Les unités militaires françaises de la Force internationale d'assistance et de sécurité en Afghanistan sont principalement concentrées autour de Kaboul, où est située la Région de Commandement - Capitale plus connue sous son nom anglais Regional Command Capital (RC-C), sous commandement français depuis . Ces unités comprennent la participation française à l'état-major du RC-C, un bataillon d'infanterie dit "BatFra", un bataillon de commandement et de soutien (BCS) et un détachement d'hélicoptères (DetALAT).
Depuis le , les principales unités de combat ont été redéployées et sont placées sous le contrôle de la Brigade La Fayette.
État-major du Regional Command Capital (RC-C)
Sous les ordres du général Marcel Druart depuis le Le général Druart, nouveau commandant de la région capitale, Zone militaire, 16 juillet 2009, l’état-major multinational du commandement régional de la capitale (RC-C) planifie et coordonne l’ensemble des opérations militaires de la coalition dans la région de Kaboul. Le RC-C est le premier des cinq commandements de la FIAS à avoir commencé le transfert de la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes.
Ces dernières sont maintenant responsables de la quasi-totalité du secteur de la capitale, excepté l’aéroport et ses alentours, ainsi que le district de Surobi. L’état-major est en soutien de la police et de l’armée afghanes et fait conduire des patrouilles conjointes et des projets de coopération civilo-militaire.
L'état-major du R-C compte 135 personnes de 12 nationalités différentes, dont 85 français. Il dispose de trois bataillons : un italien dans le secteur Ouest, un turc dans le secteur Sud et un français (BatFra) dans le secteur Nord, district de SurobiL’état-major du commandement régional de la région capitale, État-major des armées, 28 avril 2009.
Il est implanté sur le camp de Warehouse, situé à l’est de Kaboulune roquette touche Warehouse, État-major des armées, 28 avril 2009 .
Une compagnie du de transmissions a été désignée par pour fournir les moyens informations et de communications à l’état-major.
Bataillon de commandement et de soutien Le BCS coordonne et met en œuvre la chaîne logistique au profit du BATFRA et des unités françaises déployées hors de Kaboul (GTIA Kapisa, OMLT).
Le détachement santé qui arme le rôle 2 du RC-C est rattaché au BCS. Il délivre des soins chirurgicaux et médicaux aux troupes de la coalition, aux militaires afghans et à la population afghane.
Entre et , le BCS a effectué près de 140 convois vers toutes les emprises où sont stationnés des militaires français et parcouru plus de . Il a également chargé et déchargé 104 avions de fret, 24 avions militaires et fabriqué de pain. En , le BCS a appuyé la traversée de Kaboul des convois de la force Spartan, composée de soldats américains envoyés en renfort dans le Wardak et le LogarRelève du bataillon de commandement et de soutien de Kaboul, État-major des armées, 21 avril 2009 .
Le BCS compte 500 militaires. Il est aujourd'hui () constitué de différentes unités regroupées autour du du matériel de Bruz près de RennesLe dispositif français pour l'Afghanistan, État-major des armées, 15 juin 2009 .
Commandants : à compter du = colonel Lasserre, chef de corps du du matériel (Bruz). de au = lieutenant-colonel Chapeu, chef de corps du du train (Brie)
Bataillon d'infanterie français du RC-C (BatFra) vignette|Insigne d'épaule du Bataillon Français. Le bataillon français a été la plus grande unité du dispositif français en Afghanistan jusqu'au ou les principales unités ont été redéployées et sont placées sous le contrôle de la Brigade La Fayette.
Il était implanté en partie sur le camp de Warehouse à Kaboul et en partie sur la Base opérationnelle avancée (FOB) de Tora (district de Surobi)Opération « Gerfaut » en vallée d’Uzbin (vidéo), État-major des armées, 4 mars 2009 .
Il conduit des opérations de stabilité et de sécurisation dans les zones qui lui sont attribuées. Les unités du BATFRA mènent des actions à la fois préventives et dissuasives. Elles effectuent des patrouilles quotidiennes, à pied et en véhicule, au contact de la population afghane, tiennent des check-points en liaison avec la police afghane, assurent la surveillance des abords des points sensibles tel que l’aéroport. Le BATFRA contribue également à la sécurité de la population par la récupération et la destruction de munitions non explosées, tels que des obus ou des mines.
