Marc Félix Didier, né le à La Neuville-aux-Larris (Marne)Archives de la Marne, commune de Neuville-aux-Larris, acte de naissance , année 1899 (avec mention marginale de décès) (vue 22/133) et mort le au sein de l'Hôpital du Val-de-Grâce dans le de ParisArchives de Paris , acte de décès , année 1981 (vue 27/31), est un réalisateur et scénariste français.

Biographie On connait peu de chose de Marc Didier sinon qu'il réalisa dans les années 1920 des films publicitaires et des documentaires, aujourd'hui considérés comme perdus, avant de se lancer dans la mise en scène de films de fictions à partir de 1932.

Henri Diamant-Berger le nomma à la fin de 1927 directeur du Département des films d'enseignement et de propagande au sein de sa société de production Diamant FilmJournal Le Gaulois du 5 décembre 1927, p. 4, rubrique Les Cinémas, Les petites nouvelles ..

Le , le nom de Marc Didier apparaît dans la rubrique des faits divers des journaux de l'époque. Ce jour-là, le cinéaste est pris à partie dans un restaurant par un tailleur des Champs-Elysées qui lui réclame le montant d'un costume impayé depuis 5 ans. Le ton monte et une bagarre s'ensuit devant l'établissement au cours de laquelle le commerçant tombe lourdement sur le trottoir et meurt 4 jours plus tard des suites de ses blessures à la tête. Louis Bouvier, l'ami de Marc Didier qui avait donné le coup de poing à l'origine de la chute mortelle, sera acquitté par la Cour d'Assises de la Seine le Le Journal, 17 janvier 1935, p. 3, . quelques jours seulement après la sortie en salle du Billet de mille.

Le tournage en extérieur au Maroc du film Capitaine ArdantUn film portant le même titre est sorti en 1951. On ignore si son réalisateur, André Zwobada, a repris le projet de Marc Didier ou s'il s'agit d'une œuvre originale. annoncé par la presse à partir du mois de Journal des Débats du 14 juin 1939, p. 4, rubrique Le spectacle à Paris, le cinéma est interrompu à la suite de la déclaration de guerre. Mobilisé et affecté comme lieutenantIl était sous-lieutenant d'artillerie de réserve depuis 1922 (décret du 4 juillet 1922, JO du 7 juillet, p. 7071). . au régiment d'artillerie, Marc Didier est fait prisonnier en et interné à l'Oflag VI-A de SoestCentre national d'information sur les prisonniers de guerre, liste officielle de prisonniers français du 4 décembre 1940, p. 20 .. Il sera libéré en Revue Comœdia du 20 septembre 1941, p. 5, rubrique Projections et projets, tablettes du cinéma .

Le nom de Marc Didier ne réapparait qu'en , date à laquelle ComœdiaRevue Comœdia du 17 octobre 1942, p. 5, rubrique Projections et projets, les revenants annonce le tournage de Destin avec Jim Gérald dans le rôle principal. Début novembre, il part tourner en extérieur à Colomb-Béchar en Algérie sur le chantier du Transsaharien Un film sur le Transsaharien.] Comoedia, 7 novembre 1942, p. 5. Mais, comme pour Capitaine Ardant, le tournage de Destin à peine commencé est interrompu par les opérations militaires consécutives à l'opération Torch et le débarquement de l'armée américaine à Oran.

C'est après cette nouvelle interruption de tournage que Marc Didier quitte définitivement les plateaux de cinéma.

