La rue Erlanger est une voie du de Paris, en France.
Situation et accès La rue Erlanger est une voie publique située dans le de Paris. Elle commence au 65, rue d'Auteuil et finit boulevard ExelmansJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue Erlanger », ..
La rue est desservie par les stations Exelmans, Michel-Ange - Molitor, et Michel-Ange - Auteuil de la ligne 9 du métro de Paris, la deuxième étant également reliée à la ligne 10.
Origine du nom Cette voie est nommée d'après le banquier allemand Émile d'Erlanger (Francfort-sur-le-Main, – Versailles, ), propriétaire des terrains sur lesquels elle a été ouverte.
Historique La rue est créée par un décret du à la suite du démembrement du château du Coq, que le banquier allemand Émile d'Erlanger avait acquis l'année précédente. Le château avait appartenu un siècle plus tôt à Louis XV, qui s'y passionna pour la botanique, puis qui le transforma en garçonnière. Le roi fit donc réaliser une décoration luxueuse, tout en continuant à payer pour l'entretien des jardins. Il y vint une dernière fois en 1764, y retrouvant le poète Charles-Pierre Colardeau.Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue d'Auteuil », ..
Un arrêté du donne son nom à la voie. En 1869, elle est prolongée jusqu'au boulevard Murat.
Sous l'occupation allemande, cette rue fait partie de celles que le capitaine Paul Sézille, directeur de l'Institut d'étude des questions juives, voulait marquer d'une étoile jaune, en raison de l'origine juive d'Émile d'Erlanger. Ce projet n'aboutira pasLettre de Paul Sézille à Theodor Dannecker, Archives de la Préfecture de police, série BA 1817 (dossier B51), cité par Maurice Rajsfus, Opération Étoile Jaune, Le Cherche Midi, 2002, ..
En 1954, la partie de la rue Erlanger comprise entre le boulevard Exelmans et le boulevard Murat prend le nom de « rue du Général-Delestraint ».
En 1972, l'historien de Paris Jacques Hillairet note, sans citer son numéro, que de la rueJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, troisième édition, 1963, supplément, 1972, « Rue Erlanger », ..
Le , rue Erlanger, Issei Sagawa, un étudiant japonais, assassine et mange Renée Hartevelt, une étudiante néerlandaise Mort d'Isseï Sagawa, le cannibale japonais de la rue Erlanger à Paris.
Dans la nuit du 4 au , un incendie volontaire, provoqué par une personne résidente déséquilibrée, se déclare dans l'immeuble de cette rue. Le bilan humain est lourd : dix personnes meurent et 96 sont blessées, dont 8 pompiers.Dans la conférence de presse qu'il a donné le en fin de journée, le procureur de Paris, Rémy Heitz a fait état de 96 blessés....
La même année, le romancier Thomas Clerc, qui y a vécu durant son enfance, décrit ainsi cette rue : Thomas Clerc, « Rue Maudite », Libération, 8 février 2019..
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : avenue Erlanger, voie privée. : Mike Brant (1947-1975) s'est suicidé par défenestration, du étage de cet immeuble, le ; c'était le domicile d'une amie. Depuis 2018, une place est dédiée au chanteur dans l'arrondissement, plus au nord« Dénomination place Mike-Brant », mairie de Paris, direction de l’urbanisme, 2018.. Dans cet immeuble ont également habité Amanda Lear et Sylvie Tellier (déclaration de l'intéressée dans Les Grosses têtes le 23 septembre 2026). : hôtel particulier du romancier Pierre Alexis de Ponson du Terrail (1829-1871). Il est abîmé lors d'un bombardement en 1871, période de la guerre franco-allemande et de la Commune de Paris. Il est par la suite démoliCommission du vieux Paris. Séance du 27 novembre 2007.. : hôtel particulier construit pour Camille Weber par l'architecte Paul Sédille en 1884. Il emploie de nombreux matériaux décoratifs (brique bicolore, meulière, panneaux de marbre, terre cuite et émaillée). En 1926, un bâtiment annexe est construit par Robert Fournier. Le bâtiment est acquis en 1949 par les sœurs auxiliatrices de la Charité, qui y installent leur maison-mère. Il accueille une crèche depuis le tournant des années 2000-2010. : Issei Sagawa (1949-2022), dit « le Japonais cannibale », y a tué et en partie mangé Renée Hartevelt le Serge Garde, Valérie Mauro et Rémi Gardebled, Guide du Paris des faits divers. Du Moyen Âge à nos jours, Le Cherche Midi, 2004, p. 258.. : le sculpteur Jean-Paul Aubé (1837-1916) y résida, de même qu'en 1919 le père Couturier (1897-1954), qui y installe sa chambre et son atelier de peintre. : le romancier suisse Édouard Rod (1857-1910) y résida. Le bâtiment d'origine a disparu ; il s'agit de nos jours d'un immeuble moderne. bis : le , l'incendie volontaire d'un immeuble enclavé situé en arrière et accessible par le numéro 17 provoque dix morts, soit le pire bilan pour un incendie à Paris depuis quatorze ans.
