heures, en une nouvelle base d'attaque, qui a été encore perfectionnée malgré un violent feu d'artillerie, du au . A pris neuf mitrailleuses, deux lance-bombes, des approvisionnements considérables en cartouches et matériel divers et a fait plus de 200 prisonniers.

Ordre du G. Q. G. "D", du

Le de Chasseurs alpins : Bataillon d'élite déjà cité à l'ordre de l'armée, sous les ordres du commandant Latrabe, a fait preuve, au cours des opérations de juillet, août, septembre et sur la Somme, d'un esprit offensif qui ne s'est jamais démenti, marquant par une avance chacun de ses combats et capturant près de 600 prisonniers, 10 mitrailleuses et un important matériel. Signé : Pétain.

Ordre de la armée du

Le de Chasseurs : : Les et de Chasseurs : Sous l'impulsion énergique du lieutenant-colonel Zerbini et le commandement des chefs de bataillon Touchon, Latrabe, Masson, après avoir, les , et , refoulé les lignes ennemies à plus d'un kilomètre, a pris part à la bataille dernière d'une façon particulièrement brillante, a lutté d'abord sans arrêt les , et pour s'emparer de quatre bois et d'un village, a forcé l'adversaire à abandonner sur place de nombreuses mitrailleuses ainsi que d'importants dépôts de munitions : a repris le combat trois jours après et s'est emparé d'une grosse localité et de ses abords, défendus par des mitrailleuses et des canons qui sont restés entre nos mains.

ordre de la , du

Le de Chasseurs alpins : Sous les ordres du commandant Latrabe, chef superbe de froide bravoure et de sage énergie, aimé et suivi de sa troupe qu'il a faite à son image, a pendant cinq jours de combats les plus rudes, conquis deux lignes de tranchées fortement occupées, progressant sur une profondeur de cinq kilomètres, faisant subir à l'ennemi des pertes importantes, lui capturant de haute lutte 145 prisonniers, 2 canons, 28 mitrailleuses et un matériel de toute nature dont 5 canons et 2 dépôts de munitions d'infanterie et d'artillerie. Signé : Debeney.

Ordre de la , du

le de bataillons de Chasseurs alpins : le (commandant Latbabe) : le (commandant Masson) : le (commandant Touchoïn) : Engagé du au , dans un combat de rupture contre les positions puissamment organisées de la ligne Hindenburg, a mené sans arrêt ses attaques en progressant d'une façon continue, sans laisser un moment de répit à l'adversaire, malgré sa résistance acharnée. Grâce à la souplesse de ses manœuvres, à la bravoure de ses troupes et à leur esprit de sacrifice est venu à bout des résistances les plus opiniâtres et a pu enlever, de haute lutte, le ? une ferme solidement organisée, rompant enfin la ligne ennemie. A fait, au cours de ses attaques, 833 prisonniers valides, dont 30 officiers, a pris cinq canons, 14 minenwerfer, 180 mitrailleuses et une quantité de matériel. Signé : Debeney.

Ordre de la , du

Le de Chasseurs alpins :