Le BATFRA compte près de 1000 militaires. Sa structure est celle d'un Groupement tactique interarmes (GTIA), dont le plus gros des effectifs est fourni par un régiment d'infanterie, dont le chef de corps est commandant du BatFra.
Il est actuellement (mandat Pamir XXII - depuis le ) armé par des unités de la Brigade légère blindée (Nîmes), le BATFRA comprend une unité de commandement et de logistique, trois compagnies d’infanterie du Régiment étranger d’infanterie, un escadron de recherche et d’investigation du Régiment étranger de cavalerie (Orange), une compagnie du Régiment étranger de génie (Nîmes) et une batterie d’appui mortiers du Régiment d’artillerie de marine (Canjuers)Le dispositif français pour l'Afghanistan, État-major des armées, 15 juin 2009 Ministère de la Défense — 07/07/09 Afghanistan : relève du Bataillon français à Kaboul, État-major des armées, 10 février 2009 .
Sa relève par un GTIA formé à base du REI de Nîmes au mois de est en cours« Des missions centrées sur le renseignement », Le Midi Libre, 2 juillet 2009.
Selon les informations officielles communiquées sur le format du GTIA (1 UCL, 3 Cie d'infanterie, 1 Cie Génie, 1 Escadron, 1 batterie), et les normes d'effectifs par unité (135 personnel par compagnie d'infanterie, 100 à 120 pour les autres, environ 150 pour l'UCL) et ce qui se fait couramment en OPEX (DL et détachements divers en sus des unités classiques), le GTIA a probablement vu sa taille passer de 800 à presque 1000 personnels. Cette augmentation n'a pas fait l'objet d'une communication officielle spéciale.
Unités ayant armé le BatFra
Première période Mandat Pamir I : de janvier à : RIMa Mandat Pamir II : de juin à : BCA Mandat Pamir III : d'octobre au = Commandé par le colonel de Courrèges d'Ustou, du 1/11 régiment de cuirassiers de Carpiagne Mandat Pamir IV : du au = Commandé par le colonel Nuyttens, commandant le de dragonsTransfert d'autorité dans le cadre de l'opération Pamir, État-major des armées, 8 janvier 2003 Mandat Pamir V : de juin à : RPIMa = 3e Régiment de Parachutistes d'Infanterie de Marine, commandé par le colonel Jean François Hogard Mandat Pamir VI : du ? au = Régiment de Tirailleurs. Commandé par le Colonel Lion, chef de corps du Régiment de Tirailleurs Mandat Pamir VII : du au ? = Régiment d'Infanterie de Marine, 3e Régiment d'artillerie de Marine, 6e Régiment de Génie. Commandé par le colonel Morel, chef de corps du Régiment d'Infanterie de Marine Mandat Pamir VIII : De mai à sept. 2004 : Sous le commandement du 4e Chasseurs (basé à Warehouse), la 1ère Cie du 13e BCA était stationnée à KAIA. Force d'intervention mobile, les Chasseurs Alpins opéraient dans Kaboul et sa périphérie. Mandat Pamir IX : du ? au = Commandé par le colonel Richoux, chef de corps du Hussards (REPFRANCE)PAMIR X: transfert d'autorité,État-major des armées, 2 février 2005 Mandat Pamir X : du au = REI et un élément de la BIM, ainsi que des éléments de soutien du RT, 2e GLCAT, RMAT, DCSEA, et DCSSA. Commandé par le colonel de Reviers, chef de corps du étranger d'infanterieRelèves en Afghanistan, État-major des armées, sans date Mandat Pamir XI : du au = 35 régiment d'infanterie, un escadron /2e régiment de chasseurs et un détachement du de génie. Commandé par le colonel Duffour, chef de corps du RIRelèves en Afghanistan, État-major des armées, été 2005EMA - Afghanistan : relève, État-major des armées, 7 juillet 2005. Mandat Pamir XII : du au = Régiment de marche du Tchad ( d'infanterie, section des forces avancées et une unité de commandement et de logistique), escadron de reconnaissance et d'investigation de la Brigade Blindée et un détachement du du génie. Commandé par le colonel Thierry Ducret, chef de corps du Régiment de marche du TchadAfghanistan, relève par la blindée, État-major des armées, 3 octobre 2005. Mandat Pamir XIII : du au = Régiment de hussards parachutistes (état-major, un escadron de reconnaissance et d'investigation et une unité de commandement et de logistique), Régiment de chasseurs parachutistes (une compagnie d'infanterie) et un détachement du Régiment de génie parachutiste. Commandé par le colonel Guillaume de Marisy, chef de corps du Régiment de hussards parachutistesPamir : la 11e Brigade Para prend le relais, État-major des armées, 7 février 2006.
