alt=Monde arabe|vignette|Carte du monde arabe. La culture arabe fait référence aux cultures communes partagées par les pays du monde arabe, du Nord de l'Afrique jusqu'au golfe Persique.
Géographie thumb|Pays où la langue arabe est :
Sont considérés comme constituant le monde arabe, les pays suivants, listés par ordre alphabétique : l’Algérie, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Comores, Djibouti, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, l’Oman, le Qatar, la Palestine, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie et le Yémen. Ces pays sont membres de la Ligue Arabe., ils se situent dans le Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie et Libye)., le Proche-Orient, le Moyen-Orient, la corne africaine, et l'océan Indien (pour les Comores). Le monde arabe contient plusieurs sites à fort enjeu géostratégique et notamment les détroits de Gibraltar, du Bosphore, d’Ormuz et d’Aden, ainsi que le canal de Suez.
Le monde arabe a rarement constitué une entité géopolitique unifiée. Les États de culture arabo-musulmane entretiennent des relations souvent disparates, et chaque pays possède une civilisation qui lui est propre, à savoir : la civilisation arabo-musulmane, arabe, ou comportant une population arabe ou islamique importante pour des pays tels que Chypre et IsraëlLemarchand, P., 1994, Atlas géopolitique du Moyen-Orient et du monde arabe; Le croissant des crises. Paris, Complexes ( éd.)..
Les appellations des États constituant le monde arabe ont évolué, selon trois périodes charnières : l’Antiquité, les débuts de l’islam (s) et les temps modernes (depuis 1850). Seul le Koweït fait exception. Son nom ayant été décidé par les Européens durant la période colonialeBuresi, P., 2005, Géo-histoire de l’Islam. Paris, Belin..
Les grands bassins hydrographiques du monde arabe sont les fleuves du Nil, du Tigre et de l’Euphrate.
Langue La langue arabe a deux composantes, l’arabe littéraire et l’arabe dialectal. L’arabe littéraire est utilisé dans les textes littéraires, particulièrement dans la poésie ancienne. Le Coran est écrit en arabe littéraire, pré-classique, dit arabe coranique. L'arabe standard moderne est la version moderne (depuis la renaissance (Nahda, à partir de 1800), courante dans le système scolaire et universitaire, les médias, l'édition, les relations officielles. Il est églement utilisé dans les sociétés occidentales, dans un public immigré ou expatrié. L’arabe dialectal est différent pour chaque région : maghrébin, dans ses variantes marocaine, algérienne et tunisienne ; arabe syrien, arabe égyptien, etc. Ainsi, la langue arabe est comme toutes les langues du monde, elle a diverses ramifications. L’arabe est parlé par environ 280 millions de personnes, de l’Irak jusqu’en Mauritanie, en passant par la Palestine et Malte. Langues sémitiques, proto-sémitique Langues sudarabiques anciennes, langues sudarabiques modernes, Qahtanites (Arabes du Sud) Arabe, Adnanites (Arabes du Nord) Arabe classique, phonologie de l'arabe, prononciation arabe, écriture de l'arabe, alphabet arabe, grammaire arabe Académie arabe de Damas (1918)
Histoire antique Des peuplements anciens de chasseurs-cueilleurs sont attestés à l'intérieur de la péninsule arabique, datant d'entre et avant le présent.
Des outils de la fin du Paléolithique et du Néolithique, trouvés dans le Rub al-Khali, aujourd'hui désertique, y ont été laissés par des chasseurs ou des colons venus s'installer sur les berges des lacs : une première vague de ces peuplements a eu lieu il y a , suivie d'une autre il y a (dont Al-Magar, de la culture néolithique du Nejd), et d'une dernière il y a .
À partir du , les tribus pastorales et nomades, potentiellement arabes, se sédentarisent au bord des fleuves Nil, Tigre et Euphrate. Le climat propice et la fertilité des sols, due notamment aux lœss terres alluvionnaires, permettent le développement de domaines agricoles. La maîtrise des techniques de l’irrigation contribue à la croissance et à la stabilité, ce qui favorise l’accroissement démographique et la fondation des premières villes. Une survivance en serait la population des Arabes des marais du sud irakien (marais de Mésopotamie et Chatt-el-Arab)..
