Stéphane Bern , né le à Lyon, est un animateur de radio et de télévision, acteur et écrivain franco-luxembourgeois.

Passionné par les familles royales et régnantes en Europe, il a présenté plusieurs émissions consacrées à l'histoire et au patrimoine français, qui ont contribué à partir des années 2000 à en faire une figure majeure du paysage audiovisuel français. Il est notamment connu pour être l'animateur de l'émission historique Secrets d'Histoire depuis 2007.

Par ailleurs, il présente sur l’antenne d’Europe 1 l’émission quotidienne Historiquement vôtre et commente, pour France 2, le Concours Eurovision de la chanson et la version junior.

Le , il est élu à l'Académie des beaux-arts.

Biographie Origines familiales et formation Né dans le arrondissement de LyonArchives municipales de Lyon, arrondissement, tables décennales des naissances 1963-1972, cote 2E2857, vue 34/228 le .., Stéphane Bern est issu de deux lignées de juifs ashkénazes originaires de Pologne., l'une naturalisée française, l'autre naturalisée luxembourgeoise.

Famille paternelle Stéphane est le second fils de Louis Bern (1931-2022.), attaché commercial, puis directeur de la communication dans une société pétrolière, dont la famille est venue de Sieradz (Pologne) en France dans l'entre-deux-guerres et s'est installée à LyonSon grand-père, Abraham fils de Gersch, s'installe avec sa femme et ses enfants à Lyon, où il a longtemps tenu une bijouterie-horlogerie sur le cours Lafayette (), dans le quartier Part-Dieu..

La famille Bern obtient par naturalisation la nationalité française après la guerre.

Famille maternelle Sa mère est Melita Schlanger (1939-1992), interprèteElle maîtrisait sept langues.. et gérante de sociétéWho’s who (2013).

Elle est née à Zurich de parents polonais, Sara Kurtz, née à Zurich le Archives d'État de Genève, Personnes enregistrées à la frontière genevoise durant la Deuxième Guerre mondiale (). Ce document indique sa date de naissance et sa nationalité : Polen., et Joseph SchlangerSa famille a été exterminée pendant la Seconde Guerre mondiale (Belgisch staatsblad, 1956), commerçant, né à Sokołów Małopolski le .

Sara et Joseph s'installent d'abord à Zurich, puis à LuxembourgTageblatt, 19 novembre 2015. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que le Luxembourg est sous administration civile allemande, la famille subit les persécutions nazies : son père figure sur la liste des « juifs d'origine polonaise » livrés à la Gestapo en 1941..

Sara réussit à échapper à l'arrestation, puis à se réfugier avec Melita en SuisseArchives d'État de Genève, Personnes enregistrées à la frontière genevoise durant la Deuxième Guerre mondiale et Jewish Arrivals in Switzerland, 1938-1945 . .

Après la guerre, la famille se reforme à Luxembourg, au cours des années 1950. Elle rencontre alors le Français Louis Bern, qui l'épouse vers 1960.

Joseph et Sara sont naturalisés luxembourgeois le Mémorial du grand-duché de Luxembourg (17 septembre 1958, 24 février et 10 septembre 1959, 21 septembre 1963), mais cela ne concerne pas Melita, déjà majeure et devenue française à la suite de son mariage.

Enfance Louis Bern et Melita Schlanger sont tous deux des juifs pratiquants.

Ils ont un premier fils, Armand (1962-2022), futur polytechnicienJean-Louis Beaucarnot et Frédéric Dumoulin, Dictionnaire étonnant des célébrités, Paris, First éditions, 2015., puis Stéphane en 1963. Ils continuent de résider à Lyon (sur la presqu'île) jusqu'en 1967, puis s'installent à Nancy (rue Braconnot) jusqu'en 1973, et enfin à Paris (quartier du parc Monceau).

En 2018, à l'occasion de l'émission Le Divan, Stéphane Bern évoque une enfance compliquée avec sa mère, qui manquait de tendresse et était très exigeante, avec elle-même comme avec les autres. Auprès de son père, il trouvait une écoute plus attentive.. Cependant, après sa mort en 1992 des suites du diabète, il crée la fondation Mélita-Bern-Schlanger, dont l'objet est la lutte contre cette maladie.

