Le de spahis algériensArrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie. est une ancienne unité de cavalerie de l'armée de terre française dissoute en 1962..
Création et différentes dénominations 1832 : Spahis irréguliers d'Oran 1836 : Spahis réguliers d'Oran 1841 : Corps de cavalerie indigène (6 escadrons d'Oran) 1845 : de spahis 1921 : de spahis algériens 1958 : de spahis 1962 : Dissous
Colonels Liste des chefs de corpsLES SPAHIS (ref:AC0788 - http://cavaliers.blindes.free.fr/rgtdissous/2spahisalgh5.html). : 1847 : Cousin de Montauban 1851 : Rame 1854 : de Jourdan 1855 : de Brémond d'Ars 1861 : Marmier Hyacinthe 1863 : Petit 1867 : de la Jaille 1870 : de Lamartinière 1871 : de Percin de Northumberland 1872 : Bignon 1875 : de Simard de Pitray 1883 : Roullet 1889 : Haubt 1889 : Servat de Laisle 1890 : O'Connor 1896 : Delanneau 1902 : Valicon 1904 : Aubier 1907 : Caruel 1908 : Henrys 1912 : de Cugnac 1939 : Burnol 1944 : Lecoq 1952 : Sarton du Jonchay 1954 : Debray 1956 : Colonel d'Avout d'Auerstaedt 1958 : Deiber 1960 : Chenu 1962 : Sentis
Historique des garnisons, combats et batailles du de spahis 1831-1870 1831-70 : Algérie 1854 : Crimée 1859 : Maroc 1860 : Chine 1860 : Syrie
Lors de la guerre franco-allemande de 1870 le spahis fournit avec les et spahis, des pelotons à la création de « l’escadron de marche de spahis algériens » sous les ordres du capitaine de Ballaincourt, ainsi qu’un escadron à celle du « régiment d’éclaireurs algériens », sous les ordres du lieutenant-colonel Goursaud. Ces formations combattent à Meaux, Nanteuil le Houdin, Patay, Les Ormes, Cravant et Josnes. Le , le régiment d’éclaireurs charge en fourrageurs et écrase à Varennes une arrière-garde de cuirassiers prussiens. En , les spahis couvrent la retraite de l’Armée de la Loire. Ils se distinguent en combattant à Ambloy, Savigny, Vance, Concle et à Silly le Guillaume. Après l’armistice signé le , les unités de spahis rejoignent progressivement l’Algérie à partir du .
1871-1914 1871 : Kabylie 1881 : Sud-Oranais 1884-85 : Extrême-Orient : le du spahis participe à cette campagne jusqu’en 1889. Il se distingue particulièrement au Tonkin au cours des opérations de Than-Moï et de Yen-Minh et apporte à l’étendard du régiment l’inscription : « EXTREME-ORIENT, 1885-1886 ». 1907-1913 : Pacification du Maroc (1907-1913) : le spahis y participe de 1907 jusqu’à 1913 soit en unité complète soit partiellement par escadrons détachés par roulement. Les opérations auxquelles participe le régiment ajoutent à l’étendard l’inscription : « MAROC, 1907-1908 ».
Première Guerre mondiale vignette|Spahis du à Coudun le .
Le régiment participe à la Grande Guerre tandis qu'une partie de ses éléments continue à combattre au Maroc. Affectations 1915 Le spahis sous les ordres du colonel Pochet de Tinan, vient prendre position en France et participe à la campagne de Champagne. 1916 Lors de la campagne de la Somme, le régiment fournit également des escadrons qui sont regroupés en unité de marche : le de marche de spahis (RMS) sous le commandement du lieutenant-colonel Couverchel. Les combats du menés sur le sol français permettent d’inscrire à l’étendard les noms de : « CHAMPAGNE, 1915 » et « LA SOMME, 1916 ».
1917 vignette|Spahis appartenant probablement au près de Talsint en 1919. En août, le régiment quitte le sol français et est reconstitué au Maroc par fusion des deux régiments de marche.
Entre-deux-guerres En 1921, le de spahis d'Oran est renommé de spahis algériens (RSA).
Seconde Guerre mondiale
1939
Le de spahis algériens fournit deux escadrons montés à l’éclairage du (groupe de reconnaissance de division d'infanterie) du capitaine Balotte, et du 180bis GRDI. Ces deux unités viennent combattre sur le front de France.
Le forme avec le de spahis marocains la e () à la disposition de la . Dans le plan Dyle, la brigade doit participer à la manœuvre retardatrice dans les Ardennes en assurant la jonction entre la cavalerie de l'armée et de celle de la .. Déployée dans la tête de pont de Charleville, la doit ainsi aller occuper un front sur la Semois. 1940
En , le régiment comporte quatre escadrons de spahis à cheval et un escadron d’appui équipé de mitrailleuses et de quatre canons légers antichars. Au total et en théorie, le régiment compte un peu plus de (25 % d'Européens et 75 % de Nord-Africains) : 39 officiers dont 5 Nord-Africains ; 117 sous-officiers dont 30 % de Nord-Africains ; 125 brigadiers dont 50 % de Nord-Africains ; 977 spahis dont 85 % de Nord-Africains.
