La Chase Manhattan Bank était une banque d'investissement basée à Chicago aux États-Unis. Elle a fusionné avec la J.P. Morgan & Co. en pour former une holding financière, JPMorgan Chase. Parmi ses anciens présidents, on peut citer David Rockefeller.
Historique vignette|Spécimen d'un certificat d'action de la Chase National Bank. |gauche Depuis sa fondation le par Aaron Burr (1756 - 1836), fils d'un pasteur presbytérien, futur troisième vice-président des États-Unis, dans une maison située au de Wall Street à New York, jusqu'en 1877, la banque s'est appelée la (New York);.
De 1877 à 1954, elle a pris le nom de , banque créée en 1877 par (1802 - 1891)Il avait déjà fondé en 1863 avec ses fils Samuel et la First National Bank of New York., alors secrétaire d'État au Trésor, et Salmon P. Chase (1808 -1873).
Et depuis 1955 jusqu'en 1976, elle s'est nommée la Chase Manhattan BankJ.P. Morgan Chase & Co., International Directory of Company Histories, St. James Press, 2001, accédé le 2007-11-04.
Elle fut plusieurs fois la cible d'attentats contre ses locaux, notamment le (organisé par le militant Sam Melville) ou, à la même époque, par le Weather Underground.
Collaboration avec le Reich
En 2004, le FBI déclassifie des informations selon lesquelles la Chase Manhattan Bank a passé en 1936 une convention avec le pour contourner le boycott monétaire de l'Allemagne en achetant et en changeant en dollars contre une forte commission des reichsmarks, les Rückwanderer (marks restitués) qu'on croit être le produit de confiscation aux Juifs d'Allemagne.
Entre 1936 et 1941, le gouvernement allemand dispose ainsi de devises pour un montant de 20 millions de dollars qui a servi à acheter du matériel et du pétrole à d'autres entreprises américaines. Les commissions se sont élevées à 1,2 million de dollars dont ont été conservées par la banque.
En 1999, Lionel Jospin, premier ministre, et Claire Andrieu, professeur à la Sorbonne, déclarent que, pendant l'occupation allemande de la France, les banques françaises recevaient la visite des autorités allemandes pour connaître le montant des avoirs juifs, mais pas les banques américaines. Ainsi, le dirigeant de la branche française de la Chase national Bank, Carlos Niedermann, protégé par l'ambassadeur américain de l'époque n'avait pas à rendre des comptes sur les avoirs juifs détenus.
Notes et références
Catégorie:Banque ayant son siège aux États-Unis Catégorie:Entreprise américaine disparue Catégorie:Entreprise ayant son siège à Chicago