Théophile Jeusset (Rennes, - Nantes, ) est un écrivain et militant d'extrême-droite français. Il est investi dans le nationalisme breton.
Biographie
Enfance et formation Né à Rennes le , Théophile Jeusset entame des études à l'Ecole des Beaux Arts de Rennes.
Carrière Adoptant dès sa jeunesse le nationalisme breton, Jeusset intégra d'abord le Parti autonomiste breton, avant de rompre avec celui-ci pour fonder en 1930, avec Morvan Lebesque, le journal fasciste Breiz da Zont., organe du Parti nationaliste intégral de Bretagne regroupant à peine une dizaine de membres se réclamant du nazisme avant de promouvoir le monarchisme. et son aile politique : le minuscule Parti nationaliste intégral de Bretagne. Dans un numéro de 1931 y est déclaré ː .
Il est arrêté comme un des participants de l'attentat du 7 août 1932 à Rennes. L'enquête révèle qu'il était en contact avec des émissaires allemands.
Jeusset se joignit ensuite à ses amis nationalistes Gwilherm Berthou et Célestin Lainé pour fonder Kentoc'h Mervel (Plutôt la mort), un groupuscule consacré à l'action directe. Lainé cependant insistait sur la nécessité de créer un groupe plus étroitement organisé, ce qui conduisit à la création de la cellule activiste Gwenn ha du. À la suite du premier attentat perpétré par Gwenn ha Du contre le "monument de la honte" à Rennes, Jeusset fut l'un des six militants du Parti nationaliste intégral de Bretagne arrêtés et détenus pendant cinquante-quatre jours de détention préventive, pour une action à laquelle il était étrangerAnna Youenou : Fransez Debauvais de Breiz Atao, tome II, p.21.. La presse locale présenta alors Jeusset et ses acolytes comme au service de l'Allemagne nazie.
Jeusset liait étroitement nationalisme breton et antisémitisme. Il écrit en 1931 :
A la suite de son de son arrestation, Jeusset prononça la dissolution de son parti, déclarant placer ses espoirs dans une nouvelle restauration monarchique.
Jeusset fut l'un des premiers à travailler et militer pour rapprocher ces variantes afin de créer une langue gallèse unifiée, ce qu'il expose notamment en 1937 dans son ouvrage Le parler gallotThéophile Jeusset, Le parler gallot, Imprimerie bretonne, 1937.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jeusset fonde le parti national socialiste breton Breiz da Zontson.
À la Libération, alors qu’il a fui vers l’Allemagne puis la Suisse, Théophile Jeusset est jugé et condamné aux travaux forcés à vie. Libéré dès 1951, il décède à Nantes en 1968.
Publication
Sous le pseudonyme de Jean-Yves Keraudren : À contre-courant, éd. du scorpion, 1965, 189 p.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Personnalité du Parti national breton Catégorie:Collaborateur français pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Membre de Gwenn ha Du (groupe armé) Catégorie:Naissance en avril 1910 Catégorie:Naissance à Rennes Catégorie:Décès en mai 1968 Catégorie:Décès à Nantes Catégorie:Décès à 58 ans