Les Gais Lurons () est une nouvelle de l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson. Historique Les Gais Lurons Suivant les éditions on peut aussi trouver la variante : La Chaussée des Merry Men, l'usage voulant qu'on ne traduise pas les noms de lieu, d'où cette traduction (par analogie avec la Chaussée des Géants ou la Chaussée de Sein).(The Merry Men) est une nouvelle de l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson. D'abord publiée en deux parties dans le Cornhill Magazine en juin et , elle est reprise en volume en 1887 dans le recueil Les Gais Lurons et autres contes (The Merry Men and Other Tales and Fables).

Commencée en été 1881 à Pitlochry, cette R. L. Stevenson, Correspondance, tome 1 : Lettres du vagabond, lettre n° 293 à Sidney Colvin (), p. 493 devait initialement être intégrée à The Black Man and Other TalesCorrespondance, tome 1 : Lettres du vagabond, lettre n° 223 à Sidney Colvin (), p. 482-483Le titre de la nouvelle était alors The Wreck of the Susanna., un projet de recueil devant rassembler plusieurs nouvelles inspirées du folklore écossais autour du thème du Black Man, le diableAinsi que le précise Stevenson lui-même dans une note d'une autre de ses nouvelles (Thrawn Janet), dans le folklore écossais le diable apparait sous les traits d'un homme noir..

Résumé Un jeune homme de passage chez son oncle sur l'île d'Aros voit ce dernier, obsédé et horrifié par la mer, basculer dans la folie dès que la tempête se déchaîne.

Analyse En 1870, Stevenson, alors âgé de 20 ans, avait séjourné trois semaines sur l'île d'Erraid. Il accompagnait son père Thomas Stevenson qui supervisait alors la construction du phare de Dubh Artach. Le lieu l'avait alors fortement marqué. Outre cette nouvelle, il y consacrera un texte de ses souvenirs de jeunesse, traduit en français dans À travers l'Écosse, « Souvenirs d'un îlot » et en fera par ailleurs le lieu de naufrage de David Balfour, le héros de son roman Enlevé ! : naufragé, David y passera trois jours avant de s'apercevoir que le Ross de l'île de Mull peut être franchi à pied à marée basse..

Dans une lettre du adressée à William Henley, Stevenson fait mention des véritables noms des lieux de la nouvelle : Correspondance, tome 1 : Lettres du vagabond, lettre n° 230, p. 495.

Dans les Gais Lurons, c'est le lieu et les éléments naturels qui sont mis en lumière et qui influencent les personnages. C'est la vision de la mer se déchaînant sur les côtes déchiquetées d'Aros qui plonge l'oncle Gordon dans la démence. Dans sa biographie The Life of Robert Louis Stevenson, Sir Graham Balfour rapporte la vision de Stevenson : in

Éditions en anglais The Merry Men, dans le Cornhill Magazine en juin et The Merry Men and Other Tales and Fables chez Chatto & Windus en à Londres

Traductions en français Les Gais Compagnons traduit par Thérèse Bentzon, Revue des deux Mondes, Paris, 1889 Les Gais Lurons, traduit de l'anglais par Théo Varlet, postface de Jean-Luc Fromental, éd. Mille et une nuits, 1994, 95 p. La Chaussée des Merry Men, traduction par Mathieu Duplay, Stevenson, Œuvres, tome II, Éditions Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2005.

Notes et références

Catégorie:Nouvelle de Robert Louis Stevenson Catégorie:Nouvelle parue en 1882 Catégorie:Littérature écossaise Catégorie:Littérature maritime Catégorie:Île dans la fiction