Abba Siddick, né le à Mobaye, dans l'Oubangui-Chari, territoire correspondant aujourd'hui à la République centrafricaine et mort le à Ivry-sur-SeineRelevé des fichiers de l'Insee est un homme politique et révolutionnaire tchadien.
Biographie Abba Siddick nait le à Mobaye. Il fit ses études primaires à Fort-Lamy puis ses études secondaires à Brazzaville (Congo), au lycée Édouard Renard. Il continua ses études et obtiendra son diplôme de médecin africain, selon la terminologie coloniale, à Brazzaville (Congo) en 1946.
En 1947, de retour au Tchad, Abba Siddick est l'un des fondateurs du Parti Progressiste Tchadien (PPT-RDA ), aux côtés notamment de Gabriel Lisette, PierreToura Ngaba, François Tombalbaye, Adoum Aganaye, Pierre Tobio, Marc Dounia, Souleymane Niaye et d'autres.
De 1947 à 1952, il exerça sa profession de médecin parallèlement à ses activités politiques, à l'Hôpital Européen de Fort-Lamy, à l'Hôpital d'Abéché et à Faya-Largeau.
En 1952, il fut emprisonné par l'autorité coloniale à la suite d'accusations fallacieuses émanant du gouverneur Rogué. Il fut détenu à Biltine pendant une année. Après avoir été élargi en 1954, il fut nommé médecin fonctionnaire par l'administration coloniale en pleine forêt équatoriale à Médouneu au Gabon jusqu'à 1956.
La loi-cadre de 1957, le promeut ministre de l'instruction publique, poste qu'il occupe jusqu'en 1959. 1958, il participe à la création de l'Union Nationale Tchadienne(UNT), formation progressiste à dominante musulmane qui défendait le nationalisme tchadien des positions anti-impérialistes. À l'avènement de la république du Tchad, il choisit de s'installer en France où il prépare son chirurgicat, ainsi que sa thèse de docteur en médecine qu'il soutient en 1965 à la faculté de médecine de Paris et sortit lauréat de cette Faculté. Jusqu'en 1968, Abba Siddick exerce comme chirurgien dans différents établissements hospitaliers de l'Assistance Publique de Paris.
En 1968, il quitta la France pour l'Italie, nouant des liens avec la gauche italienne, se rendit à Tripoli ou il travailla comme médecin à l'hôpital de Tripoli et rejoignit le FROLINAT (Front de Libération Nationale du Tchad) créé en 1966 par Ibrahim Abatcha et quelques autres, lequel s'opposait au pouvoir néocolonial de François Tombalbaye.
Il donne au FROLINAT une stature internationale et défend une ligne farouchement anti-néocoloniale, anti-tribale et pour l'intégrité territoriale. Il prôna la transformation socialiste de la société. Cette ligne était mal perçue en Libye et en France. À la suite des ingérences franco-libyennes, le FROLINAT se déclina en plusieurs tendances franco-libyennes et soudanaises.
En 1980, sur fond de rivalités franco-libyennes, N'Djamena devint le lieu d'un affrontement entre Hissène Habré et Goukouni Weddeye respectivement ministre de la défense et chef du gouvernement.
Abba Siddick tenta en vain de réconcilier les protagonistes avant d'être évacué sur la France, après une tentative d'assassinat perpétrée sur sa personne par des éléments appartenant au FAP.
EN 1982, sous la présidence d'Hissène Habré, Abba Siddick occupe le poste de ministre de l'éducation nationale jusqu'en 1986, année où il a mis son activité politique en retrait.
En 1998, le Président Idriss Deby Itno le désigne comme son représentant personnel auprès de l'organisation internationale de la francophonie.
Abba Siddick est mort le à l'âge de 93 ans à Paris. Son corps était rapatrié au Tchad, précisément dans le centre du pays ( N'Djamena), son pays, pour le quel il s'est battu contre le colonisateur français dans les années 1950 https://fr.allafrica.com/stories/201712040130.html. Sur le plan économique
•Abba Siddick, a défendu une conception de la société fondée sur une plus grande justice sociale et économique. sur le plan social •Entant que médecin, ABBA Siddick a directement contribué à la santé des populations tchadiennes. Il exerça notamment à Fort-Lamy, Abeché et à Faya-Largeau. Son engagement politique visait également à lutter contre certaines formes de discrimination et d'inégalité sociales et régionales. sur le plan éducatif Son rôle dans l'éducation est particulièrement remarquable. Sous la loi Cadre de 1957, il fut nommé ministre de Instruction Publique fonction qu'il occupa jusqu'en 1959. Il participe ainsi à la gestion et à l'organisation du système éducatif tchadien durant la période précédant de l'indépendance. Il fut également ministre de l'éducation nationale sous Hissène Habré, de 1982 à 1986.
Notes et références
Catégorie:Naissance en décembre 1924 Catégorie:Naissance en Oubangui-Chari Catégorie:Membre d'une faction armée tchadienne Catégorie:Personnalité politique tchadienne Catégorie:Décès en décembre 2017 Catégorie:Décès à Ivry-sur-Seine Catégorie:Décès à 92 ans