Parmi les réussites plurimillénaires en agriculture des populations de la région, on peut admirer les techniques d'irrigation développées dans la grande région (qanat, falaj, khettara) et les oasis, particulièrement de palmiers-dattiers, entre autres de Qatif et de Al-Hassahttps://whc.unesco.org/en/list/1563. Les services du patrimoine culturel immatériel de l'humanité ont inscrit (pour la plupart des pays arabes) les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier, ainsi que l'art de la fauconnerie.
Vers 2334 , le seigneur Sargon d'Akkad prend possession de la Haute et la Basse-Mésopotamie sumérienne. Ce nouveau territoire constitue l’un des premiers empires centralisés au monde. De 1894 à 539 , les Babyloniens dominent ce territoire, en grande partie depuis la cité de Babylone (porte de Dieu), capitale commerciale et religieuse des Babyloniens.
La civilisation maritime de Dilmun (Île de Failaka (Koweït), Bahreïn, Gerrha), d'environ 2500 à 709, occupe une position privilégiée au nord-ouest du golfe Persique : thalassocratie également célèbre pour la pêche à la perle, et pas encore pour la perliculture.
La domestication du dromadaire a très probablement eu lieu dans le sud-est de la péninsule Arabique vers 2000 ou 3000 . voire seulement tout à la fin du deuxième millénaire. Des restes de dromadaire domestiqué ont été trouvés à Qasr Ibrim (Basse-Nubie) et datent du .. La première attestation de l'emploi massif de dromadaires remonte à durant la bataille de Qarqar (Oronte, Syrie)..
Vers 539 , Cyrus , roi de Perse, prend possession de la Mésopotamie, et inaugure plusieurs siècles de domination étrangère. En 525 , les Perses prennent également possession de l’empire égyptienLemarchand, P., 1994, Atlas géopolitique du Moyen-Orient et du monde arabe; Le croissant des crises. Paris, Complexes ( éd.).. L'Empire achéménide (559-330), premier empire perse, contrôle désormais l'essentiel des . La Transeuphratène (Outre-Euphrate), des archives assyriennes et babyloniennes, serait une possible satrapie de l'empire perse correspondant actuellement à une partie du Liban, de la Syrie, d’Israël, de la Palestine et de la Jordanie.
En 336-323, Alexandre, roi de Macédoine (356-323) envahit l'Egypte, la Mésopotamie, jusqu’à la vallée de l'Indus. La péninsule arabique n'est pas concernée, sauf sur les marges (Mésopotamie, Égypte) et les ports. La route de la soie (l'essentiel du commerce Asie-Europe), terrestre, même si une de ses branches aboutit à Gaza et à l'Égypte, ignore l'Arabie, sans doute en raison de la réputation du désert d'Arabie.
Le royaume d'Himyar (de -110/+15 à +525), en Arabie du sud, serait le seul État à avoir entretenu des relations suivies (et complexes) avec les États voisins africains, ici le royaume d'Aksoum (~50-950~). C'est aussi le seul à cumuler des traces de tensions entre religion sémitique antique, judaïsme et christianisme (martyrs de Najran, en 523), avec divers rois chrétiens ou juifs.
Le limes Arabicus (vers 120, partie du système défensif de l'Empire romain, protège la province romaine d'Arabie (Arabie pétrée, créée en +106), constituée par le royaume nabatéen (~350-106) sous protectorat romain, avec pour capitale Pétra puis Bosra. Les provinces romaines ultérieures (390-636) de Palaestina Prima, Palaestina Secunda et (Palaestina Tertia) concernent au mieux une partie occidentale des actuelles Syrie-Jordanie (Aqaba, Pétra, Damas), et les côtes de la péninsule du Sinaï et du nord de la Mer Rouge. Il en est de même pour l'éphémère empire palmyrénien (260-273).
