La rue Albéric-Magnard est une voie du de Paris, en France.
Situation et accès La rue Albéric-Magnard est une voie publique située dans le de Paris. Longue de , elle commence au 5, rue Octave-Feuillet et finit en impasse au-delà de la rue d'AndignéJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue Albéric-Magnard », .. Elle croise en son milieu la rue de Franqueville.
Le quartier est desservi par la ligne 9 à la station La Muette. La gare de l'avenue Henri-Martin et la gare de Boulainvilliers de la ligne C se situent à proximité, l’une au nord et l’autre au sud.
Origine du nom vignette|gauche|redresse|Le compositeur Albéric Magnard. La rue porte le nom du compositeur de musique français Albéric Magnard (1865-1914), tué par les Allemands dans l’Oise. Primitivement nommée « rue Richard-Wagner », elle fut renommée dans le contexte de l’après-Première Guerre mondiale car le compositeur allemand Richard Wagner (1813-1883) était alors perçu comme le symbole culturel par excellence de l’ennemi.
Historique Cette voie est ouverte en 1904 sous le nom de « rue Richard-Wagner »Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 26 janvier 1905, sur Gallica. entre la rue Octave-Feuillet et la rue de Franqueville. Elle est classée dans la voirie parisienne par un décret du , avant de prendre sa dénomination actuelle par un arrêté du .
En 1923, elle est prolongée, sur l'emplacement de l'ancien parc de la Muette« Hier, c’était le parc du château de la Muette. Aujourd’hui, c’est un quartier nouveau. », Le Petit Journal, 31 octobre 1925, sur RetroNews.. Cette partie située au-delà de la rue de Franqueville, dénommée « rue Albéric-Magnard-prolongée », est classée dans la voirie parisienne en prenant sa dénomination actuelle par un arrêté du .
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : délégations du Chili et de l'Autriche auprès de l'OCDE« Contacts et représentants en France », www.austria.info (consulté le 28 octobre 2017).. : en 1932, cet immeuble de rapport de 1134 m, alors en cours de construction, est mis en vente« Audiences des criées », Le Temps, 7 décembre 1932, sur RetroNews.. Un écriteau apposé près de la porte d’entrée indique qu’on y trouve l’actuelle résidence de l’ambassadeur du Congo en France. Un espace vert de 760 m se situe à l’arrière du bâtiment, dont 250 m sont dévolus à l’immeublePLU de Paris, Annexe VII - Espaces verts protégés, Règlement, tome 2.. : résidence de l'ambassadeur du Népal à Paris. : hôtel particulier construit par l’architecte HulotIl y a une incertitude sur l’identité exacte de cet architecte. S’agit-il de Paul Hulot, né en 1876, ou de son père, Félix Hulot, né en 1832 ? Pour la petite histoire, les deux hommes, tous les deux architectes, sont le grand-père et l’arrière-grand-père de l’homme politique Nicolas Hulot. Le premier a inspiré au cinéaste Jacques Tati le célèbre personnage de « M. Hulot ». en 1902, à l’angle de la rue Albéric-Magnard et de la rue de Franqueville, pour l'une des filles du comte de Franqueville. Il est acquis en 1920 par le militaire et homme d’affaires Gaston Gradis (1889-1968), époux de Georgette Deutsch de La Meurthe, fille de Henry Deutsch de la Meurthe. En 1935, après le divorce du couple, le bâtiment reste entre les mains de cette dernière. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’hôtel est occupé par un officier allemand. Il reste ensuite de longues années à l’abandon, sa propriétaire refusant de s'en séparer, et est finalement vendu après sa mort, en 1988, à une société immobilière qui le découpe en appartements« La clé du mystère immobilier de la Muette », Le Monde, 10 novembre 1989.. L'hôtel, qui ne comptait que deux étages à l’origineArchives de Paris, Sommier foncier, DQ18 1763., a été surélevé de deux étages supplémentaires et est aujourd'hui divisé en neuf appartements. (démoli) : hôtel Ducharne, de style Art déco, construit en 1923-1925 par l’architecte Pierre Patout pour le soyer François Ducharne« Hôtel Ducharne », sur pss-archi.eu.« Hôtel particulier pour François Ducharne, façade sur rue, 1923 », Fonds Pierre Patout, Centre d’archives d’architecture contemporaine. et décoré par l’ensemblier Jacques-Émile RuhlmannNathalie Lamberton, « Étude du fonds François Guiguet (1860-1937), portraitiste », Art et histoire de l’art, 2018.. : résidence de l'ambassadeur de Thaïlande à Paris. : services consulaires de l'ambassade d'Inde à Paris. : la délivrance du permis de construire de cette luxueuse résidence de 5 étages, en 1964, a suscité maints remous au sein du conseil municipal« Session extraordinaire du Conseil municipal de Paris le 5 mars prochain », Le Monde, 22 février 1964..
Notes et références
Annexes Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris
Liens externes Carte interactive des voies de Paris
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