Dans les années 1920, légation du Costa Rica« Legaciones y Oficinas de Pasaportes », La Semaine à Paris, 21 novembre 1924, p. IV, sur Gallica.. De nos jours, dans un bâtiment moderne, école primaire privée catholique Notre-Dame-des-Oiseaux. Elle est membre de la fondation Pierre Fourier – Alix Le Clerc (chanoinesses de Saint-Augustin de la congrégation Notre-Dame). L'ensemble scolaire dispose aussi d'un collège-lycée, situé dans le même quartier, 12 rue Michel-Ange« Bienvenue à Notre-Dame des Oiseaux », ndo.fr, consulté le 23 décembre 2022.« Historique », ndo.fr, consulté le 23 décembre 2022.. vignette|École maternelle de la rue Erlanger. : le général Louis André (1838-1913), compromis dans l'affaire des Fiches, y résida. Le bâtiment d'origine a disparu ; il s'agit de nos jours d'un immeuble moderne. : villa Erlanger, voie privée. : ancien bâtiment de l'ambassade du Bangladesh en France. : domicile du résistant Henri Garry (1909-1944), où l'opératrice radio Noor Inayat Khan (1914-1944) le rencontre le Marcus Binney, The Women Who Lived For Danger, Hachette UK, 2012.The Sebastopol Project, On Courage: Stories of Victoria Cross and George Cross Holders, Hachette UK, 2018.. : le compositeur Isaac Albéniz (1860-1909) y réside de 1897 à 1904 ; une plaque lui rend hommage. : atelier du sculpteur Léopold Morice (1843-1920), détruit dans l'entre-deux-guerres pour permettre la construction du temple protestant d'Auteuil, membre de l'Église protestante unie de France. Un nouveau bâtiment est érigé dans les années 1970. : école maternelle publique Erlanger. Datant environ du début des années 1950, elle est l'objet d'un projet immobilier au tournant des années 2010-2020, afin de reconstruire l'établissement, au-dessus duquel seront édifiés des logements, ce qui suscite la colère de la mairie d'arrondissement et de plusieurs associations, qui évoquent notamment une où les enfants .. Il est également prévu d'y construire une crèche et une pension de famille. En , le tribunal administratif de Paris annule le permis de construire, le projet étant jugé .. Les arbres du site sont abattus en Thomas Rideau , « Des arbres abattus pour construire une école et des logements sociaux dans le XVIe arrondissement de Paris, le quartier en colère », leparisien.fr, 29 août 2026.. : lieu d'une tragique « souricière », où tombèrent le les résistants responsables de l'OJC Maurice Loebenberg, Henry Pohorylès, André Amar, César Chamay, Ernest Appenzeller et Jacques LazarusGeorges Loinger : Organisation juive de combat (1940-1945), Éditions autrement, nouvelle édition, 2006, p. 43.. : demeure de l'auteur d'origine perse Serge Rezvani (né en 1928).
L'écrivain Jean Echenoz place la rue Erlanger au centre de son roman Vie de Gérard Fulmard (2020) en en faisant le domicile du héros éponyme et en relatant au fil du livre les différents événements majeurs qui s'y sont produits ces dernières annéesJérôme Garcin, « Echenoz s’explose : comment broyer du noir avec plaisir », Le Nouvel Obs, 2 janvier 2020..
Notes et références
Bibliographie Georges Pillement, Les Hôtels d'Auteuil au Palais-Royal, 1952.
Annexes
Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des rues de Paris Liste des voies de Paris se référant à un nom de propriétaire foncier
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