Deuxième période Modification du mandat français, annoncé au sommet de l'OTAN de Riga les 28 et . Les troupes françaises de la FIAS pourront être déployées en dehors de la zone de Kaboul. Mandat Pamir XIV : du au ? = /11ème Régiment de cuirassiers (état-major, escadron de reconnaissance et d'investigation et unité de commandement et de logistique), Régiment d'infanterie (une compagnie) et un détachement du Régiment de génie. Commandé par le colonel Pillet, chef de corps du /11ème Régiment de cuirassiersle 1/11 régiment de cuirassiers prend le relais, État-major des armées, 5 juillet 2006. Mandat Pamir XV : du ? au = de chasseurs. Commandé par le colonel SeigleRelèves Pamir et Epidote, État-major des armées, 4 mai 2007. Mandat Pamir XVI : du au = de chasseurs parachutistes (état-major, une compagnie et unité de commandement et de logistique), escadron de reconnaissance et d'investigation du RHP et détachement du RGPVisite du COMISAF au BATFRA, État-major des armées, 20 juillet 2007. Commandé par le colonel Collet. [arme également 1 OMLT avec les GCP]
Troisième période Deuxième renforcement d'effectifs, qui sera annoncé le au sommet de l’OTAN à Bucarest et contribution d'OMLT. Mandat Pamir XVII : du au = de chasseurs alpins (état-major, une compagnie et unité de commandement et de logistique), escadron d’éclairage et d’investigation du de chasseurs et un détachement du étranger de génie. Commandé par le colonel Jean-François MorinRelève du bataillon français, État-major des armées, 19 septembre 2007. [également releve de l'OMLT par GCM - préparatifs d'un OMLT] - [ - arrivée de 2 nouvelles OMLT - proviennent de la légère blindée et de la logistiqueDeux nouvelles OMLT, État-major des armées, 3 janvier 2008 - il s'agit des et OMLTDeux nouvelles OMLT certifiées, État-major des armées, 18 janvier 2008] Mandat Pamir XVIII : du au ? = 126e Régiment d'Infanterie (ERI du 1/11 CuirassiersL’escadron de recherche et d’investigation du bataillon français, État-major des armées, avril 2008 ). Commandé par le lieutenant-colonel MallassinetLes relèves en Afghanistan, État-major des armées, 28 janvier 2008. Mandat Pamir XIX : du ? au = Régiment de marche du Tchad (ERI escadron du 12RC) (renforcé par une compagnie d'infanterie du RPIMA basée à Surobi. C'est une section de cette compagnie, Carmin 2, qui a subi l'embuscade de Surobi). Commandé par le colonel de Cevins Mandat Pamir XX : du au = de parachutistes d'infanterie de marine (Carcassonne). Commandé par le colonel Perrin. Mandat Pamir XXI : du au = d’infanterie (Sarrebourg). Commandé par le colonel Franck Chatelus.
Quatrième période Troisième renforcement d'effectifs, par substitution d'effectifs au sol supplémentaires en contrepartie du désengagement partiel de la task force 150. Mandat Pamir XXII : du à = étranger d’infanterie (Nîmes). Commandé par le colonel Benoît Durieux. Passage du bataillon à trois compagnies d'infanterie (+ 1 Cie) et une compagnie complète du génie et une batterie complète d'artillerie.
Détachement d'hélicoptères