Hugues Bayet, né le à Dinant, est un homme politique belge, membre du Parti socialiste (PS). Il est bourgmestre de Farciennes depuis le et député fédéral depuis le . Il exerce également les fonctions de député à la Région wallonne et à la Fédération Wallonie-Bruxelles de à , ainsi que de député européen de à .

Biographie

Formation et début de carrière Hugues Bayet nait le à Dinant et, après avoir terminé ses études secondaires à l'Institut Saint-Joseph de Châtelet, effectue des études en Sciences économiques et sociales. Il est licencié en sciences du travail de l'Université libre de Bruxelles en 1999.

En parallèle de ses études, il est actif dans le monde associatif et le secteur de la jeunesse. En 1995, il fonde à Farciennes l’association sans but lucratif OxyJeunes qui connaît un développement significatif et s'étend à travers la Wallonie. Il occupe également plusieurs fonctions au sein d’organisations de jeunesse : il préside le Conseil de la Jeunesse d’Expression française (remplaçant Jean-Michel Javaux en 1999) et contribue à la rédaction du décret officialisant la reconnaissance des formations d’animateurs. Il préside aussi le Comité pour les relations internationales de la jeunesse, les Jeunes Socialistes (2001-2003) et Présence et Actions culturelles (2004-2006).

Parcours politique

Au niveau local Élu conseiller communal à Farciennes en , il entre ensuite au cabinet du président du gouvernement wallon. De 2002 à 2006, il est attaché de presse des ministres-présidents wallons Jean-Claude Van Cauwenberghe puis Elio Di Rupo. À ce titre, il siège au Bureau national du PS. En 2006, il devient chef de cabinet adjoint auprès de Christiane Vienne. L’année suivante, il rejoint le cabinet de Marc Tarabella.

Lors des élections communales d’, il est élu bourgmestre de Farciennes avec 1 324 voix de préférences. Il succède à Fabrice Minsart et dirige une majorité absolue du PS.. Le , il est désigné par le Parti socialiste, comme tête de liste, pour les élections communales. Le , sa liste obtient près de 80 % des voix et 19 des disponibles au conseil communal. À titre personnel, il réalise un score de de préférence ..

Parmi les projets qu’il défend à Farciennes figure le développement économique local à travers un plan stratégique sous forme de Contrat d’Avenir.

En 2012, il est désigné « Carolo de l’Année » par SudPresse et Vivacité.

En , apprenant l'élection du nouveau maire Julien Sanchez (Front national) de la ville de Beaucaire (Gard), il annonce vouloir « geler » le jumelage entre Farciennes et Beaucaire..

C'est à Farciennes que Google décide d'implanter son deuxième siège belge au sein de l'Ecopole, un parc d'activités économiques créé par la commune et Igretec. Il impose, dans le permis délivré au géant américain, d'engager en priorité de la main d'oeuvre locale et de créer un réseau de chaleur pour réduire son empreinte carbone.

En collaboration avec la Ville de Châtelet, il mène aussi la reconversion de la piscine locale, fermée depuis 2014, en la transformant en centre aquatique Siréna, unique dans la région de Charleroi.

Grâce à l'obtention de fonds européens, il parvient également à donner une deuxième vie à la tour du Roton, dernier vestige du charbonnage du Roton, le dernier charbonnage à avoir fermé ses portes en Wallonie en 1984.

En , il est réélu pour la 4e fois à la tête de la commune.

Au niveau régional En 2009, il est second suppléant de la liste PS emmenée par Paul Magnette aux élections régionales. À ce titre, il est qualifié par les journaux du groupe Sudpresse comme « Obama » de la région de Charleroi et « étoile montante » du PS.. Il obtient 5625 voix et à la suite de désistements successifs entre au Parlement wallon ainsi qu'au Parlement de la Communauté française de Belgique.

Il siège notamment dans les commissions Jeunesse, Environnement et Aménagement du Territoire. Il devient en fin de législature vice-président de la Commission de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Mobilité (2011-2014), puis président de la Commission du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports (2013-2014).

Au niveau européen En 2014, il est désigné par le Parti Socialiste . pour occuper la effective lors des élections européennes du . Grâce à un score de de préférence, il décroche un siège au Parlement européen.. Il y siège au sein de la Commission des affaires économiques et monétaires ainsi que dans la Délégation à la Commission parlementaire mixte UE-Turquie.

En , il est nommé par le magazine du Parlement européen aux « MEP Awards 2015 », dans la catégorie « Newcomers » qui récompense les trois meilleurs nouveaux députés au sein de l’Assemblée européenne..

Il s’investit notamment en Commission des Affaires économiques et monétaires où il a axé son action sur deux priorités : la défense de l’investissement public et la justice fiscale. En , il est à l'initiative d'une déclaration signée par 385 députés européens, afin d’harmoniser au niveau européen le don des invendus alimentaires aux plus démunis..

Au niveau fédéral

Il est élu en 2019 à la 3e position de la liste emmenée par Elio Di Rupo en Hainaut et réélu en 2024. Il siège dans les commissions des Finances, où il est désigné vice-président, et en commission Mobilité. Il se distingue notamment dans les débats budgétaires en proposant de faire davantage contribuer les banques à l'effort budgétaire et dans son combat contre la hausse de la TVA désirée par le Gouvernement.

Implication dans le dossier du Sahara occidental En , la RTBF révèle, dans son magazine #Investigation, la promiscuité de Hugues Bayet avec le pouvoir marocain et note plusieurs actions démontrant son implication dans le dossier du Sahara occidental. En , Hugues Bayet lance le Comité belge de soutien au plan marocain d’autonomie du Sahara (COBESA), visant à inciter le gouvernement belge à soutenir la proposition marocaine sur le Sahara occidental. Cette initiative a suscité l’attention en raison de la participation de l’ambassadeur du Maroc lors de son inauguration, qui a également pris en charge certains frais liés à l’événement.

Des analyses ont relevé que Hugues Bayet avait exprimé des positions favorables au plan d’autonomie marocain, notamment lors d’une question posée à la Chambre des Représentants en . Cette déclaration a fait l’objet d’interrogations, certains membres du PS affirmant qu’il n’avait pas l’autorisation d’engager le parti sur cette question sensible. Cependant, le groupe PS à la Chambre a précisé que les propos du député reflétaient bien la ligne du parti.

Par ailleurs, des interventions médiatiques de Hugues Bayet sur le sujet ont été critiquées pour leur proximité avec la rhétorique officielle marocaine du roi Mohammed VI. Malgré ces controverses, aucune enquête officielle ne le met en cause dans des affaires de corruption liées à ce dossier.

Il s'est d'ailleurs expliqué dans la presse sur le sujet par la suite précisant avoir très mal vécu le reportage car la position défendue par le COBESA n'était autre que celle défendue par le Gouvernement belge. La diffusion du reportage #Investigation a d'ailleurs fait l'objet d'un règlement à l'amiable auprès du Conseil de Déontologie Journalistique. La page du site internet de la RTBF renvoyant au reportage en question ayant fait l'objet d'une modification ultérieure.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des députés européens de Belgique de la - Liste des députés européens de la

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