Locmalo est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

En 2016, la commune a obtenu le label « Communes du patrimoine rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysagerhttps://www.ouest-france.fr/bretagne/pontivy-56300/locmalo-obtient-le-label-communes-du-patrimoine-rural-de-bretagne-4577327.

Géographie Localisation vignette|left|Carte de Locmalo et des communes avoisinantes.

La commune de Locmalo s'étend sur et encercle presque entièrement la commune voisine de Guémené-sur-Scorff. Elle appartient par ses traditions au pays Pourlet et à la Basse-Bretagne. Le bourg de Locmalo se trouve à vol d'oiseau à à l'ouest de la ville de Pontivy, à au nord de Lorient et à au nord-ouest de Vannes.

Relief et hydrographie

La commune est vallonnée. L'habitat est dispersé en de nombreux hameaux. La commune possède plusieurs espaces boisés dont le bois de la Ménoray à l'est.

Le relief, l'hydrographie et la géologie de la région ont été décrits en détail dans un ouvrage publié en 1927 ..

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Scorff à l'ouest, la Sarre à l'est, le ruisseau du Chapelain, le ruisseau de Goah Mout, le ruisseau de Lanhouellic, le ruisseau Colin, le ruisseau de Stanguen, le ruisseau du Moulin du pont houarn et divers autres petits cours d'eau..

Le Scorff, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Ploërdut et se jette dans le Blavet en limite de Lorient et de Lanester, après avoir traversé ..

La Sarre, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Lescouët-Gouarec et se jette dans le Blavet à Pluméliau-Bieuzy, après avoir traversé ..

Le Chapelain, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Scorff à Lignol.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plouay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Locmalo est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu3,0 %73Terres arables hors périmètres d'irrigation31,0 %751Prairies et autres surfaces toujours en herbe11,2 %271Systèmes culturaux et parcellaires complexes35,9 %868Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants0,6 %15Forêts de feuillus9,0 %217Forêts de conifères1,6 %38Forêts mélangées7,7 %186Source : Corine Land Cover.

Morphologie urbaine

L'habitat est dispersé. Le bourg de Locmalo constitue l'agglomération principale. Outre le bourg, on dénombre 67 lieux-dits ou écarts. Il s'agit le plus souvent de simples hameaux constitués de 2 ou 3 maisons.

Belle Etoile (la) Botucart Bouquet Vert Brangolo Branzar Carac Bihan Carac Vras Clos Coët Nouzic Coët Cuic Coët Nouzic Couédic (le) Cozlen (le) Croix de Carac (la) Croix de Rescaly (la) Fontaine Malo (la) Gare de Guéméné Guersalic Hauts de Kerizac (les) Ker Anna Ker Anne Marie Kerbail Kerbellec Kerbourdonnet Kergann Meur Kergustang Kerizac Kerlenat Kermoult Kernaude Kernes-tour Kervinic Lanhouéllic Lann Brugo Lann Cozlen Lann Sarre Len Voge Lesmaëc Locmalo Locmalo Bihan Longueville Mané Guégan Manédol Manério Manermair Ménoray Moulin à Tan Parco (le) Penhair Perros Petit Penhair Plaisance (la) Pont Colin Pont Mein Pontigo (le) Quenven Rescaly Resprezel Rozulair Vihan Rozulair Vras Rulan (le) Saint Eugène Saint Gilles Sainte Christine Toul Scarh Toulbodo Tromelin Ty Losquet Ville Neuve (la)

Toponymie

Locmalo associe le breton loc servant à désigner un lieu saint au nom d'un des sept saints fondateurs de la Bretagne, saint Malo..

Au , en plein paroxysme des invasions des Vikings, un peuple d'Aleth, christianisé par un clerc venant du Pays de Galles du nom de Maclou ou Malo qui a donné son nom à six communes en Bretagne ainsi qu’une quarantaine de lieux-dits) aurait choisi de s'installer sur ce territoire, donnant naissance à la paroisse de Locmalo et plus généralement au Pays Pourlet..

Le nom breton de la commune est Lokmac'hloù,

Histoire Néolithique

Aucun monument mégalithique n'est signalé sur le territoire actuel de la commune de Locmalo par le chanoine Joseph-Marie Le Mené à la fin du .

Antiquité

La voie romaine reliant Darioritum à Vorgium en passant par Castennec traversait le territoire actuel de la commune. Elle passait par les villages de Lann Sarre, de Rescaly et de Quenven. Cette route était protégée par trois camps, situés, l'un à l'est de Kerballec (Coët-Caro), de forme quadrilatérale, l'autre au nord de Lesmaec (Lez-Maëc) de forme carrée à angles arrondis, et le troisième au sud du bourg, presque éffacéJoseph-Marie Le Mené, Histoire archéologique féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes.

