Anna Maria Redi (en religion Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus), née le à Arezzo, en Toscane et morte le à Florence, est une religieuse carmélite italienne. Grande contemplative, elle a été déclarée sainte par l'Église catholique en 1934..
Biographie Enfance Anna Maria Redi est née le à Arezzo, en Toscane dans une famille noble : les Redi. Son père est Ignace Redi.
Elle est baptisée le . Très jeune elle fait preuve d'une grande piété, et elle pose souvent la question autour d'elle ..
Elle étudie chez les bénédictines de Florence. Bien que celles-ci pronent le Jansénisme, Anna Maria découvre chez elles la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Durant ses récréations, elle a cette réflexion : .
Un an après la fin de ses études et son retour dans sa famille, elle exprime son désir de rentrer au Carmel. Son père, très pieux, a le cœur brisé par cette annonce, mais il choisit de ne pas s'opposer à la volonté de sa fille..
Le Carmel Anna Maria Redi entre au couvent de Sainte-Thérèse à Florence le (elle a 17 ans). Elle reçoit l’habit de carmélite le sous le nom de sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus. Carmélite, elle vit dans la prière et la pénitence.
Elle se voit chargée la mission d’infirmière dans sa communauté. Elle prodigue ses soins sans mouvement d’humeur et avec patience.
Bien qu'elle ait d'habitude une bonne santé, le elle ressent quelques douleurs qui sont mal diagnostiquées. Il s'agit en fait d'un début de gangrène.
Alors qu'elle souffre atrocement, elle trouve encore la patience et la charité de s'occuper des religieuses malades en prodiguant des conseils à une autre sœur sur les soins à leur donner. Après 18 heures de souffrances affreuses, elle meurt d'une gangrène généralisée ce même à l'âge de 22 ans. Malgré ses terribles souffrances, elle meurt paisiblement, le regard fixé sur son crucifix qu’elle tient en ses mains.
L'incorruptibilité du corps À sa mort, le corps de la carmélite est déjà très altéré et enflé (par la gangrène), à tel point qu’on songe à ne pas exposer sa dépouille à la grille du parloir (comme c’était la coutume pour les carmélites). Mais dès que les religieuses commencent à transporter son corps, un changement se produit : la couleur bleuâtre de son visage et de son cou fait place à une délicate pâleur, le visage prend un éclat rosé, le corps devient mince et souple. La défunte semble d’une beauté rayonnante plus qu’elle ne l’avait été de son vivant. Du coup, on retarde l’inhumation de 15 jours pour permettre un plus grand nombre de visites, et le corps de Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus demeure dans le même état. Son corps en répand même un parfum agréable.
Son corps, maintenant desséché mais toujours intact, repose maintenant dans une châsse en verre au monastère de FlorenceLa photo de son sarcophage de verre est disponible sur le net, par exemple sur ce blog. Il s'agit d'un des nombreux cas d'incorruptibilité..
Spiritualité Son directeur spirituel, le père Ildephonse de St-Aloysius Gonzaga, lors de son procès canonique expliquera son itinéraire spirituel : elle a suivi le chemin thérésien d’une .. Sa dévotion au Sacré-Cœur explique tous les aspects de sa spiritualité et de sa vie religieuse.
Dans l'ordre du Carmel, Thérèse Marguerite Redi n'est pas considérée comme « un maître spirituel » mais comme « un témoin ». Elle a témoigné par sa vie au Carmel, dans son expression ascétique et contemplative la plus pure, que notre vie est capable de conduire l’âme à l’union la plus intime avec Dieu. Le Sacré-Cœur de Jésus, où elle a su se cacher pour aimer, est la demeure où elle nous invite.
Le père Ildephonse témoignera aussi que la sainte a eu une grande grâce contemplative un dimanche après la Pentecôte de 1767 qui l'a éclairée sur la compréhension de l'amour de Dieu et de la Trinité, éclairage qu'elle a pu partager avec le père, et par la même l'instruire.
Citation de Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus : .
Canonisation Elle est béatifiée par le pape Pie XI le et canonisée toujours par Pie XI le .
Elle figure dans le Martyrologe romain au , jour de sa mort (dies natalis), mais elle est fêtée le par l'Église catholique, et avec rang de mémoire pour l'ordre du Carmel.
Portraits Les plus anciennes peintures de la sainte ont été réalisées par l'artiste A.Piatoli, immédiatement après la mort de Thérèse Marguerite Redi.
Ces peintures sont conservées dans le monastère Sainte-Thérèse de Florence..
Annexes Bibliographie Breve Compendio della Vita della Serva di Dio Suor Teresa Margarita Redi del Cuor di Gesù Monaca Teresiana Dedicata Alla Sagra Real Maestà Di Carlo Ludovico Infante di Spagna Re di Etruria dalla Priora, e Religiose del suo Monastero di Firenze, Rome, Per Antonio Fulgoni, 1806. Hervé Roullet, Sainte Thérèse-Marguerite Redi, Une spiritualité du Coeur de Jésus, Paris, Éditions Pierre Téqui, 2017.
Liens externes
Saint Teresa Margaret of the Sacred Heart site consacré à Anna Maria Redi
Notes et références
Catégorie:Naissance à Arezzo Catégorie:Clergé italien du XVIIIe siècle Catégorie:Religieuse italienne Catégorie:Carmélite italienne Catégorie:Carmélite déchaussée Catégorie:Saint du Carmel Catégorie:Mystique du Carmel Catégorie:Mystique chrétien du XVIIIe siècle Anna Maria Redi Catégorie:Béatification par Pie XI Anna Maria Redi Anna Maria Redi Catégorie:Religieuse catholique du XVIIIe siècle Catégorie:Naissance en juillet 1747 Catégorie:Décès en mars 1770 Catégorie:Décès à 22 ans Catégorie:Personnalité inhumée à Florence Catégorie:Saint catholique fêté le 7 mars Catégorie:Saint catholique du XVIIIe siècle