Pour l'UNESCO, la culture La culture en Charente-Maritime rassemble des pratiques très variées traditionnelles ou contemporaines de ce département français formé à partir des anciennes provinces d'Aunis et de Saintonge.

Patrimoine

Patrimoine archéologique

Patrimoine architectural

Architecture religieuse : l'art Roman

Les fortifications

Architecture civile

Musées

Patrimoine linguistique

La langue vernaculaire des anciennes provinces d'Aunis, de Saintonge et de Poitou (à partir desquelles a été formé le département de la Charente-Maritime) est le poitevin-saintongeais (dans ses deux variétés : le saintongeais (dans l'immense majorité du département), et le poitevin (dans le nord du département).

thumb|right|upright=1.3|alt=Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde|Aire linguistique du Saintongeais

Le poitevin-saintongeais, est présent dans la liste des langues de France depuis début 2010 avec le libellé suivant : "poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais]"Le poitevin-saintongeais réapparaît dans la liste des langues de France, langues d'oïl, début 2010, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du Ministère de la Culture, sous le libellé suivant : "poitevin-saintongeais (dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais)". DGLF - Ministère de la Culture.

Il s'agit d'une langue d'oïl spécifique, bien que teintée de quelques tournures et de vocabulaire occitanLiliane Jagueneau, Le parlanjhe de Poitou-Charentes-Vendée, 7-8.

Elle présente de nombreuses similarités avec des langues telles que le français acadien ou le français cadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises et poitevines d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au .

La limite entre les deux variétés, le poitevin et le saintongeais traverse le nord de la Charente-Maritime, département partagé entre une petite zone linguistiquement poitevine (île de Ré, nord de l'Aunis, régions de Loulay et d'Aulnay), et une grande zone linguistiquement saintongeaise (tout le reste du département).

Le caractère linguistiquement poitevin du nord du département est confirmé par :

Pour l'île de Ré : - Albert Dauzat en 1927, qui parle de la limite : « entre les îles de Ré (parlers vendéens) et d’Oléron (parlers saintongeais du sud) »Albert Dauzat, Les Patois, 1927, . - Raymond Doussinet, qui dans son premier ouvrage (1958), écrit : « L’île de Ré se rattache plutôt au patois poitevin, l‘île d’Oleron au patois charentais »Raymond Dousinet, Le Parler savoureux de Saintonge, 1958, .. Pour le nord de l'Aunis : - Brigitte Horiot, linguiste spécialiste des parlers d’entre Loire et Gironde, parlant du secteur compris entre L’Ile-d’Elle, Courçon, Péré, Sainte-Marie-de-Ré et Les Portes-en-Ré, qui écrit en 1995 : « On constate que cette partie nord du département de la Charente-Maritime, surtout l’île de Ré, a tendance à se rattacher à la Vendée et, plus généralement, au poitevin. »Brigitte Horiot, Les parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’Études Linguistiques Jacques Goudet, Université Lyon III, 1995, . Pour les régions d'Aulnay et de Loulay : - Raymond Doussinet, le célèbre linguiste charentais, qui dans la carte du « patois saintongeais » qu’il met en première page de son second ouvrage (1963) indique la mention « zone de transition » entre d’une part les localités de Tonnay-Boutonne et de Saint-Jean-d'Angély (à tendance saintongeaise) et d’autre part les localités de Surgères, de Loulay et d’Aulnay (à tendance poitevine)Raymond Doussinet, Le paysan charentais dans ses bots, 1963.

Le saintongeais (et le poitevin au nord) se retrouvent dans la toponymie de plusieurs communes et lieux-dits, et reste vivace à travers des expressions locales.

Certains mots et expressions sont passés dans le langage courant : cagouille et since par exemple, ou encore les expressions quétou qu'olé ? et abeurnoncieau ! (dérivé de "ab renoncio", extrait du rituel baptismal : "Je renonce à Satan, etc.").

On trouve des productions d'expression saintongeaise dont le rayonnement dépasse largement la Charente-Maritime : contes et chansons de Goulebenéze, et plus récemment : les Binuchards et leur rock charentais (Olà buffé est une chanson très populaire).