Moyen-Âge Locmalo est une paroisse très ancienne (issue, semble-t-il, du démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de PlousquenPlousquen est un hameau et un ancien manoir de la commune de Persquen., aujourd'hui disparue.) puisque autrefois Guémené (aujourd'hui Guémené-sur-Scorff) en était une trève. L'église de Locmalo tomba en ruine en 1418 et fut rebâti à neuf par Charles de Rohan, seigneur de Guéméné, qui la fit dédier à sainte Christine. Ce seigneur fit encore bâtir dans la paroisse une chapelle qu'il dédia à la sainte Vierge et à sainte Catherine..

Plusieurs seigneuries existaient dans la paroisse : celles de Menauray, de Penhaër, de Coatenic, de Sainte-Christine, de Toulbodo, de Locmaria-Longueville : c'était des arrières-fiefsUn arrière-fief est celui qui relève directement du fief dominant et médiatement du seigneur suzerain et de qui aucun autre fief ne relève. C'est pourquoi l'arrière-fief est toujours fief servant. de la seigneurie de Guémené ; elles ont été décrites par Louis Galles..

Un seigneur du pays de Locmalo, Jean de Toulbodou, chassait dans la vallée de l'Ellé lorsqu'éclata un orage épouvantable. Un rocher, roulant sur la pente, menaçait de l'écraser. Il fit alors le vœu, s'il s'en sortait vivant, de faire bâtir une chapelle en l'honneur de sainte Barbe : c'est l'origine de la Chapelle Sainte-Barbe du Faouët.

Temps modernes

Le nom du village de Kergann-Meur signifie en breton "le village de la grande bataille" ; il garde donc le souvenir toponymique d'un combat dont l'histoire a perdu le souvenir. Kergann-Meur faisait partie de la trève de Saint-Eugène, qui était aussi dédiée à saint Diboen et à saint Urlo. Le pardon de Saint-Eugène se tenait le samedi, le dimanche et le lundi de Pentecôte, mais fut déplacé au dimanche précédant l'Ascension lorsque le seigneur de Pont-Callec fit construire en 1865 en Berné la chapelle de Sainte-Anne-des-Bois en reconnaissance de la grâce qui lui fut accordée d'avoir un héritier et fixa à la Pentecôte la date de son pardonJoseph Oliviéro, Christian et Yannick Perron, "Résistances et maquis en centre Bretagne", Liv'éditions, 1997, .. Les démêlés entre Guémené et Locmalo Depuis l'érection par Marie de Rohan, veuve de Louis IV de Rohan-Guémené, en 1529 de la collégiale Notre-Dame de la Fosse., la trève de Guémené se trouvait en porte-à-faux par rapport à Locmalo : Guémené possédait, grâce à sa collégiale et à son chapitre, presque tous les éléments constitutifs d'une paroisse ; de plus, étant le siège de la principauté, Guémené connaissait une expansion et prenait une importance que Locmalo ne pouvait ambitionner. Toutefois jusqu'en 1790 un compromis fut trouvé : le doyen de la collégiale était en même temps recteur de Locmalo, même si chacune des deux localités avait son général..

En Guémené devient une commune indépendante et même le chef-lieu d'un canton qui comprend aussi les communes de Locmalo, Persquen, Séglien et Silfiac. Locmalo, devenue commune subbalterne par rapport à Guémené, souffre amèrement de cette déchéance. Des querelles éclatent, notamment à propos du lieu d'enterrement des morts ; depuis 1779, année d'une épidémie qui avait fait de nombreux morts à Guémené, les décédés étaient, en raison de la petitesse du cimetière de Guémené, inhumés à Locmalo ; mais le il est décidé par M. de Lauzun que les morts de Guémené seraient à nouveau inhumés dans la ville, qui a édifié un nouveau cimetière, ce qui entraîne des protestations des commerçants de Locmalo.

Locmalo décrit en 1778 vignette|Carte de Cassini de Guémené et de ses environs, dont Locmalo (1787). Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Locmalo en 1778 :

Révolution française Le les prêtres de Locmalo et Guémené (Joseph Le Gruyer de Kervauduc, recteur de Locmalo et de la ville de Guémené ainsi que doyen ; Auguste Le Briz, chanoine de la ci-devant collégiale ; et 6 autres), menacés d'arrestation (ils ont refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé et sont donc prêtres réfractaires prennent la fuite et émigrent, à l'exception de Le Gruyer de Kervauduc, trop âgé (il est en poste depuis le ) qui est emprisonné à Vannes où il meurt le , âgé de 78 ans..

Le Locmalo dans la première moitié du A. Marteville et P. Varin décrivent ainsi Locmalo en 1843 :

Locmalo dans la seconde moitié du Une épidémie de rougeole fait 18 morts à Locmalo en 1866-1867..