La Seine-Maritime, dénommée Seine-Inférieure jusqu'au , est un département français de la région NormandieLOI du 16 janvier 2015.Ministère de l'Intérieur.Conseil Constitutionnel., dont il héberge plus du tiers de la population. L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et La Poste lui attribuent le code 76.

Sa préfecture est Rouen et sa plus grande ville est Le Havre.

Gentilé Depuis le , à la suite d'une consultationSeinomarins ? T'es sûr ?. réalisée en par courrier et par Internet, les habitants de Seine-Maritime sont appelés les « Seinomarins » et « Seinomarines »...

Histoire

vignette|gauche|Carte de la Seine-inférieure en 1790.

Le département de la Seine-Inférieure est créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir d'une partie de la province de Normandie. En 1800 sont créés 5 arrondissements : Dieppe, Le Havre, Neufchâtel, Rouen et Yvetot.

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (), le département est occupé par les troupes britanniques de à novembre 1818 (voir « Occupation de la France à la fin du Premier Empire »).

Après le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III, la Seine-Inférieure fait partie des départements placés en état de siège afin de parer à tout soulèvement massifJacques-Olivier Boudon, « Les Bonaparte : regards sur la France impériale ». La Documentation photographique, dossier 8073, janvier–février 2010, p. 11 (carte de Gilles Pécout).. En 1926, les arrondissements de Neufchâtel et d'Yvetot sont supprimés.

Elle prend le nom de « Seine-Maritime » le ..

Pendant mai 68, le département est celui des premières usines en grève. Chez Renault-Cléon, jeudi à , l'équipe du matin trouve portes fermées, la grève ayant été déclenchée le mardi à 15 heures.. Plusieurs centaines de salariés de l'équipe de nuit restent enfermés dans les bâtiments administratifs et le directeur de l'usine refuse de quitter l'entreprise.

Armoiries

Géographie vignette|Carte de la Seine-Maritime.

La Seine-Maritime, baignée par la Manche de l'estuaire de la Seine jusqu'à l'embouchure de la Bresle, fait partie de la région Normandie. Elle est limitrophe des départements de la Somme, de l'Oise, du Calvados et de l'Eure.

Le plateau crayeux du pays de Caux occupe la majeure partie du département, qui comprend aussi, à l'est, le Petit Caux et le pays de Bray, ainsi qu'au sud, la vallée de la Seine.

Les principales villes du département sont : Rouen, Le Havre, Dieppe, Fécamp, Elbeuf, Barentin, Yvetot et Lillebonne.

Climat

Le climat de la Seine-Maritime est océanique. Il existe des différences de température entre le littoral et l'intérieur du département. En hiver, les températures enregistrées sur la côte sont plus douces que celles relevées plus à l'est. L'effet inverse est notable en été. Les terres du pays de Bray, situées plus en altitude, connaissent quelques épisodes neigeux en hiver. Les vents dominants viennent du sud-ouest ou de l'ouest. Ils peuvent souffler en tempête en automne et en hiver.

Interventions publiques En 2017, le département dispose d'un budget de 1,8 milliard d'euros..

Les investissements : chiffres clés

La solidarité : 817,7 millions d'euros.

Les engagements de solidarité restent le premier budget de la collectivité avec : Revenu de Solidarité Active : 261,4 millions d'euros ; Allocation Personnalisée d'Autonomie et personnes âgées : 209,6 millions d'euros ; Enfance et Famille : 184,9 millions d'euros ; Personnes en situation de handicap : 151,7 millions d'euros ; Protection Maternelle et Infantile, Santé Publique : 3,6 millions d'euros ; Coopération décentralisée : 0,41 million d'euros ; Lutte contre les discriminations et le racisme : 0,35 million d'euros.

Développement du territoire : 88,1 millions d'euros

Égalité des droits (Éducation, Culture et Sport) : 136,3 millions d'euros

Mobilité, la sécurité et la protection de l’environnement : 162,7 millions d'euros

Frais de structure : 243,8 millions d'euros.

L'encours de la dette du département de la Seine-Maritime est de au . Il a diminué de plus de 247 millions d'euros entre le et le .

