thumb|Le procédé Maritz pour l’alésage horizontal des canons (Encyclopédie de Diderot et d'Alembert). Jean ou Johannes ou Johann Maritz, né à Berthoud en 1680 et mort à Genève en 1743Dictionnaire historique de la Suisse, est un mécanicien suisse appelé en France au poste de Commissaire des Fontes à StrasbourgCf. . Il y mit au point une machine à aléser verticale, puis une machine à aléser horizontale. Ces inventions révolutionnèrent la fabrique des canons dans la France du , en tant que composant stratégique du système Vallière, et étape décisive vers le système Gribeauval ultérieur. Elles constituent un chaînon technologique dans le développement de la machine-outil.

Biographie thumb|left|200px|Un canon de 12 de Vallière, coulé par Maritz en 1736. thumb|Alésage vertical des canons. thumb|Canons de 24 coulés par Jean Maritz. Jean Maritz mit au point sa première machine à aléser verticale pour forer les canons en France en 1713D'après Cyril S. Smith et Martha Gnuci, note p.223 de leur édition du De Pyrotechnia de Vannoccio Biringuccio, éd. DoverCf. . Il s'écartait ainsi des méthodes des Keller, qui tâchaient d'obtenir la perce du canon dès l'étape de fonte par interposition d'un noyau réfractaire en argile cassé en fin de refroidissement, mais avec une précision qui restait aléatoire. L'idée de Maritz était naturellement d'utiliser le poids du canon pour le maintenir au contact de l'outil de perce (le mandrin)Cf. Daumas p. 260 ; Daumas estime d'ailleurs que l'idée de percer les canons de cette façon est antérieure aux constructions de Maritz.. Mais la technique d'alésage vertical, qui supposait une rotation lente et bien contrôlée du fût, n'était cependant pas sans difficultés, et était d'une grande lenteurCf. .

C'est pourquoi Maritz s'efforça de développer une deuxième technique pour l’alésage horizontal des canons vers 1734Cf. Cf. . L’amélioration par rapport au procédé Keller fut cette fois décisive : la perce était presque parfaitement rectiligne, épousant avec une précision suffisante le diamètre des boulets, et accroissant par conséquent l'efficacité du tir par un meilleur guidage. Dans le procédé d’alésage horizontal de Maritz, le canon brut de coulé était mis en rotation dans un bâti, tandis que le mandrin était statique, comme cela s'effectue dans un tour à bois.

Prenant conscience des possibilités du tir profond, les gouvernements de Lord Stanhope et de Robert Walpole commissionnèrent en 1712 Albrecht BorgaardD'après . (1659–1751) pour la fonte de nouveaux canons. Au printemps 1749, la ville de Berne confia à Samuel Maritz (1705–1786) la rénovation de son artillerie. Le fils de Jean Maritz, Jean Maritz II, qui avait collaboré dans sa jeunesse aux recherches de son père, sera nommé Inspecteur Général des fonderies de canon de France en 1755.

Le procédé Maritz joua un rôle décisif dans l'émergence du système GribeauvalCf. ..

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes John Wilkinson

Bibliographie

Liens externes

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