Le RSA, sous les ordres du colonel Burnol est affecté à la de spahis commandée par le colonel Clouet des Perruches, puis par le colonel Marc. Le a lieu le violent combat de la Horgne, dans les Ardennes. La affronte l’assaut de la Panzer-Division. La conduite des spahis apporté à l'étendard l'inscription : « LA HORGNE, 1940 ». Il sera cité à l'ordre de l'Armée en 1950 pour ce fait d'armes. Le régiment continue de combattre jusqu'en .
En octobre, les débris du RSA sont regroupés à Tlemcen, en Algérie où le régiment est reconstitué.
1941 1942 1943 Le les , , et du sont dissous pour former le de spahis algériens (RSA).
Le , le devient le de spahis algériens de reconnaissance (RSAR) et le il fait mouvement vers le Maroc et s'implante au camp Boulhaut à Casablanca.
1944 Le , le (ex ) formé le ) change d'appellation et devient (régiment de spahis algériens de reconnaissance). Il stationne dans la région de Sidi-Bel-Abbes, est équipé de matériels américains tels que jeeps, chars M24, AM M8 et half-tracks) et est commandé par le lieutenant-colonel Lecoq.
Le est affecté à la française, du général de Lattre de Tassigny. Il fait partie de la blindée () commandée par le général du Vigier puis par le général Sudre lors de la campagne d'Allemagne.
Durant la campagne de libération, le est principalement formé de soldats européens (de 80 à 85 %).
À partir de son débarquement à Saint-Tropez, le , l'itinéraire de la campagne du régiment le conduira : le : Toulon et Marseille ; les 24 et : Arles et Avignon ; le : Rives de Giers ; le : Lyon ; le : Le Creusot ; les 9 et : Dijon et combats de Talant ; le : Vesoul ; D' à : Les Vosges, Remiremont, Gérardmer et le col du Bonhomme ;
1945 le : col de La Schlucht ; le : franchissement du Rhin, Luwigshaffen et Mannheim ; les 21 et : Kenger et Uberlingen ; En , le régiment est en Autriche à Arlberg.
Pour ces faits d’armes, l’étendard reçoit l’inscription : .
De 1945 à nos jours Après avoir participé à l'occupation de Berlin () et stationné à Pirmasens (Sarre - Allemagne), le régiment prend garnison à Pforzheim en Forêt Noire. Il est le régiment de reconnaissance de la dans le cadre des Forces Françaises en Allemagne (FFA).
Guerre d'Algérie vignette|Uniforme d'un capitaine du pendant la guerre d'Algérie. En 1956, la au complet est envoyée en Algérie, le , aux ordres du lieutenant-colonel Debray, débarque à la Sénia début avril pour une campagne de six ans en oranie puis sur le barrage marocain. Il sera officiellement dissous le . Une dernière inscription sera portée à l'étendard du régiment : « AFN 1952-1962 ».
Devise
Étendard ''Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Sidi-Iahia 1841 Isly 1844 Les Chotts 1844 Brézina 1845 Extrême-Orient 1884-1885 Maroc 1907-1913 Champagne 1915 La Somme 1916 La Horgne 1940 Vosges 1944 AFN 1952-1962 400px
Décorations Croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes ( à l'ordre de l'armée le ) Fourragère de la Croix de Guerre 1939-45
Régiment au brillant passé africain, a accompli au cours des tragiques journées du printemps 1940, sous les ordres du colonel Burnol, un des plus glorieux faits d'armes de la Cavalerie française, arrachant à ses ennemis eux-mêmes, au soir de la bataille, l'hommage de leur admiration. Le , après quatre jours de combats incessants, a reçu la mission de tenir le village et le carrefour de La Horgne. Le , attaqué dès les premières heures par un ennemi disposant d'une supériorité totale en hommes et en matériel, a résisté sans faiblir aux assauts répétés de la division blindée Westfalen à laquelle il a infligé des pertes sévères. Luttant pied à pied, pendant dix heures, au milieu des ruines fumantes de La Horgne, contre-attaquant à plusieurs reprises pour éviter l'encerclement, s'est laissé écraser sur place plutôt que de reculer, jusqu'à épuisement total de ses munitions. A perdu au cours de ce combat 14 officiers et 490 gradés ou spahis, dont le chef de corps, tué en faisant le coup de feu au milieu d'une poignée d'hommes, au cours d'une ultime tentative de percée. A reçu, à 18 heures, dans la personne de quelques rescapés, les honneurs de la guerre, sur le terrain de l'action.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des régiments français Liste des grades dans l'armée française Régiments des colonies
Liens externes
Catégorie:Troupe coloniale française
Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Spahis algeriens Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945