L'affaire Véronique Courjault, également appelée « affaire des bébés congelés » est une affaire criminelle française concernant Véronique Courjault, mère de famille ayant tué trois de ses nouveau-nés.
Famille Courjault Véronique Courjault, née Véronique Fièvre le à Parnay en Maine-et-Loire, est mariée à Jean-Louis Courjault, ingénieur né le à Palaiseau. Originaires de l'ouest de la France, ils se sont rencontrés étudiants à Tours en 1987. Après un mariage le , ils sont parents de deux garçons : Jules, né le , et Nicolas, né en .
Ils résident quelques années en Charente-Maritime à Villeneuve-la-Comtesse avant de s'installer en Touraine puis, pour des raisons professionnelles, le couple déménage à Séoul (Corée du Sud) en 2002, tout en conservant une résidence à Tours.
Chronique judiciaire Le , Jean-Louis Courjault, seul à Séoul pendant que sa famille passe ses vacances en France, découvre deux cadavres de bébés dans le congélateur familial et prévient la police. Quelques jours plus tard, alors qu'il a rejoint sa femme et ses fils en France, les tests ADN réalisés par les autorités sud-coréennes authentifient les nouveau-nés comme étant les enfants du couple Courjault.
Le , Jean-Louis et Véronique Courjault tiennent une conférence de presse à Tours, dans le bureau de leur avocat, au cours de laquelle ils contestent les résultats des tests ADN et dénoncent un , avec un possible lien avec les activités professionnelles de Jean-Louis Courjault, travaillant pour une entreprise américaine soumise à des rivalités commerciales.
Après que l'enquête a été transmise aux autorités françaises et que de nouveaux tests ADN ont été réalisés, Véronique Courjault avoue le avoir tué et congelé les deux bébés nés à Séoul en et , ainsi qu'un premier enfant qu'elle affirme avoir brûlé dans la cheminée en alors que le couple habitait en France à Villeneuve-la-Comtesse (Charente-Maritime)....
En , alors qu'il était mis en examen pour complicité d'assassinat, un non-lieu est prononcé pour Jean-Louis Courjault qui a toujours assuré ne pas avoir eu connaissance des grossesses de sa femme.
Le , Véronique Courjault est condamnée par la cour d'assises d'Indre-et-Loire à huit ans de prison pour les trois infanticides, un verdict jugé . On estime alors que sa détention ne devrait pas se prolonger de plus que quelques mois, ayant déjà passé près de 3 ans en détention provisoire..
Après la plaidoirie de maître Henri Leclerc, le verdict ne retient pas la préméditation pour le premier infanticide. Une grande partie des débats traiteront d'un trouble encore mal connu qui est celui du déni de grossesse et de la dénégation. La TSR à Genève diffuse un entretien avec Daniel Schechter, pédopsychiatre des hôpitaux universitaires de Genève spécialisé dans les troubles psychiatriques péripartum, qui parle du déni de grossesse en tant qu'une forme de souffrance dissociée qui a plusieurs explications psychiatriques possibles..
Le , la justice décide la mise en liberté conditionnelle de Véronique Courjault assortie d'une interdiction de communiquer avec la presse..
Les deux bébés nés en Corée (initialement appelés cadavres sans nom « 461 » et « 462 ».) ont aujourd'hui un état civil et une sépulture. Ce sont d'ailleurs les deux grands frères qui ont choisi leurs prénoms : Alexandre et Thomas..
Références
Annexes Bibliographie
Documentaires télévisés Parcours meurtrier d'une mère ordinaire : l'Affaire Courjault, de Jean-Xavier de Lestrade et produit par Denis Poncet, 2009, Arte, 103 minutes. « Véronique Courjault, l'affaire des bébés congelés » le dans Faites entrer l'accusé présenté par Christophe Hondelatte sur France 2, de Marie-Sophie Tellier, 85 minutes. « Affaire Courjault : l'énigme des bébés congelés » (premier reportage) le dans Chroniques criminelles sur NT1.
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Courjault, Véronique Courjault, Véronique Véronique Courjault Catégorie:Relations entre la Corée du Sud et la France Catégorie:Infanticide Catégorie:Tueuse en série française