Le concile d'Épaone est une assemblée tenue « le 17 des calendes d'octobre, sous le consulat d'Agapit », soit le , sur proposition de l'évêque métropolitain de Vienne, Avit.

Contexte vignette|Sigismond (peinture du ). Avit, évêque métropolitain de Vienne, propose en 517 à tous les évêques du royaume des Burgondes un concile pour réfléchir à la situation religieuse nouvelle créée par l'accession au trône en 516 de Sigismond, converti au catholicisme entre 502 et 506 sous l'influence de l'évêque.. Ce dernier s'ouvre probablement le 6Karl Joseph von Hefele, Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2, n°2), G. Olmos, 1973, 751 pages, . et se termine le , pas moins de 25 prélats en un concile à Épaone qui comporte .

On devait y discuter d'un certain nombre de règles morales et de l'attitude à adopter à l'égard des ariens. Avit comprit qu’il ne fallait pas bousculer une population qui restait importante dans le royaume. Les évêques refusèrent ainsi, au motif de la souillure des lieux, de pratiquer le culte catholique dans les églises ariennes. Avit craignait de provoquer la colère des ariens, encore puissants en Italie et en Provence sous domination ostrogothe ainsi qu'en Espagne. Il redoutait aussi qu’un arien ne succédât à Sigismond.

Localisation du site d'Épaone Le lieu n'est pas certifié. Des fouilles archéologiques menées par Jean-Michel Poisson, de 1994 à 1995 sur le site d'Albon :

C'est également l'opinion de Nicolas Payraud pour qui, en 1009, le comte d'Albon possède déjà la partie occidentale de ce domaine, autour d'Albon, qui s'étend jusqu'à Anneyron et est probablement la citée en 890..

Certains auteurs plus anciens avaient supposé l'hypothèse de Crezantien, près de la cité de Vienne, de Saint-Maurice, en Valais, ou encore en Chablais sur les rives du Léman, et correspondant probablement Évian, voire la ville savoyarde de YenneLéon Ménabréa, La Marche des études historiques en Savoie et en Piémont depuis le jusqu'à nos jours et des développements dont ces études sont encore susceptibles, 1839, page 48-49, note 99 (lire en ligne).. Le hameau de Ponas , situé sur le territoire de la commune de Bonnefamille, entre Vienne et Bourgoin, est également donnéÉtienne-Joseph Poullin de Lumina, Histoire de l'Église de Lyon, depuis son établissement par saint Pothin, dans le second siècle de l'Église, jusqu'à nos jours, chez Joseph-Louis Berthoud, 1770, 580 pages, page 77 (présentation en ligne, consulté le ).. Hypothèse reprenant l'analyse de l'historien dauphinois du Nicolas Choriercitation dans Le grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de l'Histoire sacrée et profane, 1759, volume 4, page 121 (lire en ligne, consulté le )..

Une décision et un premier désaccord Ce fut le premier concile vraiment hostile aux juifs, le canon dont l'évêque de Vienne fut l’âme, sinon le principal rédacteur des quarante et un canons, interdit aux laïcs de prendre leurs repas avec les juifs. et, pour montrer jusqu’où devait aller leur horreur et leur rejet, il défend aux clercs de manger avec un laïc qui se serait souillé en mangeant à la table d'un juifRoger L. Dufroid, « Les Juifs à Vienne : sous la domination temporelle des archevêques de Vienne », Bulletin de la Société des amis de Vienne, n°2, 1985, ..

Au concile d’Épaone, les évêques avaient aussi établi certaines règles disciplinaires. Par exemple : en interdisant à un veuf ou une veuve d’épouser un beau parent, sous peine d’excommunication. Ils condamnaient comme incestueuse de telles unions. Cette règle conduisit à l'excommunication un an plus tard du prévôt du fisc Étienne, qui avait épousé sa belle-sœur..

Le concile d'Épaone, en 517, prononce une excommunication de deux ans contre celui qui a tué un esclave non condamné par le juge. L'Église déclare aussi légitimes les unions entre esclaves qu'elle a bénies. Elle recommande de ne pas séparer le mari de la femme, les parents des enfants, et de ne les vendre qu'ensemble. La condition du serf tendait ainsi à s'améliorer, et les mœurs étaient meilleures que les lois..

Signataires Le concile rassemble , permettant d'indiquer une géographie du royaume burgonde (Roget, 1848 ; Pontal, 1989 ( dans la version en allemand).).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Thomas Mermet, Histoire de la ville de Vienne, tome 2 p 67, imprimerie Louis Perrin, Lyon, 1833. ; .

Articles connexes Concile mérovingien

Epaone Catégorie:Sigismond (roi des Burgondes)