Formation secondaire et supérieure Stéphane Bern fait ses études secondaires au lycée Carnot et obtient le baccalauréat (section C) en 1981.

En 1985, il sort diplômé de l'École de management de Lyon, mais échoue à l'oral de l'Institut d'études politiques de Paris..

Un intérêt précoce pour les institutions monarchiques Stéphane Bern déclare avoir développé un intérêt pour la monarchie dès son enfance, en la découvrant au Luxembourg, chez ses grands-parents. .

En promenade devant le château de Colmar-Berg, résidence du couple grand-ducal, . Son grand-père lui envoie des cartes postales représentant les membres de la famille régnante, qu'il a conservées jusqu'à aujourd'hui. Il admire à la télévision Joséphine-Charlotte de Belgique, grande-duchesse depuis 1964.

À 12 ans, à l'avènement du roi d'Espagne Juan Carlos, après la mort de FrancoFranco meurt le 20 novembre 1975, ce qui met fin à sa « régence ». Juan Carlos devient roi d'Espagne le 22 novembre., il lui écrit des lettres enthousiastes.

Le , il rencontre, après lui avoir écrit, le comte de Paris, Henri d'Orléans, . C'est son père qui l'accompagne ce jour-là dans la demeure du prétendant orléaniste à Chantilly.

Son père, présent lorsque Stéphane est fait membre honoraire de l'ordre de l'Empire britannique par la reine, Élisabeth II le , alors qu'elle se trouve à Paris pour les commémorations du anniversaire du débarquement de Normandie, déclare à la reine : , ce qui la fait rire de bon cœur..

Sans s'en tenir à l'admiration extatique, il , selon ses propres déclarations.

À propos de sa proximité avec ce milieu particulier, il précise en 1998 : « Stéphane Bern, le joyeux de la couronne », , 7 septembre 1998...

De façon plus triviale, son intérêt pour les fastes royaux l'amène à être vers 1980 hôte d'accueil au château de Versailles..

Carrière Presse écrite

De 1985 à 1987, Stéphane Bern est rédacteur en chef du magazine Dynastie. En 1987, il collabore au magazine Voici. En 1988, il devient journaliste à Jours de France.

Par la suite, il est rédacteur en chef adjoint (rubrique « Événements ») du magazine Madame Figaro.

En 2020, il rejoint Paris Match pour y assurer des récits dans la rubrique Royal blog et devient également éditorialiste associé à la rédaction de l'hebdomadaire du groupe Lagardère.

Radio vignette|upright=1.8|Stéphane Bern (sur la gauche) avec ses chroniqueurs et le chanteur Francis Cabrel (centre), lors de l'émission Le Fou du roi sur France Inter (2003).

De 1992 à 1997, Stéphane Bern assure une chronique sur les familles royales d'Europe à Europe 1.. Il RTL pour participer à l'émission de Philippe Bouvard Les Grosses Têtes.

En 2000, après avoir participé à l'émission de - de Laurence Boccolini sur France Inter, il devient animateur et producteur de l'émission Le Fou du roi, dont les chroniqueurs vedettes sont Didier Porte et Daniel Morin.

Au bout de onze ans, il rejoint RTL à la rentrée 2011 pour animer l'émission À la bonne heure (-), dont les chroniqueurs sont pour la plupart issus du Fou du roi (Alix Girod de l'Ain, Régis Mailhot, Éric Dussart, Patrice Carmouze, Joëlle Goron, Didier Porte, etc.).

RTL met fin à cette émission à la fin de la saison 2020, au motif d'une audience insuffisante.. La collaboration entre l'animateur et RTL s'achève alors, la station ne trouvant pas de place pour le programme envisagé par Stéphane Bern..

Le , Le Parisien annonce que l'animateur va rejoindre Europe 1 pour coanimer la tranche avec Matthieu Noël à partir de la fin .. Ce dernier indique : ..

Cette émission, appelée Historiquement vôtre, évoque trois personnages d'époques différentes, mais qui ont un point commun inattendu.. Il animera seul l'émission pendant la saison 2022-2023, à la suite du départ de Matthieu Noël pour France Inter.

À partir de 2023, il anime Au cœur de l'histoire, sur la même station, de 15h à 16h en semaine.

