Louis Dodéro, né le à Gênes (Italie)Archives des Bouches-du-Rhône, commune de Marseille, acte de mariage , année 1857 (consulté le 25 novembre 2014) et mort le à Six-Fours-les-PlagesArchives du Var, commune de Six-Fours-les-Plages, acte de décès , année 1902 (page 274/279), est un photographe et opticien français d'origine italienne, actif à Marseille dans les années 1850.
Un précurseur du portrait carte-de-visite Louis Dodéro produisit des portraits photographiques au format dit carte de visite avant André Adolphe Eugène Disdéri, qui lui, inventa le procédé multi-objectifsCARTE-DE-VISITE photography, in Leggat Robert, A History of Photography, from its beginnings till the 1920s, 1995. Page vue le 8 juin 2009..
Dans un article de La Lumière du , Francis Wey, écrivain et critique de photographie, relate comment Dodéro eut l’idée de mettre une petite photographie sur une carte de visite, ce qui permet « au lieu de son nom, [d’avoir] son portrait sur ses cartes de visite »Sagne J. (1984), p. 57.. Dès 1851, Dodero a également l’intuition que ce format réduit de photographie d'identité peut servir pour les documents officiels comme le passeport ou le permis de chasseSagne J. (1984), p. 164..
Mais c’est à Disdéri qu’on doit le développement commercial à grande échelle du portrait au format carte-de-visite, pour lequel il dépose un brevet en 1854, car il réussit à produire jusqu'à huit clichés identiques ou avec des poses différentes sur un même support (plaque de verre au collodion), n'ayant donc plus qu'a sensibiliser une seule plaque négative et a ne préparer qu'une seule feuille de papier albuminé pour réaliser son tirage, réduisant d'autant les coûts de production.
Famille Le , Louis Dodéro épouse à Marseille Victoire Marie Blanche Cassien (1838-?), la fille du lithographe et photographe Victor Cassien et de Virginie Ravanat, la sœur du peintre Théodore Ravanat.
Actualité En , un daguerréotype quart-de-plaque réalisé par Dodéro a été vendu 28 000 euros dans une enchère, soit au triple de son estimation. Cette image représentait un « Homme au chevet d’un homme mort ». L’enchère est particulièrement remarquable, car à cette époque, la cote courante d’un daguerréotype tournait plutôt autour de la centaine d’eurosLa Gazette de l'Hôtel Drouot, Best of des enchères - Photographie, paragraphe « Une vision de la mort ». Page vue le 8 juin 2009.. Un daguerréotype présentant une personne décédée (photographie post-mortem) est très rare en daguerréotypie, d'où son prix remarquable.
Notes et références
Bibliographie Jean Sagne, L'atelier du photographe (1840-1940), Collection Histoire des hommes, Presses de la Renaissance, 1984 .
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