Développement économique Emplois, revenus et niveau de vie Selon les résultats du recensement de la population de l'Insee pour 2023, le département de la Seine-Maritime comptait âgés de 15 à .

Population active et chômage Le taux d'activité des 15 à 64 ans s'établit à 74,0 % (dont 64,7 % d'actifs ayant un emploi et 9,3 % de chômeurs). Les inactifs représentent 26,0 % de cette tranche d'âge, répartis entre élèves et étudiants (10,4 %), retraités ou préretraités (6,5 %) et autres inactifs (9,2 %)..

En 2023, sont au chômage, soit un taux de chômage départemental de 12,5 %. Le chômage touche particulièrement les jeunes actifs : 15 à 24 ans : 24,5 % ; 25 à 54 ans : 11,0 % ; 55 à 64 ans : 9,5 %.

Parmi les résidents actifs pourvus d'un emploi, les professions intermédiaires (27,4 %), les employés (26,9 %) et les ouvriers (23,2 %) constituent plus des trois quarts de la population occupée, devant les cadres et professions intellectuelles supérieures (16,2 %), les artisans, commerçants et chefs d'entreprise (5,3 %) et les agriculteurs exploitants (0,9 %).

Répartition et évolution des emplois au lieu de travail Le nombre d'emplois localisés dans le département s'élève à en 2023, en progression par rapport à 2017 () et 2012 (). Le salariat concerne 90,3 % de ces postes, et les femmes occupent 49,0 % de l'ensemble des emplois.

Le secteur tertiaire regroupe à lui seul 76,7 % des emplois seine-marins (44,6 % dans le commerce, les transports et les services divers et 32,1 % dans l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale). L'industrie représente 14,5 % des emplois, la construction 7,0 % et l'agriculture 1,7 %.

+ Évolution et caractéristiques de l'emploi par secteur d'activité en Seine-Maritime Secteur d'activité 2012 2017 2023 Emplois % Emplois % Emplois % Part des femmes Part des salariés Agriculture 9 323 1,8 % 9 121 1,8 % 8 841 1,7 % 26,2 % 44,7 % Industrie 81 552 16,1 % 76 014 15,3 % 74 700 14,5 % 27,5 % 95,6 % Construction 38 190 7,5 % 33 460 6,8 % 36 136 7,0 % 11,3 % 83,4 % Commerce, transports, services divers 217 146 42,8 % 213 729 43,1 % 229 546 44,6 % 46,8 % 88,4 % Administration, enseignement, santé, action sociale 161 427 31,8 % 163 138 32,9 % 165 402 32,1 % 71,3 % 94,3 % Ensemble 507 639 100,0 % 495 461 100,0 % 514 625 100,0 % 49,0 % 90,3 %

Agriculture et pêche L'agriculture occupe une place prépondérante sur le territoire. En 2024, la surface agricole utile (SAU) déclarée s'élevait à 388 403 hectares.. Le recensement agricole décennal de 2020 dénombrait 4 795 exploitations agricoles pour 7 782 emplois en équivalent temps plein (ETP) et une production brute standard (PBS) de 984,2 millions d'euros.

Productions végétales Les grandes cultures et les prairies dominent les paysages ruraux du département, notamment sur le plateau du pays de Caux et dans le pays de Bray : Céréales : le blé tendre constitue la première culture avec près de 101 000 ha et une production de plus de 756 000 tonnes en 2024, complétée par l'orge (28 000 ha) et le maïs grain ; Plantes industrielles et à fibres : le département est réputé pour la culture du lin textile (plus de 44 500 ha de plantes à fibres déclarés en 2024), la betterave industrielle (1,56 million de tonnes récoltées sur plus de 18 000 ha) et le colza (23 000 ha) ; Cultures maraîchères et tubercules : la production de pomme de terre est également significative (plus de 686 000 tonnes sur environ 15 300 ha) ; Surfaces fourragères : les prairies permanentes représentent plus de 96 000 ha, auxquelles s'ajoutent le maïs fourrage (près de 32 000 ha) et les prairies temporaires.