En , il quitte Europe 1 pour rejoindre la matinale du réseau ICI pour une chronique quotidiennehttps://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/je-mepuisais-stephane-bern-quitte-europe-1-pour-la-matinale-radio-dici-07-07-2025-MKLHE4MHC5GPZKI6S5BHRM3V6U.php. Il se lance sur YouTube en 2025, en présentant l’émission Le Confident.

Télévision Stéphane Bern apparaît pour la première fois à la télévision, à , le dans l'émission Liberté 3 sur FR3. Il est alors le rédacteur en chef du magazine DynastieEst-ce-que Stéphane Bern est monarchiste ? sur le site liberation.fr (consulté le 11 novembre 2019). Le , alors âgé de et journaliste à Jours de France, il débat avec Jean-Michel Blanquer sur La Cinq, dans l'émission Duel sur La Cinq présentée par Jean-Claude Bourret, lors du numéro .....

En 1994, il débute en tant que chroniqueur sur TF1. Il participe sur cette chaîne à des magazines et divertissements : tout d'abord de 1994 à 1996 dans Famille, je vous aime, une émission en deuxième partie de soirée présentée par Isabelle Quenin. De 1995 à 1996, il fait partie des chroniqueurs dÉchos de stars, un magazine présenté par Bernard Montiel, au côté d'Hermine de Clermont-Tonnerre, Isabelle Heurteaux et d'Henry-Jean Servat.

De 1996 à 1997, il participe à la version télévisée Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard, diffusée en première partie de soirée sur TF1, qui connaît autant le succès qu'à la radio. Bern a ainsi l'occasion de mieux se faire connaître du grand public. Cependant, pour son producteur Jean-Louis Remilleux, c'est en 1997, alors qu'il intervient devant des millions de Français sur le plateau du journal télévisé de Claire Chazal pour évoquer la mort de Diana Spencer survenue le que Stéphane Bern opère une révélation médiatique. De 1997 à 2001 toujours sur TF1, il anime le magazine people Célébrités, en deuxième partie de soirée avec tout d'abord Alexandra Bronkers, puis Carole Rousseau ainsi que Benjamin Castaldi, et enfin Valérie Bénaïm. De 1998 à 2003, il anime Sagas, une émission diffusée en première partie de soirée consacrée aux VIP et aux têtes couronnées.

En 2003, il arrive sur Canal+ et anime jusqu'en 2005 pétantes, un talk-show quotidien diffusé entre et , dans lequel sont révélés notamment les artistes Florence Foresti et Stéphane Guillon. De 2005 à 2006, l'émission n'est plus diffusée que le vendredi et le samedi, de à , sous le nom Vendredi pétantes et Samedi pétantes.

En 2006, il arrive sur le service public où, tout d'abord, il s'essaye à l'animation de débat par l'intermédiaire de l'émission L'Arène de France sur France 2. Le programme, qui peine à trouver son public et sujet à quelques polémiques, est arrêté en 2007. Stéphane Bern se lance dans d'autres émissions et est, depuis, l'un des animateurs vedettes de France Télévisions, notamment avec son émission phare Secrets d'histoire sur France 3« "Secrets d'histoire", "Apocalypse" : pourquoi les Français sont-ils passionnés par les programmes historiques ? », Mathilde Cesbron, RTL.fr, 2 juin 2015... À partir de , il présente l'après-midi du lundi au vendredi Comment ça va bien ! entouré de nombreux chroniqueurs jusqu'à ce qu'en France 2 décide d'arrêter le programme.. Il présente par la suite Visites privées sur la même chaîne, une émission quotidienne tournée dans les réserves du Mobilier national. Elle est arrêtée au bout d'une saison faute d'audiences suffisantes et remplacée par Affaire conclue de Sophie Davant.. Sur la même chaine, il présente occasionnellement en première partie de soirée des émissions consacrées au patrimoine français telles que Le Village/ La Maison / Le Jardin / Le Monument / La Ferme préféré(e) des Français, ainsi que des divertissements, des soirées spéciales et des jeux. Il présente Code promo le dimanche après-midi lors de la saison 2017-2018..

Il est également consultant pour France 2 lors des retransmissions télévisées des grands événements historiques, comme la fête nationale ou les commémorations du 8-Mai ou du 11-Novembre. Il a notamment commenté le mariage du prince William et de Catherine Middleton le .