est un maître d'arts martiaux japonais, né sous le nom de en 1898 sur l'île de Kume dans l'archipel de Ryūkyū.
Enfance Shinken Taira nait le , second fils dans une famille de trois garçons et une fille. Il est confié à l’adoption lorsqu’il est enfant (une pratique assez courante dans le Japon ancien). Dans sa jeunesse, il prend le nom de jeune fille de sa mère, Maezato. Taira travaille dans les mines de soufre de Minamijima. Il subit une grave fracture de la jambe lorsqu’il est coincé dans l’effondrement d’un puits de mine, ce qui cause des dommages permanents à sa jambe.
Karate En 1922, après s’être rendu à Tokyo pour trouver du travail, il est présenté à Gichin Funakoshi, un compatriote Okinawaïen et instructeur de karaté. En 1929, Taira commence l’étude du kobudō sous la direction de Moden Yabiku.
En 1932, après avoir étudié le kobudō pendant trois ans et le karaté pendant dix ans, il reçoit l’autorisation de ses maîtres d’ouvrir son propre dōjō. Taira commençe alors à enseigner le karaté et le kobudō dans la ville thermale d’Ikaho, dans la préfecture de Gunma.
En 1934, Taira devient élève (deshi) de Kenwa Mabuni.
En 1940, Taira ouvre un dōjō de kobudō à Naha, Okinawa. Il ouvre également des dōjō dans le Kantō et le Kansai.
Héritage Dans l’après-guerre, même à Okinawa, le nombre d’élèves pratiquant le kobudō est bien inférieur à celui des pratiquants de karaté. Afin de revitaliser l’étude du kobudō okinawaïen, il fonde en 1955 le , en continuité avec la Ryukyu Kobujutsu Society de Moden Yabiku
En 1960, Taira reçoit le titre de shihan par le Nihon Kobudō Kenkyūjo, et en 1963, il est nommé vice-président de la Fédération internationale de karaté et de kobudō. Le , il est promu hanshi par la Japan Kobudō Federation. Il devient également le premier président de la Ryukyu Kobudō Preservation and Promotion Society en
Taira est l’auteur du kata de nunchaku Maezato no Nunchaku enseigné dans le Ryukyu Kobudō.
Il est également crédité de la création du kata Maezato no Tekko, utilisant des étriers métalliques. Le nom Maezato fait référence à son nom de naissance. Il poursuit ses études du kobudō, répertoriant plus de quarante kata traditionnels d’armes provenant de toute l’île d’Okinawa.
Notes et références
Liens externes
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