Filmographie Comme réalisateur : 1925 : Les Vins de Champagne, film documentaireLe Cinéma. Ce qui se passe en France. Paris-Soir, 10 octobre 1925, p. 5, . 1926 : Les Halles, la nuit, film documentaireL'activité cinégraphique en France. Cinéa, 15 août 1926, p. 25, . 1926 : Comment on fabrique gâteaux et biscuits, film documentaireCinémas. Petit courrier. Comoedia, 7 octobre 1926, p. 2, . 1927 : Le Feu, film documentaireLes spectacles. Sur l'écran. L'Humanité, 20 décembre 1926, p. 4, . 1928 : La Fabrication du gaz d'éclairage, film documentaireLes Cinémas. Petites nouvelles. Le Gaulois, 17 juillet 1927, p. 2,. 1928 : Gosses de Montmartre, film documentaire sur un scénario d'Henri Fursy et Francisque PoulbotJournal Le Gaulois du 5 janvier 1928, p. 3, rubrique Les Cinémas, Petites nouvelles 1932 : Riri et Nono mannequins, sur un scénario de Jean Deymon et une musique d'Albert ChantrierBruits de coulisses. Paris-Soir, 2 juin 1932, p. 7, ., avec Henri Vilbert, Yvonne Yma, Renée Dennsy et Rose LorraineCinéma. Présentations : Riri et Nono mannequins. L'Intransigeant, 2 juillet 1932, p. 7, . 1932 : Riri et Nono amoureux / La Jeune fille d'en facePublicité dans la revue Hebdo-Film, 17 septembre 1932, p. 4, ., sur un scénario de Jean de LétrazLa série de courts-métrages Riri et Nono avait débuté avec Riri et Nono en vacances de Jacques Daroy et Riri et Nono chez les pur-sang de Roger Capellani en 1932. Les rôles-titres des 5 films de la série étaient interprétés par Emile Riandreys (Riri) et Nono Lecorre (Nono)., avec Paulette Dubost, André Pierrel et Jacqueline LeyrisCinéma. Les films nouveaux. Riri et Nono sont amoureux. L'Intransigeant, 24 août 1932, p. 7, . 1932 : Riri et Nono se débrouillent, avec Henri Vilbert 1933 : Moi, le mort, d'après le roman éponyme de Franz Toussaint (1930)Hebdomadaire L'Aréo du 28 juillet 1933, rubrique Les spectacles, Echos et potins. . 1933 : Âme de clown, d'après la pièce d'Yvan Noé Teddy and Partner 1934 : Surprise-partie, avec Roger Tréville, Gabrielle Rosny et Germaine SablonEcrans et studios. Paris-Soir, 25 février 1934, p. 6, . 1935 : Le Billet de milleLe Billet de mille. Comoedia, 10 août 1934, p. 6, . 1938 : Le Moulin dans le soleilLes premières mondiales de films à Brive-la-Gaillarde : le moulin dans le soleil. La Vie limousine, 25 janvier 1939, p. 614, . 1939 : Sidi-Brahim 1939 : La Belle bordelaiseDernières nouvelles des spectacles. Paris-Soir, 16 janvier 1939, p. 6, . Annoncés mais non réalisés : 1939 : Capitaine Ardant, d'après le roman de Pierre Nord (1937), avec Jean Chevrier dans le rôle-titre, Erich von Stroheim et Colette Darfeuil 1942 : Destin, avec Jim Gérald, Jean Galland, Henri Nassiet, Raymond Aimos, Jean Max, Philippe Richard, et Gisèle GrandpréAutour d'Alger. Malgré les événements. L'Echo d'Alger, 23 novembre 1942, p. 2,. Comme scénariste : 1933 : Son crime, d'Henry ThiéryQuand les gens du monde se font acteurs de cinéma. L'Intransigeant, 3 octobre 1933, p. 2, . 1938 : Le Moulin dans le soleil Comme dialoguiste : 1933 : Son gosse, version française post-synchronisée (avec Louis d'Yore) de Young Donovan's Kid de Fred Niblo (1931)A l'Olympia. Le petit Cooper et Richard Dix dans Son Gosse film de gangsters. Comoedia, 22 août 1933, p. 1, . 1933 : Mon mari et sa fiancée, version française post-synchronisée (avec Yvan Noé) de Smart Woman de Gregory La Cava (1931)Journal Les Annales coloniales du 18 juillet 1933, p. 3, rubrique A l'écran, les films qui passent . 1935 : 4 de l'aviation, version française post-synchronisée (avec Yvan Noé) de The Lost Squadron de George Archainbaud (1932)Hebdomadaire L'Avenir de Souk-Ahras du septembre 1935, p. 2, rubrique A l'écran, les succès du Royal-Ciné ..

Distinctions Chevalier de la Légion d'Honneur (décret du au titre du ministère des Armées) Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze Croix de guerre 1939-1945

Notes et références

Lien externe

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