Croyances, religions et philosophie

Les Arts

Le livre et l'écrit

Littérature

La Bande Dessinée

Plusieurs bandes dessinées évoquent l'histoire mouvementée de la ville de Royan. Sortie en 1988, L'Histoire de Royan et de la Côte de Beauté est issue d'une collaboration entre l'historien Robert Colle et le dessinateur Philippe Moinet.

Quelques années plus tard, deux livres relatant deux épisodes majeurs de l'histoire de la ville en bande dessinée sont sortis des presses de l'imprimerie Gatignol : le premier tome, Royan à la belle époque, évoque la vie mondaine dans la station balnéaire avant la première guerre mondiale ; le second, Royan, occupée, bombardée, libérée montre, anecdotes à l'appui, ce que fut la vie des habitants de la ville durant le second conflit mondial. Ces deux ouvrages sont issus de la collaboration de l'historien Yves Delmas avec le dessinateur Giro.

Giro est également l'auteur d'une bande dessinée évoquant le parcours de l'un des fondateurs de la Nouvelle-France, le Royannais Pierre Dugua de Mons. Ce dernier ouvrage est issu d'une collaboration avec Yves Delmas et Marie-Claude Bouchet.

Patrice Guillon et Benjamin Bouchet ont fait paraître fin 2008 aux éditions La Boîte à Bulles une bande dessinée intitulée Mes Copains d'autrefois dont l'action se déroule à l'occasion du centième anniversaire du collège Émile-Zola.

Outre le collège, les lecteurs reconnaîtront la Grande Conche, le marché central, le front de mer mais aussi le Pont du Diable à Saint-Palais-sur-MerJournal Sud Ouest, édition locale de Royan datée du 2 décembre 2008.

Par ailleurs, quelques auteurs de bandes dessinées sont originaires du départementBrigitte Arnaud, L'Almanach perpétuel des Charentes, Le Croît Vif, 2009. : Jacques Nicolaou, Saint-Georgeais, est le papa de Placid et Muzo ; Jean Tabary, le créateur d'Iznogoud, a vécu à Pont-l'Abbé-d'Arnoult ; Alain Bignon est né à Saintes en 1947 ; Fabrice Neaud est né à La Rochelle en 1968 ; Vincent Paronnaud, qui porte le pseudonyme de Winshluss, par ailleurs réalisateur de Persepolis, est né en 1970 à La Rochelle ; Benoît Springer est né en 1973 à Saintes.

Musique Classique

Bandas Une banda est un groupe musical assurant l'animation d'événements divers.

Quelques bandas ont vu le jour en Charente-Maritime. Parmi celles-ci, la Band'à MaransSite de la banda est un groupe musical festif qui remporte de plus en plus de succès.

Rock

Groupes et genres

Plusieurs groupes locaux, mélangeant souvent pop-rock et chanson française ont atteint une renommée dépassant parfois le cadre régional.

Parmi ceux-ci, les BinuchardsSite des Binuchards sont un groupe de rock festif à influence celtique, cadien et charentaise, originaire de Gémozac. Un autre groupe d'influence celtique, Les CrogsSite des Crogs ont également une notoriété grandissante. Dans un autre style encore, les Coups d'marronsSite des Coups d'marrons, groupe d'origine rochelaise, se produit également sur des scènes de la France entière. Les Céréales KillersSite des Cereales Killers, originaires de Saintes, produisent en 2009 leur troisième album Ska-rock. Dans un genre plus rock, le groupe AsylSite d'Asyl s'est formé à La Rochelle en 1995. Dans le même genre, TaxyfoliaSite de Taxyfolia, s'est dissout en 2009 après plus de dix ans de concerts et trois albums produits. GlastnostSite de Glastnost, originaire de Saintes, produit encore des concerts rock à travers la France et la Belgique. Les rochelais dEn cours de RootSite de En Cours de Root se produisent quant à eux en acoustique. Enfin, Down to Earth, de Saint-Jean-d'Angély, produisent quant à eux une musique teintée d'emo-rockSite des Down to Earth.

