Urbain-René Pilastre de La Brardière, né le à Cheffes (généralité de Tours, actuel département du Maine-et-Loire), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
Mandat à la Constituante Urbain-René Pilastre de La Brardière est élu représentant suppléant du tiers état pour la sénéchaussée d'Anjou lors des États généraux de 1789. Il est admis à siéger en à la faveur de la démission de François Rabin, représentant du clergé.
En , il vote en faveur du rattachement au Comtat Venaissin à la France, et en faveur de l'octroi de la citoyenneté aux hommes libres de couleur dans les colonies. Parallèlement à son mandat, il fréquente le club des Jacobins.
Au terme de son mandat à l'Assemblée nationale constituante, il est élu maire d'Angers.
Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle instaurée par la constitution de 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est destitué et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.
En , Urbain-René Pilastre de La Brardière est élu député du Maine-et-Loire, le cinquième sur onze, à la Convention nationaleArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 48., où il siège sur les bancs de la Gironde, aux côtés de ses collègues angevins Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, Jean-Baptiste Leclerc et Julien-Camille Le Maignan, comme lui d'anciens constituants.
Lors du procès de Louis XVI, il vote « la réclusion et le bannissement à la paix », rejetant l'appel au peuple mais se prononçant en faveur du sursis à l'exécution. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul MaratArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 63.. En mai de la même année, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des DouzeArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 534.. Pilastre remet sa démission de son mandat en août en invoquant des raisons de santé, comme ses collègues Leclerc et Simon Coren-Fustier, député de l'ArdècheArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 72, séance du 12 août 1793, p. 74.. Il est remplacé par Michel-Louis TalotArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 73, séance du 8 septembre 1793, p. 525..
Sous le Directoire Il réussit à rejoindre son département où il est réélu député au Conseil des Anciens pour le Maine-et-Loire le 20 vendémiaire an IV (). Il est secrétaire du Conseil jusqu'en mai 1798.
Ayant soutenu le Coup d'État du 18 brumaire (), il est choisi par le Sénat conservateur pour être député au Corps législatif le 4 nivôse an VIII (), jusqu'au .
Il se retire alors dans son domaine de Soudun situé sur la commune de Cheffes.
Le , il est réélu député de l'opposition constitutionnelle jusqu'au .
Il meurt le dans sa propriété.
Sources
Liens externes Notice extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny) http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/biographies/1789-1889/Tome_4/PIEYRE_PLAN%20DE%20SIEYES.pdf http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/trombino-1789/61a70.pdf http://www.archives49.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=80&catid=25&Itemid=49 http://gw0.geneanet.org/index.php3?b=desjdek&lang=fr;i=33384
Catégorie:Député de Maine-et-Loire Catégorie:Député français du tiers état en 1789-1791 Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Membre du Conseil des Anciens Catégorie:Maire de Maine-et-Loire Catégorie:Maire d'Angers Catégorie:Naissance en Anjou Catégorie:Naissance en octobre 1752 Catégorie:Décès en avril 1830 Catégorie:Décès à 77 ans