Le régiment de la Guadeloupe est un régiment d'infanterie des colonies du royaume de France, créé en 1772, devenu sous la Révolution le d'infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations : création du régiment de la Guadeloupe 29 juin 1792 : renommé d’infanterie de ligne
Mestres de camp et colonels : comte Pierre Joseph Neyon de Villiers Pierre Joseph Neyon de Villiers, capitaine en Louisiane, colonel au régiment de la Guadeloupe, gouverneur de Marie-Galante, mort pendant la traversée de son retour en France en 1780 : Louis Le Gardeur de Repentigny Louis Le Gardeur de Repentigny : Thomas de Fritz-Maurice Thomas Fitz-Maurice, colonel du régiment de la Guadeloupe, gouverneur de Tabago, de Saint-Eustache, commandant par intérim... : N. Chabert de La Rérie
Historique des garnisons, combats et batailles du régiment Origines Les troupes coloniales sont créés par ordonnance royale du . .
Création Le , le « régiment de La Guadeloupe » est formé avec les détachements des régiments de Vexin, de Bouillon, de Périgord, de Médoc, de Limousin et Royal-Vaisseaux, qui avaient en 1772 chacun un bataillon aux Antilles.
Guerre d'indépendance des États-Unis Dans le cadre de la guerre d'indépendance des États-Unis, le régiment prend part en 1779 aux expéditions du comte d'Estaing et se distingue, le , à l'attaque des retranchements de Savannah. 3 officiers de ce régiment sont morts aux États-Unis durant guerre d'indépendance des États-Unis Warrington Dawson : Les 2112 Français morts aux États-Unis de 1777 à 1783 en combattant pour l'indépendance américaine.
Révolution française A la Révolution, le « régiment de La Guadeloupe » est le premier à se mettre en insurrection. Dès le , 5 compagnies qui étaient à Tobago se 5 révoltent, chassent leurs officiers, et, après avoir mis la colonie dans le plus grand désordre, s'embarquent sur des navires marchands qui les conduisirent au Havre.
Pendant ce temps, le adressait de la Guadeloupe la lettre suivante à l'Assemblée nationale :
Cette lettre était lue à l'Assemblée nationale le .
Le , cette fraction vertueuse du régiment était en pleine insurrection, et le lendemain la presque totalité s'embarquait pour aller re joindre au fort-Bourbon les insurgés du régiment de la Martinique. Cent hommes à peine restèrent à la Guadeloupe. C'était Dugommier qui s'était mis à la tête du mouvement.
Le , le régiment arrive à Bordeaux, et il va rejoindre les compagnies de Tobago à l'île de Ré, où l'Assemblée les avait envoyées par punition.
Le décret du 5 mai 1792 réunit les débris des régiments de La Martinique et de La Guadeloupe pour en composer le .
Personnalités Régis Barthélemy Mouton-Duvernet, soldat, caporal puis fourrier.
Sources et Bibliographie
Louis Susane : Histoire de l'ancienne infanterie française, Tome 7 Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) Émile Mignot de Lyden : Nos 144 Régiments de ligne Boris Lesueur : Les troupes coloniales aux Antilles sous l'Ancien Régime
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Unité militaire sous l'Ancien Régime Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Regiment