Planoise est l'un des quatorze quartiers de Besançon (France). Situé au sud-ouest de la ville, il est au cœur d’un site de ceinturé par quatre forêts (Côte de Planoise, Bois Monsieur, Bois de Franois, et Forêt de la Menère) et deux collines (Planoise et Rosemont), à environ du Doubs et du centre-ville. Il est limitrophe des Tilleroyes, de Saint-Ferjeux, et de Velotte au nord et à l’est, ainsi que des communes d'Avanne-Aveney, Grandfontaine-la Belle Étoile, et Franois au sud et à l’ouest. Le secteur est bien desservi par les transports en commun grâce au tramway et à plusieurs lignes de bus Ginko et d'agglomération, et se trouve également à un carrefour routier avec la rue de Dole/R.N.73 et la R.N.57. Il faisait administrativement partie du canton de Besançon-Planoise jusqu’en 2014 mais est désormais associé à celui de Besançon-1, relevant de la ville de Besançon pour tout le reste de son administration et de sa gestion.
Les premières traces de vie durable sur place remontent au Moyen Âge, période de faible démographie champêtre et agricole qui perdurera jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950 à 1980, la constitution d'un habitat récent de barres d'immeubles et de tours donne à Planoise son caractère définitivement citadin. Imaginé comme une ville nouvelle et satellite, devenu ZUP et ZUS, le quartier intramuros, axé autour des sous-divisions de Cassin, Île-de-France, et Franche-Comté, connait dès la fin des années 1980 de graves problémes économiques et sociaux à l’instar de nombreuses cités similaires. Pourtant elle dénombre des atouts majeurs, avec un parc immobilier de plus de 8 000 appartements représentant 14 % des logements locaux, trois centres commerciaux et des zones franches réunissant une partie notable des entreprises bisontines du secondaire et tertiaire, ou encore un fort taux d’infrastructures publiques et sièges divers notamment dans l’enseignement, le sport, et la culture.
Son extension géographique, nommée Grand Planoise, y inclut Châteaufarine, les Hauts du Chazal, la Malcombe, Micropolis, la zone industrielle de Planoise, ainsi que la colline de Planoise et celle du Rosemont, dont l’ensemble forme un pôle régional stratégique de premier plan. Ses habitants, appelés les Planoisiens, sont estimés à environ 21 000 personnes, affichant 17 % du total municipal ce qui en fait le quartier le plus peuplé de Besançon et une des entités urbaines les plus importantes en Franche-Comté. Cette population, sociologiquement très diverse, recense cependant quelques généralités, notamment sa jeunesse et son dynamisme, une correspondance massive à la classe populaire et moyenne avec un chômage élevé, l'appartenance à plus de cinquante groupes ethniques différents et une présence marquée de l'islam, ainsi qu'une tendance politique fondée sur une abstention nettement majoritaire et des scrutins bénéficiant à l’extrême-droite, à la gauche réformiste, et à l’extrême-gauche.
Géographie Situation
Le quartier de Planoise est situé à la périphérie sud-ouest de Besançon en région Bourgogne-Franche-Comté, à l'est de la France.
Planoise est bordé à l'ouest par les quartiers de Châteaufarine et de La Belle Étoile ; au nord par les quartiers des Hauts du Chazal et par la zone industrielle des Trépillots ; à l'est par les quartiers de Rosemont, de Saint-Ferjeux et de l'Amitié ; et au sud par le secteur des Vallières, à Velotte. Planoise est également limitrophe de la commune d'Avanne-Aveney au sud, et situé à proximité de la commune de Beure au sud-est, ainsi que des communes de Serre-les-Sapins et de Pirey au nord-ouest. Planoise fait également partie du canton de Besançon-Planoise avec les quartiers des Tilleroyes et Châteaufarine.