D'autres groupes, tels les Limeur TEutcheSite des Limeur TEutche, de la région de Saint-Jean-d'Angély, ont une renommée plus locale, bien que réelle. On peut également citer les Meli-Skrock (Ska rock, Saint- Jean-d'Angély)Site des Meli-Skrock, Matéo (Pop Rock, Saintes)Site de Matéo, Uncle Jelly Fish (rock, Saintes)Site de Uncle Jelly Fish, Les Fees Sales Airs (chanson, Saintes)Site des Fees Sales Airs, Charente Stone (rock, Saintes)Site des Charente Stone, Todo Desnudo (Ska rock)Site de Todo Desnudo, Malleus Mallficarum (Death metal, La Rochelle)Site des Malleus MallficarumSite de Choum et les pervers magnifiques, Neo Globe In (Métal/Alternatif/Rock, Boisse)myspace.com/ne0gl0bein Site de Neo Globe In, Nine O'Clock (Métalcore, Saint-Jean d'Angély)myspace.com/9oclockmetalcoreband Site de Nine O'Clock et Nat' et ses Orteils (rock progressif, swing, Saint- Jean-d'Angély)

Enfin, une troisième catégorie de groupes locaux se sont spécialisés dans les reprises de standards. Les plus connus sont Badge (rock années 1970), Nat' et ses Orteils (avant l'année 2011: variétés française et internationales), In Rock (Hommage à Deep Purple), Lizard King (Hommage aux Doors), Les Mighty Brothers (Rythm'n'Blues), Let Me Rock (Hommage à AC/DC), David Williams (rock story), AOC (chansons), Moby Dick (chansons) et Nuances (chansons).

Festivals et associations

Plusieurs festivals de rock ont lieu dans ce département très touristique l'été. Le plus célèbre d'entre eux est les Francofolies de La Rochelle qui a lieu chaque mois de juillet et rassemble désormais plus de spectateurs.

La ville de Royan, qui a eu par le passé l'occasion d'organiser de grands concerts (comme ceux de The Police, Johnny Hallyday, Jean-Jacques Goldman ou Patrick Bruel…), semble renouer avec cette habitude en 2009 avec le retour de Patrick Bruel mais aussi Superbus ainsi que la RFM Party 80.

Une multitude de petits festivals ont par ailleurs lieu toute l'année dans le département : Tonnay Bon ! (Tonnay Boutonne), Festival du trou perdu (Pons-l'Abbé-d'Arnoult), Sur un air de Barouf (Pons), Free Music Festival (Montendre), Festival de la Motte (Siecq), Humour et eau salée (Saint-Georges-de-Didonne), Festival de rock progressif Crescendo (Saint-Palais-sur-Mer), Rochefort en accords (Rochefort), Laryrock Festival (Chevanceaux) ou le Vervantesk Rock Show (Vervant), et tant d'autres qui font que le slogan des affiches de Poitou-Charentes pour les francofolies de 2009 était la région aux 300 festivals.

De nombreuses associations locales s'occupent de promouvoir les groupes de leur ville et d'organiser des concerts, et parfois gèrent les locaux de répétitions mis à leur disposition par les mairies : Meli Melo Music (Saintes, créateur de trois éditions de la "Saintes Compil'" qui regroupent des chansons des groupes adhérents), Le Block House (Saint-Jean-d'Angély), Les Fous Cavés (Port-d'Envaux), Les Fadas du Barouf (Pons), AJT' assos (La Tremblade), L'Amicale des Jeunes (de Vervant), Canton Bouge (Aulnay) et XLR (La Rochelle).

Danse

Théâtre et spectacles

Chaque mois d'août a lieu à Saint-Georges-de-Didonne le festival Humour et Eau salée qui propose des one man show ou des spectacles de rue.

Peinture et arts graphiques

Arts plastiques

Cinéma

Chaque année au mois de juillet depuis 1973 a lieu le festival international du film de La Rochelle, qui rassemble environ spectateurs autour de rétrospectives consacrées à des réalisateurs ou des acteurs, en combinant le cinéma de patrimoine et les œuvres de cinéastes contemporains.

Gastronomie

La Charente-Maritime est un département agricole dont une importante partie de ses productions est transformée sur place, ayant généré une industrie agro-alimentaire :