Kampala est la capitale de l'Ouganda depuis son indépendance en 1962. C'est aussi la plus grande ville et la plus peuplée du pays, comptant près de 1,8 million d'habitants (recensement de 2024).
Elle est divisée en cinq quartiers administratifs : Kampala Central, Kawempe, Makindye, Nakawa, et Rubaga.
La métropole du Grand Kampala inclue Wakiso District, Mukono District, Mpigi District, Buikwe District and Luweero District, regroupant une population estimée à 6,7 millions d'habitants (2019), couvrant une surface de km.
En 2015, l'activité économique de la métropole génèrait plus de la moitié du PNB ougandais, soit près de 14 milliards de dollars.
En 2018, Kampala figurait parmi les villes africaines possédant une croissance démographique parmi les plus élevées, avec un taux de 4,03 % d'augmentation annuelle.
Histoire vignette|La maison d'Albert Ruskin Cook à Makindye, Kampala. Construite en 1920, elle est le lieu de naissance de Muteesa II (cliché, décembre 2018).
Kampala présente la singularité d'être née d'une capitale précoloniale, le Kibuga, qui abritait le palais – lubiri − du roi (kabaka) du Buganda. Cette capitale africaine était installée sur un site de collines séparées par des marais où se tenaient les marchés.
Avant l'arrivée des britanniques, le roi du Bouganda, le Kabaka, avait choisi la région qui deviendrait Kampala comme son terrain de chasse favori. La zone était composée de nombreuses collines et de marécages. Ce terrain abritait de nombreuses espèces d'antilopes, dont l'impala.
À leur arrivée, les Britanniques renommèrent la région en collines d'Impala. La dérivation en langage bougandais donna Kasozi Ka Mpala (Kasozi ka signifiant colline de), Ka Mpala ressemblant à un seul mot à l'oreille. Quand le roi allait chasser, les Bougandais (ou Bagandas) disaient Kabaka a'genze e Ka'mpala (Le Kabaka est parti à Ka'mpala). Le nom de Kampala était apparu. La zone consistait en plusieurs collines : celle de Kampala avait été choisie pour la garnison britannique, celle de Mengo accueillait la cour du roi et de ses dignitaires, avec les cases de la reine-mère (Namasolé) et celles de la reine-sœur (Loubouga)Georges Leblond, Le Père Auguste Achte et la mission de l'Ouganda de 1890 à 1905, Paris, Procure des Pères blancs, 1928, , enfin celle de Rubaga accueillait la mission catholique et celle de Namirembé était investie par la mission protestanteGeorges Leblond, idem.
Kampala a donc grandi comme la capitale du royaume bougandais, dont beaucoup de bâtiments survivent encore, tels que les tombes Kasubi (construites en 1881), le parlement bougandais, la cour de justice bougandaise et l'emplacement du couronnement de Naggalabi Buddo.
Destitué le 10 septembre 1888, le kabaka Mwanga II est enfermé dans la prison royale de Kampala, d'où il s'échappe un mois plus tard et récupère son trône.
En 1890, le capitaine Frederick Lugard, administrateur britannique, organisa un forum le long de la colline de Mengo dans la ville, permettant aux Britanniques d'occuper une grande partie du territoire contrôlé par les Baganda, y compris KampalaBritannica, Kampala, britannica.com, USA, consulté le 20 juillet 2019.
En 1894, lors de la formation du protectorat de l'Ouganda, la ville compte environ vingt-mille habitants.
En 1905, le gouvernement britannique a officiellement déclaré le territoire entier colonie britannique, partie intégrante de l'Afrique orientale britanniqueRoman Adrian Cybriwsky, Capital Cities around the World: An Encyclopedia of Geography, History, and Culture, ABC-CLIO, USA, 2013, p. 203.
Le 9 octobre 1962, jour de l'indépendance du pays, Kampala prend la place d'Entebbé en qualité de capitale du pays.
La plus grande partie de la ville est détruite durant la guerre ougando-tanzanienne, notamment lors de la bataille de Kampala, le 11 avril 1979, qui conduit au renversement de la dictature d'Idi Amin Dada, et à une guerre civile. Après trois ans d'occupation, l'armée tanzanienne quitte l'Ouganda en 1981(en) Tony Avirgan et Martha Honey, War in Uganda: The Legacy of Idi Amin, Dar es Salaam, Tanzania Publishing House, 1983, .. La ville est ensuite reconstruite sur des bases plus saines.