Géologie et sismicité La ville de Besançon est située à la jonction de la région montagneuse d’élevage du massif du Jura (plateaux du Haut-Doubs) et des vastes plaines cultivables fertiles franc-comtoises, dans la zone préjurassienne délimitée par les zones plissées dites des Avant-Monts au nord et du faisceau bisontin au sud.. Le site de Planoise est bâti sur un terrain composé de calcaires datant du Bajocien et du Bathonien et de dépôts fluviatiles. Il est traversé par trois failles décrochantes dans un sens nord-sudCarte géologique de la France consultée sur le site InfoTerre.. Le mont de Planoise appartient au faisceau bisontin qui fait partie de l'ensemble de faisceaux délimitant la frontière occidentale entre le massif jurassien et les plateaux de Haute-Saône et les bassins tertiaires environnantsV. Bichet et M. Campy, Montagnes du Jura, Géologie et paysages, 2008. (Bresse...)
La ville de Besançon est très faiblement exposée aux risques sismiques.. Cependant les tremblements de terre ne sont pas inexistants, les sols s'inscrivant dans un contexte de faible déformation liée au mouvement de la plaque africaineLa sismicité à Besançon, d'après une étude de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (consulté le 4 mars 2011).. Cela est dû à la remontée de l'Afrique vers l'Eurasie en direction du nord, à une vitesse estimée à environ /an, provoquant des déformations qui sont absorbées par la création de chaînes montagneuses (Alpes et Atlas notamment) et/ou par la sismicité (mais dans une mesure bien moindre). C'est ainsi que des séismes importants furent enregistrés près de Besançon : à Bâle en 1356 et à Remiremont en 1682. Mais plus récemment, c'est un tremblement de terre d'une magnitude de 5,1 sur l’échelle de Richter qui fut enregistré le 23 février 2004 à une vingtaine de kilomètres de la capitale comtoise.
Climat
Le quartier de Planoise est soumis au même climat que Besançon, caractérisé par une forte variabilité. Les hivers sont rudes avec de fortes gelées et de la neige, et les étés sont chauds et secs. Les records de température maximale et minimale sur Besançon sont respectivement de le et le . La température moyenne annuelle est de ..
Mois J F M A M J J A S O N D AnnéeTempératures (sous abri, normales) °C 1,6 3,3 6,1 9,4 13,3 16,5 18,9 18,3 15,7 11,3 5,6 2,1 10,2 Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1961-1990) 91,1 81,8 83,5 91,6 111,4 100,1 80,5 86,9 93,2 85,8 103,7 99,0 1108 Source : Météo France
Toponymie
Le nom du site est rattaché étymologiquement au latin planities, en bas latin par planicium ou planesium « plaine », avec le sens de planus campusou de cultus ager, « terrain essarté, terrain cultivé ». Le haut de la colline de Planoise présente en effet une surface à peu près plane qui fut pendant longtemps cultivée. Une autre hypothèse est avancée : le nom proviendrait de bois de planes, c'est-à-dire bois de platanes ; il y avait effectivement autrefois un grand nombre de ces arbres. Planoise était une vaste forêt (comparable à la Forêt de Chailluz)E. Touillon, Les rues de Besançon, CETRE, 1989 145.
Site thumb|upright=1.5|Vue générale de Planoise
Le site de Planoise est établi sur une plaine d'environ 300 hectares situés entre le Bois de Planoise au sud-est, le Bois Monsieur au sud-ouest (Avanne-Aveney), le Bois de Franois à l'ouest, et le Bois de Pirey au nordCartes IGN consultées sur Géoportail.. Il est dominé par la Colline de Planoise () au sud, et par la Colline de Rosemont () au nord-est. Le Doubs passe à environ au sud. Jadis, une faille passait au milieu de l'emplacement du futur quartier et formait un creux béant à l'emplacement actuel du secteur de Cassin. Elle fut peu à peu rebouchée par des tonnes de déchets, le site ayant été destiné à recueillir les déchets de la ville. Le site compte deux cuvettes appelées respectivement Cuvette de Cassin et la Malcombe, ainsi qu'une butte dénommée Butte de Châteaufarine.
