Le Vicaire de Wakefield« Vicaire » est à prendre dans le sens anglais du mot : le est le titre donné au desservant d'une paroisse. Traduire « vicar » par curé serait une possibilité, mais aucune édition française n'a jamais été publiée sous ce titre avant l'édition du Livre de poche de 2017. Au demeurant, le « vicar » n'est pas non plus un curé au sens canonique du terme. (ou Le Ministre de Wakefield) est un roman d'Oliver Goldsmith écrit en 1761 et 1762, puis publié en 1766.

Publication vignette|gauche|Choosing the Wedding Gown de William Mulready, illustration du chapitre 1. L'ouvrage, dont le titre original est The Vicar of Wakefield, est publié grâce à Samuel Johnson, un ami auquel l'auteur a lancé un appel à l'aide. Johnson raconte comment cela s'est passé :

Il s'agissait du Vicaire de Wakefield, que Johnson a vendu à Francis Newberry, neveu de John Newberry. Celui-ci le garde durant près de deux ans avant de le publier.

Réception Le succès est immédiat. Publié à la fin de , le livre connaît une seconde édition avant la fin du mois de mai, et une troisième trois mois plus tard, mais sans que l'auteur reçoive jamais de l'éditeur sa part des profits.

Il est l'un des ouvrages les plus populaires et les plus lus dans l'Angleterre de l'époque victorienne. Il a souvent été traduit en français, notamment par C. Gin en 1797Le vicaire de Wakefield et par Charles Nodier en 1844 (édition dans Wikisource). Selon l'entourage du futur Charles X, l'ouvrage aurait constitué la seule lecture de jeunesse du princeCapefigue - Histoire de la Restauration..

Dans la préface de la Mare au diable, George Sand écrit : « L’art [...] est une recherche de la vérité idéale, et Le vicaire de Wakefield fut un livre plus utile et plus sain à l’âme que le Paysan perverti et les Liaisons dangereusesLa mare au diable, p. 5.. »

Il est mentionné dans les Souffrances du jeune Werther de Goethe qui le tient en grande estime depuis sa jeunesse, au point de le relire encore avec le même plaisir soixante ans plus tard. Il est aussi évoqué dans Emma de Jane Austen, Frankenstein de Mary Shelley, David Copperfield de Charles Dickens, Middlemarch de George Eliot, etc. Stendhal a sous-titré sa Vie de Henry Brulard « Roman imité du Vicaire de Wakefield surtout pour la pureté des sentimens » ..

L'ouvrage est traduit en hébreu par le linguiste palestinien , en 1896.

Notes et références

Sources

Eusèbe G*****, Revue des Romans, résumé du roman et ses traductions.

Liens externes

Catégorie:Roman irlandais du XVIIIe siècle Catégorie:Roman paru en 1766