La ville de Kampala est célèbre pour être la ville connaissant le plus grand nombre d'orages par an (242 en moyenne).
Géographie Kampala est située quasiment au centre du territoire ougandais, non loin du lac Victoria.
La ville est divisée en cinq quartiers : Kawempe au nord Rubaga à l'est Centre Makindye au sud Nakawa à l'ouest vignette|upright|Station de taxis. À l'instar de nombreuses villes, Kampala prétend avoir été bâtie sur sept collines, bien que ceci ne soit pas tout à fait exact. Voici la liste des sept collines historiques : Kasubi : première colline en ordre d'importance historique. C'est là que se trouvent les tombeaux des rois du Buganda à Kasubi. Mengo : c'est à cet endroit que se trouve le palais Kabaka actuel et la cour de justice bougandaise. Kibuli : c'est là que se trouve la mosquée de Kibuli. L'islam avait déjà été apporté en Ouganda jusque quelques années (1857) avant l'arrivée des missionnaires chrétiens. Namirembé : emplacement de la cathédrale anglicane. Les protestants furent les premiers chrétiens à évangéliser l'Ouganda. Rubaga : site de la cathédrale catholique Sainte-Marie et où se situe la maison générale des Pères blancs, évangélisateurs de l'Ouganda Nsambya : urbanisée par les pères de Mill Hill. On y trouve l'hôpital Nsambya Kampala : colline de l'Impala où se trouvent les ruines du fort Lugard. C'est de cette colline que la ville tire son nom.
La physionomie de la ville est profondément marquée par le territoire qui l'entoure : collines au nord, marais de papyrus et lac Victoria au sud.
Le territoire administratif de la ville de Kampala compte aussi de grandes étendues agricoles qui représentent de petites exploitations d'autosubsistance pour ses habitants. L'augmentation du prix des terrains à cause de l'agrandissement de la ville entraîne une forte spéculation foncière sur ces terrains, malgré les efforts de la municipalité pour offrir des logements à des prix abordables pour ses habitants.
Climat La ville est soumise à un climat équatorial (Köppen: Af, Trewartha: Arab) modéré par son altitude.
Population vignette|upright|Bidonville à . Depuis 1948, l'évolution démographique de Kampala a été :
Histogramme de l'évolution démographique de Kampala
Kampala abrite 5 % de la population ougandaise. De 1991 à 2002 la ville a connu un taux d'accroissement annuel moyen de 3,9 %.
39 % de la population de Kampala vit sous le seuil de pauvreté absolue et 43 % de sa population est sans emploi.
9,2 % de la population de la ville est contaminée par le virus du sida. Ce taux atteint 47 % chez les prostituées.
Transport La route Transafricaine 8 Lagos-Mombasa passe par Kampala.
L'aéroport international d'Entebbe est situé à 35 km de Kampala.
La (URC) gère le transport ferroviaire.
Enseignement supérieur Le plus ancien établissement est l'université Makerere, il a été fondé en 1922.
L'université de Kyambogo fondée en 2003 est située dans le quartier de Kyambogo.
L'université internationale d'Afrique orientaleWagdy Sawahel. "UGANDA: International university approved", University World News, 23 janvier 2011 (consulté le 9 juin 2026), privée, a été fondée en 2010.
Lieux de culte
Parmi les lieux de culte, il y a principalement des églises et des temples chrétiens : Archidiocèse de Kampala (Église catholique), Church of Uganda (Communion anglicane), Presbyterian Church in Uganda (Communion mondiale d'Églises réformées), Baptist Union of Uganda, la Communauté Baptiste au Centre de l'Afrique (Alliance baptiste mondiale), Assemblées de DieuJ. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 2920. Il y a aussi des mosquées musulmanes.
Personnalités liées à la ville Catégorie:Naissance à Kampala Catégorie:Décès à Kampala
Sport
Les principaux clubs de football de la ville sont le SC Villa, le KCCA FC, l'Express FC et l'URA FC.
Jumelages
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Bernard Calas, Kampala : la ville et la violence, Karthala, Paris ; IFRA, Nairobi, 1998, 440 p. (texte remanié d'une thèse de doctorat de Géographie, Paris 10, 1994) Ryszard Kapuscinski évoque cette ville dans son livre Ébène (1998).
Liens externes Plan de la ville
Catégorie:Ville en Ouganda Catégorie:Capitale en Afrique Catégorie:Ville de la vallée du grand rift