Jacques Branet, né le dans le arrondissement de Paris. et mort le à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce dans le arrondissement de Paris, est un général français, héros de la France libre, Compagnon de la Libération. Il est choisi comme parrain de la promotion 2017-2018 du 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.
Biographie Fils de conseiller d'État, administrateur de sociétés, Jacques Branet est né le .
Étudiant, il est appelé sous les drapeaux en 1936 comme élève officier de réserve (EOR) à Saumur (École de l'Arme blindée cavalerie). Aspirant en 1938, il demande à être maintenu en activité.
Seconde Guerre mondiale : campagne de 1940 En , lieutenant au régiment de dragons, il est capturé non sans avoir livré de durs combats à la tête de son peloton, il est cité une première fois.
Prisonnier de guerre Retenu en Allemagne depuis le , il s'évade de l'Oflag II D (Hohenstein) le en compagnie d'Alain de Boissieu et d'Aloyse Klein vers la Lituanie alors occupée par l'URSS. Interné en URSS car considéré comme espion, il bénéficie par contrecoup de l'offensive allemande de : en effet, la liste des prisonniers français détenus aux sud de Moscou est transmise aux nouveaux alliés britanniques et français, qui la transmettent aux Forces françaises libres (FFL). Avec 185 autres camarades, il est évacué vers l'Angleterre.
Forces françaises libres En , il s'engage dans les FFL. Il crée le l'Escadron mixte des FFL avec des anciens des troupes motorisées et les volontaires pour servir dans les chars. Il est promu capitaine en .
Avec son escadron mixte, il débarque en à Suez pour rejoindre la colonne Leclerc qui est en Tunisie après être remontée du Tchad. En Tripolitaine, à Sabratha, la première compagnie de chars, la deuxième compagnie de chars et l'escadron mixte se rassemblent pour recréer le de chars de combat. Branet conserve le commandement de l'escadron mixte qui devient alors troisième compagnie de char (dont les traditions demeurent au sein du du RCC, stationné aujourd'hui à Mourmelon, Marne).
Le RCC s'entraîne au Maroc avec l'ensemble de la division Leclerc (deuxième division blindée). Il embarque à Oran pour l'Angleterre en . Débarqué en France le , Branet participe à la tête du 3/501 à la campagne de Normandie et s'illustre particulièrement dans la forêt d'Écouves: sur la route d'Écouché, il s'oppose au Panzer et fait 300 prisonniers.
Libération de Paris Le , il reconquiert les villes de Wissous et de Fresnes et s'engage dans Paris. Il est blessé par plusieurs éclats de grenade le lendemain, rue de Rivoli, alors qu'il emmène ses hommes jusqu'au QG des forces allemandes du à l'hôtel Meurice. Il participe à l'arrestation du général von Choltitz et de son état-major.
Branet, poursuit la campagne de France et combat dans les Vosges où il est à nouveau blessé par des éclats d'obus le (à Hablainville en Meurthe et Moselle). En , il prend part aux opérations d'Alsace et à la libération de Strasbourg.
Le , il est relevé à la tête de la troisième compagnie de chars du RCC par le capitaine Alain de Boissieu, et rejoint l'état-major du RCC avec lequel il termine la guerre en Allemagne.
Après la guerre Promu chef d'escadrons en , il est affecté à Tunis, où il dirige le service d'information puis le cabinet militaire du Résident général de France.
De 1947 à 1951, il remplit plusieurs missions au Fezzan (Libye), en Tunisie, au Tchad et au Maroc pour le compte de l'état-major du général inspecteur des Forces terrestres aériennes et maritimes en AFN.
Il commande de à 1953 le Régiment de Cuirassiers avant de rejoindre l'École supérieure de guerre à Paris.
La guerre d’Algérie Lieutenant-colonel en , il entre au cabinet de Maurice Bourgès-Maunoury, puis participe à celui de Robert Lacoste, ministre résident en Algérie.
À partir d', il commande en Algérie le de spahis à la tête duquel il est cité deux fois.
En , il est détaché à l'état-major particulier de la présidence du conseil à Matignon, puis sert encore le général de Gaulle à l'état-major particulier du président de la République entre 1959 et 1960.
Colonel en , il retourne en Algérie et prend le commandement du de Spahis de à . Il est à nouveau cité.
Auditeur du CHEM et de l'IHEDN en 1962, il est nommé en 1963 adjoint au général gouverneur militaire de Paris et commandant la première région.
Mais à la suite de graves problèmes de santé, il est forcé de quitter le service actif et il est admis en deuxième section avec le grade de général de brigade en .
Jacques Branet meurt à l'hôpital du Val de Grâce à Paris le . Il est inhumé à Sainte-Hélène-du-Lac (Savoie).
Décorations Décorations françaises
par décret du (6 citations) (3 citations) par décret du
Décorations étrangères (États-Unis) sans cadre|50x50px Commandeur de l'Ordre de l'Étoile noire (Bénin) (Tunisie) (Maroc)
Annexes Bibliographie L'Escadron, carnets d'un cavalier, Flammarion, 1968.
Liens externes Le portrait de Jacques Branet sur le site de l'ordre de la Libération
Références
Catégorie:Naissance dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Naissance en janvier 1915 Catégorie:Décès en février 1969 Catégorie:Décès à l'hôpital du Val-de-Grâce Catégorie:Décès à 54 ans Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Personnalité de la France libre Catégorie:Résistant français Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1960 Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la croix de la Valeur militaire Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Commandeur de l'ordre du Nichan Iftikhar Catégorie:Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite Catégorie:Personnalité liée à Wissous Catégorie:Officier de réserve Catégorie:Évadé de guerre