vignette|Représentation d’un hinin. est un terme japonais qui désigne le groupe social le plus bas dans le système hiérarchique à l'époque Edo.
Stigmatisés et discriminés, les hinin sont néanmoins reconnus par les autorités, disposant de leurs propres institutions et même de privilèges..
Organisation Avant l'époque d'Edo, hinin désigne certains bonzes dont plusieurs vivant d'aumônes. Par extension , le terme en vient à désigner les mendiants.
À l'époque d'Edo, on distingue deux sortes de hinin : les qui sont recensés et légaux, et les qui sont des vagabonds non recensés. Les kakae-hinin sont eux-mêmes composés de trois catégories : les hinin de naissance, nés de parents hinin ; ceux ayant commis un délit ; les no-hinin qui se sont fait recenser.
Les kakae-hinin sont regroupés dans des . Ces baraques situées dans les bas-fonds des villes dépendent de qui dépendent eux-mêmes du .
Mode de vie Les occupations des hinin sont principalement la mendicité détournée (petit spectacles, vœux) ou directe. Ils peuvent aussi garder les prisonniers malades, conduire les condamnés, enterrer les criminels exécutés.
Durant la grande famine Tenpō des années 1830, le nombre de hinin augmente rapidement, ce qui accentue la concurrence entre mendiants. Les autorités fondent donc pour les sans-travail des ateliers de fabrication de sandales de paille, appelés .
En 1871, sous la restauration de Meiji, un décret abolit le vieux système hiérarchique. On recense alors hinin. Une partie d'entre eux et une autre catégorie de parias, les eta, deviennent les burakumin.
Historiographie Malgré le peu de recherches effectuées sur le sujetIwao Seiichi et al., « Hinin », Dictionnaire historique du Japon, 1981 (voir bibliographie)., le courant des études subalternes tend à réévaluer la place des hinin dans la société, .
Notes et références
Annexes Bibliographie La majorité de l'article provient de :
Articles connexes Burakumin Lumpenprolétariat Système hiérarchique à l'époque Edo
Catégorie:Époque d'Edo Catégorie:Groupe ethnique au Japon Catégorie:Discrimination au Japon