Élevage et production laitière L'élevage constitue un pilier historique de l'agriculture locale : Bovins et filière laitière : le cheptel bovin comptait 357 067 têtes en 2024, dont 73 418 vaches laitières et 55 951 vaches nourrices (viande). La production laitière départementale a atteint près de 5,68 millions d'hectolitres de lait de vache cette même année ; Autres élevages : la filière porcine représente 126 914 têtes, complétée par les cheptels ovins (36 000 têtes) et caprins.

Pêche et sylviculture Pêche : l'activité halieutique s'articule autour de la façade maritime et des ports de Le Havre, Dieppe (premier port coquillier de France pour la coquille Saint-Jacques), Fécamp et Le Tréport ; Sylviculture : le patrimoine forestier départemental compte plusieurs massifs majeurs, dont les forêts domaniales d'Eawy, d'Arques, de Brotonne et de Roumare.

Commerce

Industrie Les zones industrielles, dans la vallée de la Seine, se répartissent sur trois pôles principaux : l'estuaire (zone industrialo-portuaire du Havre), la zone Lillebonne/Notre-Dame-de-Gravenchon en amont du pont de Tancarville et Rouen.

Les activités industrielles sont diverses : la pétrochimie (raffinerie de Normandie, Total ; raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon, ExxonMobil, Shell), les industries de pointe, en particulier les usines automobiles Renault (Sandouville, Cléon, Dieppe) et deux centrales nucléaires à Penly (2 × ) au nord de Dieppe et à Paluel (4 × ) à l'est de Fécamp.

Les activités portuaires sont réparties sur différents sites : port du Havre (premier port à conteneurs de France), grand port maritime de Rouen, port du Havre-Antifer et ports secondaires (Dieppe, Fécamp et Le Tréport).

Recherche

Transports

L'axe Paris – Rouen – Le Havre est l'axe de transport majeur du département, construit autour de la Seine navigable et parcouru par les autoroutes A13 et A131 et par la ligne ferroviaire majeure de Paris-Saint-Lazare au Havre. Les ports du Havre et de Rouen sont deux des plus importants ports maritimes français, et jouent un rôle majeur dans l'économie du département et sa physionomie.

Tourisme Le tourisme est diversifié entre Rouen, la vallée de la Seine, les stations balnéaires du littoral (Étretat, Fécamp, Dieppe, Le Tréport). On peut également évoquer les ports, parmi lesquels, notamment, Saint-Valery-en-Caux pour la plaisance. La Seine-Maritime dispose de huit passages d'eau entre Rouen et l'embouchure de la Seine, permettant la traversée de celle-ci par des bacs amphidromes, en complément des ponts.

Le département possède, dans la commune de Saint-Pierre-en-Port, un musée consacré aux croyances et aux traditions cauchoises des années 1950. Le musée retrace les croyances en matière d'exorcisme, de secrets de sorciers et de Saints guérisseurs et propose des reconstitutions des pièces à l'époque..

Le département compte un village classé parmi les Plus Beaux Villages de France : Veules-les-Roses.. Il possède aussi, dans la commune d'Allouville-Bellefosse, un chêne pédonculé de plus de 1200 ans et qui est inscrit depuis 2009 à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France..

Routes touristiques

Plusieurs routes touristiques dans le département permettent de découvrir le patrimoine selon un thème : la route des abbayes, qui va de l'abbaye de Graville, au Havre, à celle de Saint-Ouen, à Rouen, en passant par Montivilliers, l'abbaye de Gruchet-le-Valasse, l'abbaye de Saint-Wandrille, l'abbaye de Jumièges et celle de Saint-Martin-de-Boscherville ; la route de l'ivoire (Dieppe, Yvetot) ; la route du verre (pays de Bray) ; la route des colombiers (pays de Caux) ; la route des fruits (vallée de la Seine), l'été.

Parcs et réserves naturelles Les principaux sites sont le parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, la côte d'Albâtre avec ses plages de galets et ses falaises, le jardin botanique du bois des Moutiers, parc de 12 hectares à Varengeville-sur-Mer, le Jardin Jungle d'Eu et le parc zoologique de Clères.

Châteaux