Voiries
thumb|left|La passerelle de Planoise
À l'intérieur du quartier, les principales voies sont : l'avenue d'Île-de-France, le boulevard Salvador-Allende, l'avenue de Bourgogne et la rue de Franche-Comté. Planoise dispose également d'un grand nombre de parkings, dont les plus importants sont le parking de Cassin avec environ 600 places (dont un parking couvert de 800 places environ), le parking d'Île-de-France avec environ 150 places et le parking des Époisses avec environ 110 places.
Le quartier comporte également une partie non négligeable de voirie piétonne, notamment dans le secteur de Cassin. En effet, la municipalité a tenté de créer comme au centre-ville, une zone presque exclusivement piétonnière accueillant les petits commerces de proximité, et dont l'accès aux véhicules est limité. De nombreux autres chemins et passages piétonniers existent également dans les autres secteurs de Planoise, notamment pour contourner les voies routières ou pour accéder aux différents parcs et espaces verts.
Découpage thumb|Planoise et ses secteurs
Du fait de sa superficie importante, la municipalité a été conduite, à mesure de l'évolution démographique du quartier, à le diviser en secteurs ou en zones. Les trois secteurs : Île-de-France (comprenant cinq sous-secteurs), les Époisses ou Franche-Comté (comprenant quatre sous-secteurs) et le quartier de Cassin (comprenant six sous-secteurs) font partie du Planoise intra-muros. S'y ajoutent les quatre zones : Châteaufarine, Hauts du Chazal, Malcombe et Micropolis. L'ensemble comprenant Planoise intra-muros et les quatre zones forme ce que les Bisontins appellent communément le « Grand Planoise ».
Planoise comprend également une zone urbaine sensible définie par la municipalité bisontine et qui représente environ 90 % du territoire ainsi que 85 % des habitants du quartier. Elle englobe le secteur des Époisses d'Île-de-France, le nord du secteur de Cassin ainsi que la zone des Hauts du Chazal et une partie de celle de ChâteaufarineCarte officielle de la Zone Urbaine Sensible de Planoise (consulté le 21/12/2009). Le dispositif est remplacé par celui de quartier prioritaire en 2015.
Planoise « intra-muros » Les Époisses thumb|left|Vue générale du secteur
Le secteur des Époisses est situé au sud-est de Planoise, entre les secteurs Île-de-France, Cassin, la Malcombe et Micropolis. Le nom « Époisses » apparaît dès le , mais les planoisiens utilisent communément le terme « Franche-Comté » souvent raccourci en « FC », qui est le nom de la principale rue du secteur. Le mot époisse est dérivé du latin pastio, « pâture », précédé de l’article contracté [es], qui s’est soudé au nom de sorte que la locution « les Epoisses », contient deux fois l’article. Ce lieu du quartier de Planoise rappelle l’idée de pâturage ouvert aux porcs ou autre bétail.
Le secteur est issu, avec celui d'Île-de-France, de la première tranche de construction du quartier ZUP et fut achevé en 1977. Le principal type d'habitat est essentiellement constitué de « barres » HLM. Le secteur des Époisses est subdivisé en plusieurs sous-secteurs : le centre Époisses, Dijon, Renoir et Champagne.
Île-de-France thumb|Les secteurs de Cassin (premier plan) et d'Île-de-France (second plan).
Le secteur Île-de-France correspond au centre géographique de Planoise. Il est limitrophe avec les secteurs d'Époisses, de Cassin, des Hauts du Chazal et de Châteaufarine. Le nom qui est en fait celui de sa principale avenue est généralement raccourci en « IDF » par les Planoisiens. Il fut achevé, comme les Époisses, fin 1977 sur l'ancien site de Châteaufarine. C'est actuellement, avec environ habitants, soit plus du tiers de la population totale de Planoise, le secteur le plus peuplé du quartier. Il est souvent considéré comme le plus « défavorisé » de Besançon : de nombreuses tours et « blocs » sont délabrés ; les taux de chômage et de criminalité sont les plus élevés de toute la ville.. Le principal type d'habitation est essentiellement constitué, tout comme les Époisses, de « barres » HLM. Île-de-France est divisé en cinq secteurs : le centre Île-de-France, Savoie, la ZAC de Vigny, Cologne et Bourgogne.
Cassin