La rue La Pérouse est une voie du de Paris, en France.

Situation et accès La rue La Pérouse est une voie publique située dans le de Paris. Elle commence au 4, rue de Belloy et se termine au 65, avenue d’Iéna et au 5, rue de Presbourg. Elle est longue de et large de 12.

Le site est desservi par la ligne 6 aux stations Kléber et Boissière.

Origine du nom gauche|vignette|redresse|L’explorateur Jean-François de La Pérouse. gauche|vignette|redresse|Entrée du . Elle est nommée en l'honneur du navigateur français Jean-François de La Pérouse (1741-1788).

Historique À l'origine, une ordonnance du Bureau des Finances du crée une percée entre l'actuelle place du Trocadéro et l'actuelle avenue Kléber puis, à partir de l'actuelle rue Belloy, par les rues La Pérouse et Dumont-d'Urville dans le cadre de la construction du mur d'octroi qui fut percé de la barrière de Neuilly, qui était située au carrefour des actuelles rues de Presbourg et de Tilsitt, et de la barrière des Bassins, qui était située au carrefour de l'actuelle rue de Belloy et de l'avenue Kléber.

Située à l'extérieur de l'ancien mur d'octroi, appelée « boulevard de Passy », cette voie de l'ancienne commune de Passy est rattachée à la voirie parisienne par un décret du et prend sa dénomination actuelle par un décret du .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : Charles Vaudevire, résistant, mort en déportation, a vécu dans cet immeuble de 1941 à 1944 avec sa famille. Ingénieur, il travailla pour la société Radio Électrique, dont il devint le directeur. Dès le début de l’Occupation, il rejoignit le mouvement « Ceux de la Résistance », organisation proche des services secrets anglais. Il était spécialement chargé d’héberger les parachutistes, de transmettre par radio des messages à Londres et de l’instruction para-militaire des jeunes à la société française Radio Électrique. Il fut arrêté à son domicile en , emprisonné à Fresnes, déporté à Buchenwald en et rapidement transféré au camp voisin de Dora, où il mourut d’épuisement le Fondation des mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau Dora, et service historique de la défense, dossier GR 16 P 587084.. (démoli) : à cette adresse se trouvait un petit hôtel particulier dans lequel la demi-mondaine Laure Hayman (1851-1940) tenait l’un des salons les plus brillants de son temps, fréquenté, entre autres, par Marcel Proust, Paul Bourget et Jacques-Émile Blanche.. 27 : l'écrivain espagnol Miguel de Unamuno y a vécu de 1924 à 1925 : une plaque lui rend hommage. 15 : Académie des sciences d'outre-mer. 27 : l'homme d'État vénézuélien Antonio Guzmán Blanco y a vécu jusqu'à sa mort en 1899 : une plaque lui rend hommage. 29 : un blockhaus (photoCette photographie est parue dans La délivrance de Paris (p. 95) avec la légende « … et que ces combattants aient contraint les Allemands à se rendre et à sortir de cet abri qui paraissait inexpugnable ».) a été construit par les Allemands à ce niveau, près du Majestic, cet hôtel donnant sur l'avenue Kléber étant le quartier général allemand sous l'Occupation.. 34-36 : siège des éditions Hugo & Cie. 40 : hôtel La Pérouse. L'hôtel s'inscrit parmi les lieux emblématiques du gaullisme de combat sous la Quatrième République. Lorsqu'il décide de fonder le RPF en , le général de Gaulle s'enquiert de locaux disponibles pour abriter les instances du parti, mais aussi, pour lui, d'un lieu de séjour à Paris. Le choix de l'hôtel lui a été conseillé par le colonel Rémy..

Références littéraires Dans le roman À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, Odette de Crécy habite rue La PérouseJulien Bisson et Estelle Lenartowicz, « Flânerie parisienne sur les traces des grands romans », lexpress.fr, 26 février 2017.. Laure Hayman, qui inspira en partie le personnage, habita au numéro 4 de cette rue. Proust donne la description suivante de cette rue :

Notes et références

Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris Voies de Paris

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