Les apsides (nom féminin) sont les deux points extrêmes de l'orbite d'un corps céleste, pour lesquels la distance au corps attracteur (plus exactement, au centre de masse des deux corps)Le centre de masse (en pratique le corps attracteur quand il est beaucoup plus massif que le corps considéré) est situé à l'un des deux foyers de l'orbite. est. : soit minimale (apside inférieure, périapside ou périapse) ; soit maximale (apside supérieure, apoapside ou apoapse).
Le mot s'emploie plus rarement au singulier pour désigner l'un ou l'autre des deux points.
La ligne droite reliant le périapside et l'apoapside d'une orbite donnée est la ligne des apsides ou ligne apsidiale. C'est l'axe principal de l'ellipse, c'est-à-dire la ligne droite qui joint les deux points les plus éloignés de son centre.
Terminologie Dans le cas d'une étoile et des principaux objets du Système solaire, un terme spécialisé apparenté peut être employé comme indiqué dans le tableau ci-dessous. Le nom de ces points de plus petit et plus grand éloignement dépendent du corps central ; ils sont formés en prenant la racine grecque du nom de ce corps., qui est en général le nom d'un dieu.
Toutefois, seuls les couples périhélie et aphélie, périgée et apogée, périastre et apoastre sont couramment utilisés.
corps central racine grecque périapside apoapside Galaxie (< « lait », Voie Lactée) Périgalacticon Apogalacticon Trou noir (« tache noire ») Périmélasme Apomélasme Étoile (« étoile ») Périastre Apoastre Soleil (« soleil ») Périhélie AphélieRemarque : dans les termes aphélie, apherme et aphade, le ph apparaît à la suite de l'apocope régulière du -o du préfixe apo- devant voyelle, même si cette voyelle est aspirée (c'est-à-dire, graphiquement, précédée d'un h). Que le p et le h appartiennent à des morphèmes différents ne change rien à la prononciation du digraphe ph : le mot éphémère (< ) en est un autre exemple. Que ces termes soient de formation moderne ne change rien non plus à leur caractère purement grec : en tant qu'emprunts francisés de mots grecs existant en puissance, la prononciation du ph est la même que dans n'importe quel autre mot grec emprunté en français. On prononce donc : [afeli], [afɛʁm] et [afad]. La prononciation [ap-] est une hypercorrection. Mercure Hermès (dieu du commerce) Périherme Apherme Vénus Cythère (lieu de naissance de Vénus/Aphrodite) Péricythère Apocythère Terre (forme dialectale de « terre ») Périgée Apogée Lune (« lune ») Périsélène Aposélène Mars Arès (dieu de la fureur guerrière) Périarée Apoarée Jupiter Zeus (roi des dieux) Périzène Apozène Saturne Cronos (roi des Titans, père du précédent) Péricrone Apocrone Uranus Ouranos (le ciel, père du précédent) Périourane Apourane Neptune Poséidon (dieu de la mer) Périposéide Apoposéide Pluton Hadès (maître des Enfers) Périhade Aphade
Les termes périlune ou apolune (pour le satellite naturel d'une lune), périjove ou apojove (pour un satellite de Jupiter) sont à éviter.
On voit parfois aussi les termes péricynthe ou apocynthe dans le cas d'un satellite artificiel de la Lune.
Positions relatives des apsides des planètes du système solaire Les deux images ci-dessous montrent la position relative des périapsides (en vert) et apoapsides (en rouge) des planètes du système solaire, à notre époque. Celle de gauche pour les planètes les plus intérieures, et celle de droite pour les planètes les plus extérieures.
Formules détaillées Les formules suivantes permettent de calculer la distance de chacun des apsides au centre de masse, et la vitesse en ces points : périapside apoapside distance vitesse
Selon les lois de Kepler sur le mouvement des planètes (conservation du moment angulaire) et les principes de la conservation de l'énergie, les quantités suivantes sont constantes pour une orbite donnée : moment angulaire relatif spécifique : énergie orbitale spécifique :
avec : est la longueur du demi-grand axe est le paramètre gravitationnel standard (produit de la constante de gravitation G par la masse M du corps central). est l'excentricité orbitale définie par
Attention : pour convertir la distance mesurée depuis les surfaces des objets en distance mesurée depuis les centres de gravité, il faut ajouter le rayon des objets en orbite ; et réciproquement.
La moyenne arithmétique des deux distances extrêmes est la longueur du demi-grand axe de l'ellipse orbitale. La moyenne géométrique de ces deux mêmes distances est la longueur du demi-petit axe de l'ellipse orbitale.
La moyenne géométrique des deux vitesses limites , est la vitesse correspondant à une énergie cinétique qui, à n'importe quelle position sur l'orbite, ajoutée à l'énergie cinétique courante, permettrait à l'objet en orbite de s'échapper de l'attraction. La racine carrée du produit des deux vitesses est donc la valeur locale de la vitesse de libération.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes Lois de Kepler Orbite elliptique Ligne des nœuds : Nœud Ligne des équinoxes : Équinoxe Ligne des solstices : Solstice
Liens externes Calculs lunaires
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