Les côtes de la péninsule arabique sont connues des géographes gréco-romains et fréquentées par les bateaux, grecs puis romains (échanges commerciaux entre la Rome antique et l'Inde, relations entre la Chine et l'Empire romain, ports antiques, navigation dans l'Antiquité, Périple de la mer Érythrée), mais apparemment pas l'intérieur (route de l'encens et de la myrrhe).
L’influence des économies et cultures grecques puis romaines favorisent le développement de diverses religions, dont le christianisme primitif, au Proche-Orient : Église de l'Orient, christianisme dans l'Arabie préislamique, , Église d'Antioche (38), nestorianisme. Le diocèse d'Antioche (ou diocèse d'Orient, 330-620/640) ne cherche pas à intégrer l'intérieur de la péninsule arabique.
L'Antiquité tardive (280/330-650/750) voit l'effondrement de l'Empire romain d'Occident (395-476) et l'établissement de l'Empire romain d'Orient, ou Empire byzantin (395-1204 et 1261-1453).
Divers groupes arabes, christianisés ou non, Ghassanides, Lakhmides, Arabaya, Salihides,, Tanukhides et autres tribus arabes du haut Moyen Âge, constituent des royaumes fédérés, états-tampons de la puissance byzantine, contre l'Empire sassanide (224-651). Les Sassanides sont présents en Arabie avec la (240-628, sur presque toute la partie sud du golfe Persique : Koweit, Bahreïn, UAE, province orientale et Oman, avec ses propres et ses états-tampons lors de la longue série de guerres perso-romaines (de -100 à +628)), puis la (570-628).
Le monde arabe a longtemps été contenu, ou s'est contenu, dans la seule péninsule arabique ou dans ses marges. Dès avant la mort de Mahomet (632), l'histoire du monde arabe se confond, pour partie, durant de nombreux siècles avec l'histoire de l'islam, l'expansion de l'islam, les guerres arabo-byzantines.
Valeurs et croyances thumb|Femme bédouine de Palestine, entre 1898 et 1914.
Le peuple arabe peut être approximativement divisé en deux grandes catégories, selon les valeurs culturelles : les Bédouins, plutôt conservateurs et aux coutumes fortement ancrées, et les citadins, eux-mêmes divisés entre le monde arabe et le monde occidental. La noblesse, la fraternité, la convivialité et la générosité, autant envers les proches qu’envers les étrangers, sont des valeurs généralement vénérées, et les peuples arabes sont réputés très hospitaliersNydell, Margaret K., 1995, “Beliefs and values in the Arab world”. Dans Richard Holeton (dir.), Encountering cultures, éd. Englewood Cliffs, N.J., Prentice Hall : 445-453.. Le rituel du lavement des mains et des pieds que les enfants, l’hôte ou l’hôtesse de la maison prennent parfois soin d’effectuer aux visiteurs sont considérés comme une forme de respect pour ceux qui arrivent de loin. Une tasse supplémentaire peut également être placée sur la table des repas afin que celui ou celle qui arrive par hasard se sente attendu(e).
Relations Le système juridique islamique (fiqh) définit cinq (ou six) catégories de décisions (الأحكام الخمسة, al-aḥkām al-khamsa) : fard (obligatoire) / wajib, mustahabb (recommandé) / mandoub / sunnah / fadila halal (licite / permis / autorisé) - (neutre / permissible), haram (illicite / interdit), makrouh (indésirable / répréhensible). L'hanafisme serait plus précis pour catégoriser les actions humaines.
Il existe cependant en islam d'autres considérations : Hila (islam), ruse juridique, subterfuge, stratagème, fourberie, constorsion, artifice, astuce Taqîya, principe de précaution (islamique)
Vie familiale La place des femmes dans les sociétés arabes est variable, selon les époques et les pays. Ainsi, les mariages arabes préislamiques, tels qu'on peut les connaître, sont sensiblement différents des pratiques contemporaines : mariage en Algérie, mariage en Tunisie...
Dans la culture arabe la cérémonie du mariage diffère selon les pays, les régions, les traditions et les croyances des familles..
Par exemple, le monde berbère continue à observer des rituels de mariage assez divergeants.
La place des femmes dans l'islam découle de la situation des femmes dans le Coran et des diverses écoles de jurisprudence islamique.