Trélazé est une commune française située dans la petite couronne est d'Angers dans le département de Maine-et-Loire, en région des Pays de la Loire.
Jouxtant la ville d’Angers, la ville de Trélazé fait partie de la première couronne d’Angers Loire Métropole. Elle est partie intégrante de la zone urbaine d’Angers.
La commune s'est fortement développée dès le sous l'impulsion des ardoisières de Trélazé. Le gisement étant épuisé, l'activité industrielle s'arrête en 2014.
C'est une ville fleurie, 4 fleurs au palmarès 2011 du concours des villes et villages fleuris.
Géographie Localisation Commune angevine, Trélazé se situe au sud-est de la ville d'Angers, sur les routes , Les Ponts-de-Cé, , Angers, et D 952, La Daguenière / AngersIGN et BRGM, Géoportail Trélazé (49), consulté le 18 novembre 2012..
Communes limitrophes
Transports Transport en commun : Ligne de bus Irigo 1 Ligne de bus Irigo 10 Ligne de bus Irigo 8 Ligne de car Irigo 45 Ligne de car Irigo 46
La gare de Trélazé, inaugurée le , permet de rejoindre Angers en TER en 5 minutes, et Saumur en 30 minutes.
Il existe aussi un TPMR (Transports de Personnes à Mobilité Réduite), qui est un service de la RATP-DEV-ANGERS, "Irigo Handicaps Transports" basé sur Saint-Barthélémy-d'Anjou. Ce service établit des transports à la demande et dessert toutes les communes de la métropole Angevine (Angers Loire Métropole) dont fait partie Trélazé (29 communes.).
Environnement, biodiversité L’existence de friches ardoisières, de zones humides au bord de l’Authion, la présence de parcs, la persistance de quelques zones agricoles et bois font de Trélazé une zone fragile face à l'urbanisation. Le territoire de Trélazé accueille six des douze types de végétation présents en Maine-et-Loire..
L’association ADDULT réalise à partir de 2019 un inventaire de la biodiversité. de Trélazé en liaison avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la ville, l’université d’Angers et le Conservatoire botanique national de Brest. C’est ainsi qu’ont déjà été observé et recensé sur Trélazé, 144 espèces d’oiseaux, 46 espèces de papillons de jour, 8 espèces d’amphibiens, 431 espèces de plantes sauvages, plus de 100 espèces d’arbres sur l’espace public..
La centaine de points d’eau de la commune (mares, fossés, lacs, cours d’eau), bien que menacés et en diminution constituent par ailleurs une richesse à protéger et à enrichir ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves...
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Beaucouzé à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Trélazé est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'AngersUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant douze communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Angers comprend une ville-centre et onze communes de banlieue.... Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angers, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (62,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (27,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (22,7 %), prairies (18,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (11,4 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), forêts (7,6 %), cultures permanentes (2,2 %), mines, décharges et chantiers (1,2 %), terres arables (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Quartiers
L'analyse cartographique, sur trois siècles, de la ville de Trélazé fait apparaitre une dispersion de fermes, hameaux, cités ouvrières, manufactures qui progressivement se sont constitués en 11 quartiers ou entités dont 7 totalement urbanisés. Le Bourg / Curieusement excentré autour de son église et de la mairie il est constitué du bourg centre, de son extension, de la Chevalerie et de Malembert. Malaquais / Ce quartier regroupe autour de son marché historique, Malaquais, Bel Air et sa chapelle. La Maraichère / L'école de la Maraichère et l’ancienne manufacture donnent leurs identités à plusieurs ensembles urbains et paysagers: Saint Lezin, le Vissoir, le Poirier et la Maraichère. Grand Bellevue / Ce grand ensemble densément peuplé regroupe la cité de Plaines rénové, le Petit Bois, la Cité Bellevue et l’ensemble sportif de la Goducière. Classé quartier prioritaire, il compte près de habitants en 2018Quartier Prioritaire : Le Grand Bellevue sur sig.ville.gouv.fr. Jaurès / La rue Jean Jaurès, axe historique de la commune délimite quatre sous quartiers proches des Pont de Cé, ce sont les Allumettes, la cité des Teillieres, les lotissements de la Pyramide, et la longue rue Jaurès proprement dite. Beaumanoir / Ce quartier limitrophe d'Angers, a été constitué à partir d'une de plusieurs demeures nobles. Quantinière et secteur agricole / De l'autre côté de la voie ferrée Angers - Saumur dont elle abrite la nouvelle gare, ce secteur agricole a été partiellement urbanisé avec les Zac de la Guerinière et de la Quantinière, il accueille aussi la dernière ferme de la commune, des vergers, de grands propriétés, et les bois de la Bodinière et des Verrières. Le parc ardoisier / L’arrêt de l'activité minière a libéré de grandes friches, dont l'une est devenue le parc des ardoisières connecté à Saint Barthélemy, mais on dénombre aussi le site ardoisier encore en friche, l'Aubinière, et Grand Maison. Aréna et Authion / D’autres fiches ou zones naturelles inondables se positionnent entre le bourg et la rivière de l'Authion, avec la salle de spectacle de l'Arena, Monthibert, le Buisson, la Porée.et les bords de l'Authion, Les ZAE / Plusieurs zones d'activité économique complètent le tissu urbain: zones artisanales, zone industrielle de Malenbardières et un important pole santé.
Trélazé possède ainsi une personnalité urbaine spécifique avec des écosystèmes originaux au cœur de l’agglomération angevine.
Logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune est de , alors qu'il est de en 2014 et de en 2009.
Parmi ces logements, 94,3 % sont des résidences principales, 0,8 % des résidences secondaires et 4,9 % des logements vacants. Ces logements sont pour 58,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 40,5 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Trélazé en 2020 en comparaison avec celle du Maine-et-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,8 %) inférieure à celle du département (3,2 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation des résidences principales, 48,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (49,7 % en 2014), contre 60,4 % pour le Maine-et-Loire et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Brioude en 2020. Typologie Trélazé. Haute-Loire. France entière. Résidences principales (en %)94,390,382,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,83,29,7 Logements vacants (en %)4,96,68,2
Toponymie Le nom de localité est attesté sous la forme latinisée TrelaxiacusVille de Trélazé, Découvrir Trélazé ; Trelazeium en 1157 - 1189..
Il s'agit d’une formation toponymique gauloise ou gallo-romane dérivée avec le suffixe -(i)acum, qui a généralement abouti à une terminaison -é dans l'ouest de la France (plus anciennement -ei : Trelazei + désinence latine fictive -um). Le premier élément représente peut-être un anthroponyme latin *Trellasius (formation indigène non attestée) dérivé conjecturel du nom de personne latin Trellius ou peut-être du nom de personne gaulois non attesté *Trexalius, dérivé de Trexius, et devenu *Trelaxius par métathèse.
Histoire
Antiquité Le site de Trélazé est occupé dès l’époque gallo-romaine comme l’attestent des vestiges retrouvés à Cartigné.
Moyen-Âge Trélazé est mentionné comme paroisse au . Elle est parsemée de hameaux érigés près des routes déjà existantes ou à proximité d'exploitations ardoisières. À cette époque et jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, son territoire est alors partagé entre seigneuries laïques et ecclésiastiques..
Le début de l’exploitation ardoisière Dès le , les ardoisières à ciel ouvert bénéficient d’une belle notoriété. La carrière de Tire Poche, première exploitation connue dans la région, ouvre en 1406, suivie par celle de Bouc Cornu en 1457. Elles produisent une excellente ardoise choisie plus tard pour couvrir par exemple les toits du château de Chambord. Au fil des ans, les perreyeux creusent, au prix d’un travail pénible, plus de 30 carrières. Ainsi apparaissent sur la veine de schiste ardoisier, buttes et carrières aujourd’hui inondées, appelées désormais « vieux fonds ». .
À la fin du , 250 ardoisiers produisent annuellement quelque 5 millions d’ardoises. En 1766, les exploitations de Villechien, La Paperie, l’Aubinière, la Noue, les Carreaux emploient déjà plus de 600 ouvriers.