La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) est une ONG à caractère non politique régie par la loi algérienne 90/31 de 1990 sur les associations. Sa vocation est la défense et la promotion des droits de l'homme en Algérie et dans le monde. L'organisation apprend en qu'elle a été dissoute par une décision de justice en . Histoire Création
2000 et années suivantes
Des dissidences apparaissent au sein de la gouvernance de la LADDH : en 2007, l’organisation est scindée en deux "ailes", l’une présidée par Hocine Zehouane et l’autre par Mustapha Bouchachi (avant d’être reprise par Noureddine Benissad en 2012) ; une troisième aile est ensuite revendiquée par Salah DabouzPlusieurs ailes se disputent le sigle : LADDH, la difficile union, site elwatan.com, 2 juin 2015..
Au congrès de 2010 ("aile Bouchachi"), Mustapha Bouchachi est réélu président. Revendiquant sa légitimité, il reçoit l'appui d'Ali Yahia Abdennour et de Karim Tabbou lors de ce troisième congrès, tenu en présence, notamment, de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, du Conseil national tunisien du respect des droits de l’homme, du Réseau euro-méditerranéen des droits de l' Homme et de la Fédération internationale des droits de l’hommeL’aile Bouchachi a tenu le 3e congrès de la LADDH, site liberte-algerie.com, mars 2010..
En 2017, Kaddour Houari apparaît dans la presse comme président d'une aile dissidente, auquel succède Bencheikh El Hocine Dhia Eddine dont le nom apparaît comme président en 2020Déclaration sur le projet de constitution, site laddh-algerie.org, 21 mai 2020..
D'autres associations des droits humains se créent. En , le réseau Wassila/Avife d'associations et d'institutions qui luttent en Algérie pour les droits des femmes est lancé.
Depuis le congrès de Boumerdès (), la LADDH s'efforce de refonder la vision des droits de l'homme en tant que matrice d'une société pluraliste, ouverte et régulée par le droit et la justice.
En 2011, Yacine Zaïd de la LADDH participe dans la création du Comité national pour la défense des droits des chômeurs.
Hirak Pendant le Hirak en 2019–2020, la LADDH participe aux Forces du pacte de l'Alternative démocratique, un rassemblement de partis politiques, associations et membres de la société civile essayant de coordonner une transition démocratique.
Le vice-président de la LADDH, Kaddour Chouicha, est emprisonné du , juste avant l'élection présidentielle algérienne de 2019 vue comme illégitime par les manifestants du Hirak, jusqu'au , pour « détention de tracts de nature à nuire à l’intérêt national » et « atteinte à corps constitué ». Son procès se tiendrait le .
Structure
Elle a sur le plan organique une compétence nationale qui lui permet d'intervenir et d'agir sur tout le territoire. Elle est structurée en sections locales, bureaux de wilaya, coordinations régionales et Conseil de Direction National. Ses organes sont le Congrès, le Conseil National, le Comité Directeur, les Conseils de Wilaya et les Comités Locaux. Elle est affiliée à la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), au réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme (REMDH), à la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains (CMODH).
Elle entretient des relations de partenariat avec beaucoup d'autres ONG nationales et internationales qui agissent dans la sphère des droits de l'homme. La LADDH est strictement indépendante et une disposition statutaire, l'article 18 proscrit tout cumul de responsabilité en son sein et dans un parti politique, l'administration et les services de sécurité. Sur le plan légal, elle a obtenu son agrément par arrêté du ministre de l'intérieur du bien que sa création remonte à 1985.
Membres
Fondateurs Parmi les membres fondateurs sontLes droits de l'Homme - Revue de Presse; Éditions Collectif contre la répression en Algérie (CCRA) (1985, Paris); p.27 :
Présidents La listes des présidents de la LADDH : + Président Début Fin Ali Yahia Abdennour 1989 2005 Hocine Zehouane 2005 2007 Mostefa Bouchachi 2007 2012 Noureddine BenissadPRÉSENTATION, site droits-laddh.org, consulté le 29 avril 2021. 2012 2023
Militants
Saïd Boudour, un journaliste algérien..
Dissolution
Le , l'organisation annonce avoir fait l'objet d'une dissolution lors d'une décision de justice rendue le , sans avoir été informée de la décision et après un procès tenu en son absence. L'ONG affirme n'avoir jamais été informée de la procédure judiciaire déployée à son encontreEn Algérie, les autorités dissolvent la principale ONG de défense des droits humains, site lemonde.fr, 23 janvier 2023.. L'agence Algérie Presse Service (APS) indique le , que l'organisation a été dissoute La LADDH dissoute en raison de la vacance de ses dirigeants installés à l'étranger, site aps.dz, 31 janvier 2023..
Réactivation de l'activité depuis le territoire français Le , des membres de l'organisation réfugiés en France déposent les statuts d’une nouvelle association, appelée « Collectif de sauvegarde de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme » (CS-LADDH), présidée par le journaliste et réfugié politique Adel Boucherguine, afin de . La démarche n'est pas soutenue par l'ancien président Kaddour Chouicha, qui vit en Algérie, et qui indique avoir contesté en justice la dissolutionLa Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme relocalise son action en France, site lemonde.fr, 31 décembre 2024..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Maison des droits de l'homme et du citoyen de Tizi Ouzou Khaled Drareni
Liens externes Site officiel de la LADDH
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